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[BG] Matmarann, partie 1
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PostPosted: Sun 1 Jul - 13:43 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Matmarann wrote:
Depuis plusieurs nuits, le jeune paladin faisait des rêves plutot étranges. A chaque levé du corp, il n'en gardait aucun souvenir ...
*le flou ... puis le rêve.



Matmarann repoussa les couvertures, souleva le bras de la fille sur sa poitrine et sortit du lit. Il se versa un gobelet d'Ambria d'orée et observa le soleil noir se lever dans toute sa gloire au-dessus des montagnes. La force ruissela en lui et il se tourna pour voir la fille se réveiller; elle lui sourit et se redressa.
-" Comment vous sentez-vous, seigneur Chevalier ?"
Il gloussa et revient au lit. Il caressa l'épaule de la fille et écarta ses longs cheveux pour l'embrasser dans le cou. Sa peau avait la pâleur de l'ivoire, son corps était doux. Le désir l'envahit ...

Une heure plus tard, il la regarda partir et se rallongea sur le lit. Les rayons du soleil s'écoulaient par la fenêtre ouverte, baignant son corps, et les chants des oiseaux montaient des jardins parfumés en contrebas.

Matmarann but à nouveau de l'élixir, puis se lava et se vêtit d'une robe en soie verte. Il sortit dans le jardin en terrasse et se promena parmi les fleures et les arbres fruitiers. Il trouva un petit groupe de poètes, assis au milieu des camélias, qui débattaient courtoisement avec quelques artistes sur la question de la beauté. Il écouta un moment, mais de la musique dans le lointain l'attira jusqu'à un pavillon ou dansaient des femmes.

Le soleil sur sa poitrine brillait avec une incroyable intensité.

Amandil et Ollathair avaient raison. Le tunnel au-delà du portail noir était un cauchemar à pétrifier l'âme: des yeux luisants dans les ténèbres, le front trempé par la terreur. Mais au-delà se trouvaient une contrée à la beauté insurpassable et une cité dont Matmarann ne connaissaient pas d'égale. Des batiments de pierre blanche dominaient le paysage, de merveilleuses statues s'alignaient dans les rues, et partout s'étandaient des jardins et des forêts d'arbres en fleur.

Il avait été acceuilli aux portes de la cité par Paulus, poète et magister. L'homme, grand et chenu s'était incliné.
-"Bienvenu Matmarann, enfin. Votre venue est une bénédiction."
-"Vous me connaissez, mon cher ? Demanda-t-il en mettant pied à terre.
-"Vous connaître, mon cher ? Votre père ne parle que de vous. Vous êtes réellement le bienvenu ! Quel domage qu'il soit reparti.
-"Il est vivant ?"
-"Pas ici dit Paulus, souriant. Mais oui, il est tout ce qu'il y a de plus vivant, de même que tous vos camarades. Certain ont choisi de rester parmi les notres et de nous aider a regler nos problemes. Mais vos épreuves ont du vous épuiser. Venez, je vais vous emmener chez moi; vous pourrez prendre un bain et quelques rafraïchissement."

La demeure du magister était un palais à l'exquise beauté, au fronton de marbre et entouré par des jardins en terrasse. De jeunes femmes sortirent l'accueillir, et Matmarann laissa mené "Tonner" dans les écuries derrieres les jardins.
-"Vous avez beaucoup d'esclaves, dit-il à Paulus tandis qu'ils rentraient.
-"Pas d'esclaves, mais des assistants. Des serviteurs, si vous préférez."
Il conduisit le chevaliers jusqu'à une enfilade de chambres et lui donna son premier gobelet d'Ambria. quand il l'avala, Matmarann sentit de nouvelles forces déferler dans ses membres.
-"qu'est ce que c'est?" demanda-t-il, étonné.
-"La base de notre civilisation. C'est la vie, Matmarann. Buvez-en et vous n'aurez plus jamais besoin de médicaments, vous ne vieilirez plus."

On lui dit que Samildanach et les chevaliers qui l'accompagnait était partis dans le nord, mais qu'ils reviendraient d'ici un ou deux mois. Le jeune paladin fût d'abord inquiet et impatient. Ne pouvait-il pas les rejoindre ? Paulus reconnut qu'il le pouvait, mais lui conseilla de rester quelques jours pour récupérer des forces, et alors il lui fournirait un guide. Mais les jours passaient et Matmarann en vint à aimer la cité aux tours blanches. Il y avait quelque chose en elle qui ouvrait l'âme: les problèmes du Royaume semblaient lointains, et le monde D'Azeroth qu'il avait laissé derrière lui flou et insignifiant ...

*le reveil ...*
Le jeune homme se reveilla, le corp couvert de sueur. Il regarda autour de lui ... Quelle heure pouvait il bien etre ? Il regarda par la fenêtre la nuit était encore complete ... Il respira, les yeux fixés au plafont ... puis il se rendormit cette fois, sans rêve aucun ...


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PostPosted: Sun 1 Jul - 13:43 (2007)    Post subject: Publicité

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Joined: 30 Jun 2007
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PostPosted: Sun 1 Jul - 13:44 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Matmarann wrote:
Quelques lunes plus tard, le rêve revint au jeune paladin. Étrangement, il reprit là ou il s'était arrête ... Rêve, Vision ? ... Matmarann ne pouvait le savoir car à chaque fois, son réveille lui faisait oublier ...

*Le voile ...puis le rêve ...*
Matmarann se baignait dans de l'eau parfumée et ne sentait pas le besoin de se nourrir. Un verre d'Ambria et ses forces revenait en quelques secondes. Les gens étaient agréables, il passa plusieurs jours à parcourir bibliothèques et musées afin d'étudier les coutumes de ce peuple. Ce n'était pas une race guerrière, bien qu'autrefois, d'après leurs chroniques, ils avaient possédé de grandes armées. Ils employaient désormais des troupes de mercenaires pour surveiller leurs frontières, mais les conflits avec leur voisins étaient rares.

-"Ou est mon père ?" demanda-t-il à Paulus le quatrième jour de son arrivée.
-"Il aide à secourir des gens de votre royaume troublé. Je ne sais leur nom *sourit* Nomades, malades, mendiants ou autres, je crois ... Nous avons ouvert le portail afin de leur permettre de s'installer dans notre monde."
-"C'est très aimable de votre part."
-"Ce n'est pas seulement par bonté d'âme que nous faisons cela, Matmarann. Nous avons subi de terribles avatars ces trente dernières années, et il reste peu de gens pour labourer la terre ou subvenir à nos manques. Notre royaume a besoin de sang neuf. A peu près deux milles de vos concitoyens se sont déjà installés dans le nord. Peut-être que lorsque Salmidanach reviendra, vous désirerez visiter les villes qu'ils bâtissent."

Le cinquième jour, Matmarann éprouva un certain malaise. Il se sentait aussi fort qu'un lion, mais il était énervé. Il fit part de ses sentiments à Paulus, qui sourit et lui tapa sur l'épaule.
-"Vous devez comprendre, dit le magister, que l'ambria travaille à l'intérieur de votre corps. Elle le reconstruit, le rend plus fort que jamais. Elle vous rend également plus conscient de votre corps. Ce qu'il vous faut, c'est une compagne pour votre lit."
-"Et les sentiments, lui dit Matmarann."
-"Vraiment ? dans quel but ? L'homme est fait pour s'accoupler. Croyez moi fils de Samildanach."

Il lui avait envoyé une femme du nom de Draya cette nuit-là. Elle était divine à contempler, intelligente, vive et charmante. ensemble ils avaient terminé une cruche d'Ambria et fait l'amour toute la nuit. Paulus avait raison. Toute tension s'estompa en Matmarann; il se sentait bien et détendu, il ne faisait plus qu'un avec ce nouveau monde. Après Draya il avait savouré Senlis, Marine et les autres dont il ne se rappelait pas les noms.
Sa joie était presque insupportables.

la cité Blanche était proche de la vision que le jeune paladin avait des cieux. Elle possédait tout sauf la lumière omnipotent et, pour dire la vérité, cela en faisait un endroit plus agréable même que les cieux. Il ni avait pas de juge ici; la seule loi semblait être la joie.

Et les jours s'écoulèrent. Matmarann lut les livres de cette cité, apprit leur poésies, contempla leurs peintures et leurs sculptures, fit l'amour à leurs femmes. Le chevaliers d'Uther était heureux ...

Bientôt son père reviendrait, et ils partiraient au secours remettre de l'ordre dans le royaumes d'Azéroth, et puis ils reviendraient ici pour jouir des récompenses des justes.

Le sixièmes soir, Matmarann s'endormit avec ses rêves à l'esprit. Il s'éveilla au milieu de la nuit. Il avait froid et grelottait. Il chercha son ambria à tâtons mais ne trouva qu'une cruche vide. il jura et se leva; il était sur qu'elle était à moitié plaine quand il était allé se coucher, mais Paulus lui en fournirait encore. Une silhouette était assise sur la chaise près de la fenêtre, le dos à la lune, le visage dans l'ombre.
-"Qui êtes-vous?" demanda-t-il. "Peu importe; Donnez-moi à boire et je parlerai avec vous."
-"Tu as besoin de boire pour parler ?" répondit-elle, d'une voix grave et profonde? Un souvenir s'éveilla dans la mémoire de Matmarann, mais il dansa telle la brume du matin et se dissipa quand il tendit la vers lui.
-"non, bien sûr que non. Mais j'ai froid." Il s'approcha de la porte.
-"Alors mets une couverture sur tes épaules. Tu as l'air fin debout comme ça, tout nu avec une cruche à la main.
-"Qui êtes vous ?"
-"Je suis un ami, chevaliers d'Uther. Le seul que tu es ici."
-"Ca n'a pas de sens. Je me suis fait beaucoup d'amis ici."
-" Viens, dit-il. Assieds-toi. On va discuter."
-"Il faut que je boive."
-"Il y a de l'eau fraîche, dit-il."
-"Je n'ai pas besoin d'eau, fit-il d'un ton sec."
-"Non, acquiesça-t-il, tu as besoin d'Ambria. Tu as besoin du nectar des dieux. Est-il trop tard pour toi, Matmarann ?"
-"Ne parle pas par énigmes, ombre. Je n'ai pas le temps de jouer à ça; je ne t'ai pas demandé de venir."
-"C'est exact. Je n'ai pas demandé non plus à venir dans cette cité maudite. Mais ainsi va la vie. tu es un chevalier d'Uther, ce qu'il y à peu signifiait quelque chose. Seuls les plus forts, les plus nobles, les plus proche de la lumière pouvaient rêver de revêtir votre tabard. As-tu la foi Matmarann ?"
-"Elle ne m'a jamais quitté."
-"Alors autorise-moi à te confier une tâche, une tâche simple. reste assis en ma compagnie jusqu'à l'aube. Ne quitte pas cette pièce avant le lever du soleil sombre. Est-ce trop difficile, messire chevaliers ?"
-" Quelle question stupide. Bien sûr que non, ce n'est pas difficile, mais je n'ai pas envie de jouer. Laisse-moi en paix maintenant."
-"L'appel de L'ambria est fort, n'est-ce pas ? Je le sais. Je n'ai pas pu y résister. J'y ai trop goutté et personne ne m'a avertie de ses terribles propriétés."

Matmarann jeta la cruche de côté.
-"sois maudit ! Ne cesseras-tu jamais de bavasser ?" Il traversa la pièce jusqu'à l'ombre et le força à se lever en le soulevant. C'est alors qu'il se tourna vers lui et que la lueur de la lune tomba sur son visage...
-"Edrin ? Par la lumière, Edrin ?"
-"Je suis content que tu te souviennes de moi."
-"Tu es l'un des neuf ? Comment es-tu venue là ?"
-"Samidanach m'a emmené à ses cotés, comme toujours ... on a franchi le protail noir. Nous avons trouvé le paradis" Il eu un rire lugubre. "Et nous sommes venu ici."
-"Mais ... ce n'est pas un endroit maléfique."
-"Parce qu'ils sont cultivés et qu'ils te traitent bien ? Ils t'ont fait une chose terrible, Matmarann."
-"C'est faut. Je suis fort, et je suis heureux. quelle est cette chose terrible ?"
-"Pourquoi es-tu venu ?"
-"Pour retrouver Mon père."
-"Et le ramener chez en Azéroth ?"
-"Oui."
-"Pour combattre le mal dans le royaume causé par Arthas et le fléau ?"
-"Oui."

Edrin s'assit et contempla le jardin éclairé par la lune. Il resta un moment silencieux puis leva les yeux vers Matmarann.
-"Samildanach et 6 des chevaliers d'argent se battent jour après jours pour que ce peuple ne passe pas le portail dans l'autre sens".
-"Je ne te crois pas. Paulus dit qu'ils sont dans le nord, afin d'aider les nomades, mendiants et autres à s'implanter."
-"Mais tu n'as pas encore tout entendu, Matmarann. Les gens venant de ton monde arrivent ici par milliers ... Mais pas pour labourer la terre. L'Ambria, c'est eux ... Ils sont la nourriture de ce peuple d'Outreterre. voilà ce que nous sommes, des buveurs d'âmes. C'est ça l'immortalité, Matmarann. Nous absorbons l'étincelle de vie des autres êtres humains. Nous ne sommes pas immortels, mais simplement des morts-vivants ou des reprouvés, sans probleme de corps apparent. Telle est la boisson après laquelle tu cours, si tu en as encore envie. Va en chercher."
-"Tu mens. Ca ne peut être vrai. C'est impossible."
-"Je veux que tu essaies de te rappeler l'homme que tu étais lorsque tu es arrivé ici, les rêves que tu avais. Reprense à tout ce que tu chérissais. Repense à moi comme j'étais autrefois. Tu as été corrompus; et seul samildanach et les 6 autres ont reussi à tenir tête, des grands hommes, des nobles hommes, qui passent désormais leurs journées à sauver les âmes qui franchissent le portail. REGARDES MOI !! MATMARANN!!"

Le chevalier dechu Edrin se leva brusquement, l'attrpa par les épaules et découvrit ses dents.
Tandis qu'il le regardait, ses incisives s'allongèrent et devinrent des crocs, pointus et creux. Il le repoussa violement.
-"Tu ne vois donc pas ? Hurla Edrin."
-"Va-t'en ! Tu n'es qu'un démon, tu n'es pas Edrin. Hors de ma vue !"
-"Il est également trop tard pour toi, Matmarann, murmura-t-il en se dirigeant vers la porte. Je suis désolé pour ton père."
-"Attends ! s'écria-t-il alors qu'Edrin sortait. Je t'en prie, Edrin". Le chevalier déchu se retourna. Le jeune paladin transpirait et commençait à avoir mal au coeur. Il inspira profondément et retourna à la fenêtre. Il s'assit sur le rebord et respira lentement l'air parfumé. Edrin revint dans la chambre et referma la porte derrière lui.

-"Je ne peux pas te croire, dit-il doucement, mais je t'écouterai. Et j'accepte ton défi de veiller toute la nuit."
Le" chevalier d'échu hocha la tête et s'assit en face de lui, dans la lueur de la lune. Son visage était blême et des mèches argentées striaient sa longue chevelure blonde, mais ses yeux étaient comme ecrit dans les livres d'histoire: grand, sombres et en amande.

-"Samildanach nous a fait franchir le portail noir. Partout il y avait des monstres, des démons, mais avec son épée d'argent il les tenait en respect, et nous avons chevauché jusqu'à la cité. je ne pouvais pas croire qu'elle soit si belle et j'ai été stupéfait par l'acceuil qu'on nous a réservé. Paulus et plusieurs autres habitants ont ouvert leurs demeurs aux chevaliers d'Argent. Samildanach et 6 des notres ont criés au blasphème et son parti, j'ai cru qu'ils étaient fou... Mais comprends moi Matmarann, ils donnèrent de l'Ambria, et ceux qui sont resté étaient heureux. A aucun autre moment je n'ai gouté un tel bonheur. Et nous avons changé, de la même façon que tu changes maintenant. J'ai essayé d'arrêter de boire L'ambria, mais c'était impossible. Elle se cramponne à l'âme, elle la corrompt ...elle l'altère. De nouvelles réalités sont apparues, et nous avons appris que ce peuple mouraient, que leurs sources de nourriture disparaissaient. Bientôt, il ni aura plus d'Ambria."
Matmarann se pencha en avant:
-"Comment est-ce arrivé? N'y a-t-il personne dans ce monde?"
Edrin sourit.
-"La demi-cruche que tu avais quand je suis entré a dû coûter une cinquantaine de vies. La cité Blanche est très grande, chevalier d'Uther. Pour la nourrir, il faut une nation de, disons, d'être inférieurs. D'ou les nomades, les mendiants.
-"Heureusement alors que mon père a réussi, il a toujours été le plus noble des homme." Matmarann agrippa son ventre et gémit. "Ou as-tu mis l'Ambrai ? Il ne m'en faut qu'une georgée; j'irai mieux après."
-"Attends! sois fort! es foi!Tu verras. Respire profondément, Jeune Paladin."
-"Je ne peux pas. L'odeur du jardin est trop écoeurante."
-"C'est ce que je te disais. L'Ambria change ta manière de percevoir ton environnement. regarde cette pièce." Il obtempéra. Les murs blanc semblaient plus gris maintenant et il remarqua des traces de moisisure au-dessus de la fenêtre. Les couvertures de soie sur le lit étaient sales et souillées, et une odeur de décomposition flottait dans la chambre. il se trouna vers Edrin et vit que sa peau ivoirine était desséchée, ses yeux ternes, ses lèvres teintées de bleu ... un reprouvé.

Sa gorge se serra.
-"est-ce la réalité ? je ne sais plus."
-" C'est la réalité, murmura-t-il. tu habites dans la cité des morts-vivant, dans la capitale du fléau. Tu es en enfer Matmarann. Samildanach s'en est rendu compte, et il a vaincu le mal."
Le jeune paladin considéra le jardin, dont les marches de rocaille étaient envahies par les mauvaises herbes. Il vacilla.
-"Y a-t-il de l'eau ?"
-"oui, dit il" Il alla lui cherhcer une cruche dans une autre pièce."Mais fait attention; tu vas lui trouver mauvais goût, car l'Ambria est jalouse." Il but avidement et s'étouffa.
-"Bois encore, le pressa -t-il. Cela va te faire du bien."
Son estomac se révolta, mais il se força à avaler."Il faut sortir, dit-il, il faut retourner vers Azéroth."
-"Je ne saurais pas comment ouvrir le portail, lui dit Edrin, mais Paulus le pourrait, lui."
Il gémit de nouveau."Que m'arrive-t-il? je n'ai jamais connu une telle douleur." La poitrine de chevalier d'Uther s'illumina ...
-"Tu étais entrain de devenir l'un des nôtres. Mainetant ton corps, ta vie, ton âme réagissent."

Sa tête s'affaissa et il se frota les yeux.
-"Pourquoi fais-tu cela pour moi ? pourquoi n'es-tu pas affecté par l'Ambria ?"
Edrin éclata de rire et se leva.
-"Pas affecté, Matmarann ? Oh, mais si. C'est moi qui ai bu ta demi-cruches. quand je regarde cette chambre, je ne vois que sa beauté, et un homme que je souhaiterai vider."
-"aide moi à m'habiller." Il regarda autour de lui et fouilla la pièce.
-"Ou est mon armure?"

-"tu n'aura pas besoin d'armure là ou tu vas", dit Paulus depuis l'encadrement de la porte. Derrière lui se tenaient plusieurs guerriers en armure noire, la visière de leurs heaumes baissée, l'épée à la main.
-"Nous t'avons offert l'immortalité, Matmarann et comme ton père tu as été assez fou, pour la refuser. Dorénavant tu vas nous aider à conserver la nôtre."

Les guerriers se précipitèrent en avant et immobilisèrent le Chevalier d'Uther.
Paulus secoua la tête.
-"Quel domage? je te croyais moin stupide que ton père. Mais non, même un Chevalier sans foi parvient à te détourner de la gloire qui t'attendait. Ta stupidité me choque. Emmenez-le."

*Le soleil transperçait a travers les rideaux de sa chambrée quand le jeune paladin se reveilla*
Encore un rêve étrange ... Mais lequel ...
(A SUIVRE).


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PostPosted: Sun 1 Jul - 13:46 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Matmarann wrote:
Le rêve, la nuit, le temps ... Où la réalité ...

Quand Les gardes le saisirent par les bras, Matmarann se détendit, inclinant sa tête vers son torse. Puis, libérant son énergie, il dégagea son bras droit et enfonça son coude dans la gorge du garde. L'homme chancela en criant. Matmarann se tourna vers l'autre homme et lui asséna un violent coup de tête. Une fois libre, il préleva une dague dans la ceinture du garde, bondit sur Paulus, l'agrippa par ses longs cheveux blancs et le traîna vers l'avant, de façon à ce que la pointe du couteau darde la peau flétrie de son cou.
Quatre hommes d'armes dégainèrent leurs épées mais hésitèrent à intervenir.
-"Qu'il s'en aillent, ordonna Matmarann, ou ta vie se terminera ici."
-"Reculez, cria Paulus d'une voix perçante. Laissez-nous !"

Les gardes aidèrent leurs camarades blessés à quitter la pièce et refermèrent la porte. Matmarann tira la tête de Paulus en arrière et piqua la peau de son cou. Un monce filet de sang vint goutter sur sa tunique blanche.
-"Maintenant, conduis-moi à mes affaires et a mon cheval, siffla le paladin, peut-être te laisserai-je alors vivre." Il darda un oeil sur Edrin:
-"Tu m'accompagnes jusqu'à la Porte Noire ?"
-"Que pourrais-je faire d'autre ?"
-"Alors guide-moi. Les gardes sont probablement dans les appartements maintenant, mais nous passerons à travers."

Trainant un Paulus geignant, ils sortirent dans les jardins; l'odeur des fleurs était presque écoeurante. Les gardes vêtus de noirs s'étaient rassemblés, mais ils demeurèrent à l'écart tandis que paulus guidait Matmarann jusqu'aux écuries dressées derrière un haut mur blanc. "Tonner" était là, immobile telle une statue. Le paladin caressa la croupe de l'étalon, mais l'aniaml ne bougea pas.
-"Que lui avez-vous fait ? tonna le chevalier d'Uther.
-"Nous l'avons rendu meilleur qu'il ne l'a jamais été, expliqua Paulus, comme nous le faisons avec vous. Pourquoi ne comprenez-vous pas, Matmarann ? Nous vous avons librement offert le don de l'immortalité !"
Le Paladin plaqua le vieillard contre le mur. "IMMORTALITE ?" Vous avez failli me transformer en l'un des vôtres, en buveur d'âmes.
-"Ne soyez pas si romantique, fit Paulus d'un ton sec. Vous n'abattez donc pas des animaux pour leur viande ? Où est la différence ? A moins peut-être qu'un taureau n'ait pas d'âme ? Tout comme l'homme, il est un être vivant fait de chair, de sang et d'os. Nous avons élaboré l'élixir de vie. De quel droit nous jugez-vous ?"
-"Inutile d'en discuter avec vous. Où sont mes affaires ?"

Paulus le conduisit dans une grande pièce à l'arrière de l'écurie. Là, sur des présentoires en bois, se trouvaient 3 armures d'argent. La colère de Matmarann explosa et sa gorge se serra.
-"Je vois que vous en avez trois! Les preux qui les portaient sont des votres !! Et donc sont mort, de même que vous êtes mort, Paulus. Vous avez beau marcher au soleil, sans l'apparence d'un réprouvé, vous êtes mort; vous n'êtes qu'une créature corrompue et anéantie."
Il se trouna vers Edrin:
-"Selle Tonner".
-"Les gardes se rassemblent dehors, le prevint-il."
-"Ignore-les. Selle mon cheval".
-"Ils ne nous laisserons pas partir ..."
-"Alors je me taillerai un chemin à travers eux, mon Père y est bien parvenu lui ! Selle "Tonner"
-"Il n'est pas trop tard pour vous,Matmarann, murmura Paulus. J'ai parlé sévèrement, mais vous pouvez encore nous rejoindre. Ne rejoignez pas les valeurs de votre Père, des valeurs non fondées."
-"Tu es mort, paulus. Je ne parle pas avec les morts."

Edrin mena l'étalon glacé dans la pièce et Matmarann se teint devant lui, poussant Paulus. Il tendit son couteau à Edrin.
-"S'il se débat ou remue un doigt, tue-le. Tu peux faire ça ?"
-"J'essayerai," lui répondit-il en plaçant la lame contre la gorge de Paulus.

Celui-ci esquissa un sourire:
-"Combien de temps, mon cher Edrin, pensez-vous être capable de survivre dans le monde du sang sans votre Ambria?" ...
(A SUIVRE).


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PostPosted: Sun 1 Jul - 13:46 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Matmarann wrote:
Edrin ne dit rien, mais le chevaliers d'Uther lut dans ses yeux la peur qu'y faisait naître cette vérité. Il ne trouvera rien à dire pour le rassurer et s'approcha de son armure.
-"Attention!" s'exclama Edrin, et Matmarann pivota à temps pour éviter une lance dans son dos. Il leva un bras pour faire dévier le projectile, mais le garde qui l'avait envoyée sortit de derrière une stalle et se précipita sur lui, l'épée brandie. Le chevalier dégaina son épée du foureau posé sur le présentoire.
-"Tu n'es pas de taille face à moi, dit-il au garde. Sois raisonnable si tu veux vivre."
Le garde hurla une obscénité et s'élança. Matmarann para le coup maladroit et riposta par un mouvement circulaire à la gorge. La tête du garde tomba de ses épaules et son corps s'affaissa sur le sol jonché de foin. Puis le chevalier enfila prestement son armure, bouclant la cuirasse et y insérant les spallières. Son estomac se souleva et son corps trembla; de la sueur lui coula sur les yeux.
-"Sois fort, Matmarann," le supplia Edrin. Il pensa à Alghur, se força à sourir et marcha jusqu'à Paulus.
-"Maintenant, démon, il te reste une dernière chance de conserver ta demi-vie. Ouvre le portail entre les mondes."
-"Je ne peux pas, pas ici. Les bêtes vont entrer. Il faut de l'espace pour le tunnel."
-"Alors c'est ici que tu meurs"
, dit Matmarann doucement en appuyant son épée contre le ventre de Paulus.
-"Attendez ! Implora le vieillard. Le miroir ! si Ollathair là, lui pourra ouvrir le portail.
-"Alors fait-le !"

Paulus hocha la tête et ferma les yeux. Un cercle de lumière rouge se mit à grandir contre le mur du fond. Matmaran vit un petit camp plein de chevaliers en armure d'argent, cinq, exactement ... et Ollathair qui parlait à un grand homme à la barbe grisonnante. Il vit le prophète se raidir, il tenait à la main ... un miroir. La voix d'Ollathair retentit à l'intérieur de l'esprit de Matmarann.
-"Ne te raille pas de moi, chevalier. Viens ! viens rejoindre ton Père !"
-"J'ai besoin d'aide Ollathair, dit le paladin à voix haute. Il faut que vous ouvriez le portail."
-"Si c'est un de tes tours, tu en répondras !"

Matmarann secoua la tête:
-"Ouvrez le portail ! Je vous apporte des réponses."
-"Considère que c'est fait."
dit Ollathair et la vision s'évanouit.

Matmarann posa son épée sur l'épaule de paulus.
-" Edrin, il vaut mieux que tu mettes toi assi une armure. prends celle de gauche; elle appartenait Jadis à un chevalier D'argent, image de la noblesse de coeur et proche de la lumière ...son nom ... Chevalier Edrin."
Il le regarda se dévétir, puis reporta son attention sur Paulus.
-"Je devrais te tuer, murmura-t-il. Par la lumière, tu le mérites ! Mais je ne le ferai pas."
-"N'adoptez pas avec moi ce ton moralisateur simplement parce que nos coutumes sont différentes des vôtres, Fils de Samildanach. Dans votre monde mesquin, des milliers d'hommes meurent à cause de guerres, des épidémies et des crimes. Leurs corps ne servent aucun but. Ici les morts sont relativement rares, car nous ne connaissons ni la guerre, ni la maladie. Mon peuple est un peuple civilisé."
-"Vous vivez de la mort, Paulus, du malheur des autres. sont-ils traînés vers leur trépas, suppliant qu'on les épargne ? Ont-ils peur, comme vous il y a un instant ? Implorent-ils votre pitié comme vous étiez prêt à le faire?"
-"J'imagine que oui, admit paulus, même si les cuves d'Ambria sont au Nord de la cité et que je n'ai jamais jugé nécessaire d'aller voir. Mais dans votre monde, les rois et les princes ne condamment-ils pas des gens à mort ? Ne possèdent-ils pas des esclaves dont les vies dépendent des caprices de leurs propriétaires?
-"Nous ne parviendrons jamais à nous comprendre, soupira Matmarann. vous et votre race êtes maléfiques, mais ce n'est qu'un mot pour vous. vous serez anéantis ... en temps voulu."

Il regarda Edrin qui attachait les grèves d'Argent à ses mollets, attendit qu'il ait bouclé l'épée à sa hanche puis flatta l'encolure de "Tonner".
-"Viens grand-coeur, on rentre chez nous."
-" il ne vous entend pas, fit remarquer Paulus. l'étalon est mort. Mais vous le trouverez plus rapide que jamais; il ne vous décevra pas."
-"De lui-même, lorsqu'il était vivant, il ne m'aurait jamais déçu, rétroqua Matmarann. Vas-t'en Paulus. tu es libre."

le viel homme fit face à Edrin; qui tenait une épée à deux mains.
-"Que faites-vous ? murmura paulus. Il a dit que j'etais libre."
-"Peut-être bien, siffla Edrin, mais j'appartiens aux votres, Paulus, et je suis maléfique. je suis ce que tu as fait de moi."
-"Non ! Pitié. Je t'en supplie, Edrin. je te donnerai de l'Ambria ... Je ..."

Son épée s'enfonça dans son flanc, lui arrachant les entrailles de l'abdomen, il s'écroula par terre. Edrin se pencha et commença à manger. Il regarda Matmarann d'un oeil sombre:
-"Fuit !! Fuit avant que mon appetit prenne le dessus !"
L'Etalon mort banda ses muscles et sortit au galop.
(A SUIVRE).


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PostPosted: Sun 1 Jul - 13:47 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Matmarann wrote:
Les gardes se jetèrent de côté quand le cheval déboula. Des flèches rebondirent sur l'armure de Matmarann, puis ils arriva dans les terres flamboyantes et il fut libre.
Devant lui se dressaient roches et le chemin hanté par les ombres qui menait au potail.
-"Père ou es-tu ?"
"Tonner" poursuivit son chemin à une allure constante. Des flèches hérissaient sa chair morte et Matmarann éprouva un sentiment de perte énorme ainsi qu'une grande tristesse. Ils pénétrèrent sur le chemin au grand galop et tout lumière environnante s'évanouit, mais lorsque Matmarann brandit son épée et cria: "Salmidanach !"; la lame s'enflamma et la poitrine du paladin se mit à briller d'une lueur blanche qui se refléta sur des dizaines de paires d'yeux à droite et à gauche.
-"Approchez !!" Hurla Matmarann. Il se retourna: une meute d'énorme et pesantes créatures courrait derrière lui. Il reporta son attention vers l'avant. Le chemin prenait fin.
Mais le portail était toujours fermé ...
(A SUIVRE).


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Matmarann
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PostPosted: Mon 22 Oct - 19:30 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Et le rêve repris en cette soirée d'automne ...

"Trois des bêtes étaient à terre, l'une d'elles se tortillant en travers du chemin, agrippée au moignon de sa patte sectionnée. Matmarann recula contre le portail tandis qu'une vingtaine de monstres avançaient prudemment. L'étalon mort-vivant, Tonner, demeurait immobile non loin de là. La meute l'ignorait; seule la chair vivante l'intéressait.
Une énorme créature, plus grande qu'un ours, se mit à quatre pattes et chargea le paladin. Celui-ci lui enfonça son épée dans la gueule et lui transperça la gorge. L'élan de sa course ne faiblit pas avec sa mort et elle projeta Matmarann contre le portail noir.
Il se releva, tailladant de droite et de gauche, son épée tenant les autres bêtes en respect, mais elles s'enhardissaient, avançaient et reculaient comme des projectiles, le cinglaient de leurs longues griffes recourbées. Un loup titanesque rampa furtivement dans l'ombre et contourna le chevalier par la gauche. Matmarann ne vit la bête que trop tard. Elle bondit et le jeta de nouveau à terre. Son épée lui fut arrachée des mains. il se débattit sous le loup et lui asséna un coup de son poing d'acier dans la gueule. Les autres créatures l'attaquèrent aussitôt, déchiquetant son armure, plantant leurs griffes dans son heaume, tirant et déchrirant, cherchant la chair chaude sous l'acier.

-"Tonner ! hurla-t-il. A moi !" Le cheval mort-vivant tressaillit. il répéta son cri, et Tonner renâcla, secouant sa grande tête. puis une lueur de vie s'éveilla dans ses yeux gris et vides.

-"Tonner !"


L'étalon banda ses muscles et chargea la meute. Ses sabots martelèrent, ses pattes postérieures ruèrent avec une force extraordinaire. Les créatures se dispersèrent devant le cheval, et Matmarann attrapa les rênes pour se remettre debout. Il récupéra son épée.
La meute avait été mise en déroute par l'attaque soudaine de l'étalon, mais elle se rassemblait maintenant pour revenir à l'assaut.
Matmarann flatta l'encolure de Tonner:
-"Sois le bienvenu, Grand Coeur", dit il.

Quand la meute s'avança, l'étalon se jeta au milieu des monstres. Matmarann tenta de l'en empêcher et vit avec horreur les terribles griffes déchiqueter son corps. Un rayon de lune illumina la scène. Le chevalier pivota et vit le portail noir s'ouvrir lentement, et au-delà les étoiles d'Azéroth scintiller.
-"Tonner !" hurla Matmarann, mais l'étalon était hors de portée de voix. Il frappait et ruait sans cesse, grièvement blessé; les entailles étaient profondes, terriblement profondes.

Le portail commença à se refermer. Le chevalier resta immobile un instant encore, témoin des derniers moments de son étalon. Puis il se retourna et courut vers le portail. Celui-ci chatoya devant ses yeux et il se jeta sur les quelques mètres restants. Il atterrit sur le sol couvert de sable rouge et roula sur le dos. Quand enfin il se leva et regarda derrière lui, le portail était fermé.
Il se tourna et cru voir un instant le cercle des Chevaliers d'argent, sont père levant son épée fantomatique en signe de victoire.
-"Par la lumière !" murmura-t-il.

Samildanach lui sourit, puis le groupe de chevalier disparu de sa vue ...

Fin du rêve ...
[A Suivre]


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Admin
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PostPosted: Sun 25 Nov - 14:27 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Admin wrote:
Quarante-huit heures plus tard, devant le Fortin de Théramore:

-"Qui va là !!" S'écria l'un des gardes de la gigantesque bâtisse.

L'homme qui faisait face aux gardes, était vêtu d'un long manteau d'hivers, sa capuche et son écharpe ne laissait qu'apparaitre que la couleur de ses yeux. Il se tenait là, droit, imposant, sans même faire attention à l'homme qui venait de hurler.

-"Qui va là!! je ne me répéterais pas !! gardes en position !!"
L'homme leva les deux mains en l'air en signe de paix. Son geste laissa s'entrouvrir son long manteau. Le garde écarquilla les yeux en voyant apparaître la tabard des Chevaliers d'Uther:

-"Par la lumière!! mais qui-êtes vous donc ?"

-"On me nomme Selmane, mais mon nom ne te dira rien. Je suis fatigué et j'ai fait un long voyage. Mais le temps n'est pas au bavardage. Je suis venu ici déposer une chose importante. Laissez-moi passer, je dois repartir au plus vite."

Le garde fit un pas en arrière et laissa passer le chevalier.

Quelques minutes plus tard, Selmane s'en retournait par le bateau, laissant derrière lui le Fort de Théramore. Dans la pièce principale du conseil, sur la table, était plié une Tabard.

Cette dernière semblait avoir souffert mille morts, des trous béants la déchiraient et le sang qui en était encore tâché recouvrait le symbole en son centre sur pratiquement toute sa totalité ...


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PostPosted: Sun 25 Nov - 14:27 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Matmarann. wrote:
Pendant ce temps là quelques part dans une grotte sur les terres d'Azéroth...

Matmarann sentit par la douleur provoquât des dommages irréversibles dans ses entrailles. Il était incapable de respirer et totalement désorienté. Pour ne pas s'étouffer le paladin tenta d'avaler le sang qu'il y avait dans sa bouche.
Alors , il se résigna. Il allait mourir ici. Très vite , l'obscurité enveloppa Matmarann comme un linceul. Puis il cessa de sentir la douleur.
Quand son coeur eut cessé de battre, il vit enfin danser devant lui la douce Lumière.

-"Maître ? Je crois que c'est finit." dît le jeune garçon à Melkior.
Se relevant rapidement, le chevalier regarda le pantin désarticulé qui avait été le commandeur de son Ordre quelques jours auparavant. Sa fin, à voir le résultat, avait dû être atroce. Mais qui avait bien pu faire ça ?

En arrivant un peu plus tôt, Selmane et lui aurait pu empêcher cette ignoble mise à mort. Soudain révulsé par la vision de son ami. Il recula de quelques pas. Puis il eut un haut-le-coeur, mais dépassa cette réaction viscérale. Matmarann lui avait bien dit de veiller sur lui, même loin des siens. Ce soir, il était le seul en mesure d'intervenir - à supposer qu'il y ait encore quelque chose à faire. Essayer valait la peine ! Matmarann étant mort, il n'y avait de toute façon rien a perdre.

Melkior s'agenouilla près du cadavre, dans un tel état qu'il n'aurait su dire s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, sur le moment. Reconnaissant les lambeaux de ses vêtements, il se rattachât à la vision de son ami.
Melkior glissa une main sous la tête du mort. Il essuya une partie du sang qui souillait ses lèvres éclatées. Puis posa sa main sur la poitrine difforme de Matmarann.

-"Que faites-vous, maitre Melkior ?"
-"Chuttt !! je vais essayer quelque chose; Regarde et apprends ."


Il donna le souffle de la vie à un corps qu'elle avait abandonné. Il se concentra et regarda la lumière sortir sous la peaume de sa main. Il recommença et recommença, perdant toute notion du temps. durent une éternité - en réalité quelques minutes - Il implora la lumière de l'aider à accomplir un miracle.

Melkior s'adressa à la lumière, la suppliant de ne pas prendre aujourd'hui l'âme de son frère battu à mort par des monstres. Et elle l'écoutât. sous ses paumes, le chevalier sentit se soulever la poitrine de Matmarann.
Entendant des bruits de pas dans son dos, il se retourna et vit son écuyer.

-"Comment ? comment avez vous fait ? Lumière bien-aimé, dit-il quand il arriva près de Melkior. Grâce en soit rendu, il vit encore !"
-"Oui, mais pour combien de temps ..."


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Matmarann
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PostPosted: Wed 28 Nov - 16:21 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Matmarann se mit à bouger sur sa couche.

-"Il bouge maitre Melkior !"
Le paladin s'approcha de son écuyer.

-"Il est agité ... c'est bon signe; mais nous allons devoir l'attacher, si on ne veut pas qu'il se casse autre chose."
Melkior s'éloigna à la recherche de sa monture.

-"Reste là, je vais chercher ce qu'il nous faut sur mon cheval!"

Matmarann était perdu dans ses souvenirs:

Alors qu'il passait les grandes portes de Forgefer, Matmarann monté sur son cheval salua un jeune nain. Il prît le temps de discuter un petit moment avec lui, puis il s'engouffra dans le froid.
Au loin, il vit les rayons de lune se refléter sur la neige épaisse. Alors qu'il chevauchait depuis une bonne heure, Il s'aperçut qu'un homme le regardait, campé sur le chemin devant lui. Il avança vers lui d'un pas tranquille mais décidé. Regardant autour de lui, Matmarann vit que d'autres silhouettes approchaient. Il était encerclé !

L'un des hommes, distingua-t-il, était roux. Sans attendre que la situation s'aggrave, le paladin commença à faire avancer sa monture. L'un des hommes le mit à terre avant qu'il ne puisse réagir, se relevant, il commança à courir à toutes jambes, au lieu de tenter de slalomer entre ses agresseurs, il fonça sur le plus proche. Bien campé sur ses pieds, il écarta les bras pour l'intercepter.
Matmarann bondit, lui saisit le poignet et sentit à son contact, une haine étrangère et perverse. un picotement, sur sa peau, lui apprit qu'un pouvoir agressif fondait sur lui. Ou plus exactement, à la manière d'une vipère, avait jailli de son trou pour le mordre.
Il lâcha le rouquin, mais il était trop tard. Autour de lui, ses agresseurs refermaient le cercle. Il n'avait plus que deux solutions: se battre ou se laisser tuer comme un agneau.

Il choisit la première option.

D'un coup de pied, il défonça le sternum du premier humain qui approchait sur sa droite. Le souffle coupé, il s'écroula presque sans bruit.
D'un coup d'épée, il mit hors d'état de nuire les deux suivants.
S'étant crée une ouverture, il s'y engouffra, crut un instant qu'il s'en sortirait, et cria de douleur quand une main se glissa sous son bras, faisant tomber son arme ... Une seconde main se referma sur ses cheveux.
Stoppé net, Matmarann ne tomba pas et réussit à enfoncer son coude dans le flanc d'un des types.

Ce fut sa dernière attaque, car les autres lui bondirent dessus comme une meute de chien. Dès qu'ils lui eurent immobilisé les bras et les jambes, un formidable coup de poing le plia en deux, ainsi que quelques cotes.
Matmarann les sentit se casser.
Un autre coup suivit, cette fois au visage. Puis un autre ... et un autre ...

Incapable de respirer et totalement désorienté, le paladin voulut se protéger la tête, mais des mains puissantes l'empêchèrent de lever le bras.
Plusieurs poings s'enfoncèrent les uns après les autres dans son abdomen déjà en feu. Puis des gifles plurent, si fortes qu'il crut que son cou n'y résisterait pas. Matmarann avala le sang qu'il avait dans la bouche.

Comme s'ils venaient de très loin, il entendit les grognements de ses bourreaux, qui donnaient de la voix pour s'encourager, tel un bûcheron qui attaque un tronc énorme avec sa hache.
Alors, il abandonna. Il allait mourir ici, roué de coups de pied et de poing par des hommes qu'il ne connaissait pas.

Il sentit sa lèvre éclater, un bras et une jambe se fractionner dans un bruit sec et dégoûtant. Puis vint le tour ou pour s'amuser certains commencèrent à l'entailler au couteau. Le Paladin hurla, comme aucune bête n'avait jamais hurler dans cette région !! Il s'était pourtant promis en lui même de ne jamais montrer sa faiblesse à un adversaire, mais en cette heure. Il hurla à la mort, ne faisant que donner un nouvel intérêt à ses agresseurs.

Ce qui lui parût une éternité, dura en faite que quelques minutes ... quelques minutes ou la neige vu recouverte d'un manteau rouge.

Un dernier goût de cuivre dans la bouche vint le surprendre, son propre sang était chaud. Il essaya de respirer à fond, une douleur fulgurante, lui coupa le souffle ... tout son corps lui faisait mal. Un Océan de souffrance ...
L'un des hommes hurla tout à coup:
-"Quelqu'un approche !!"
- "Partons !!" répondit le rouquin. Puis crachant sur le paladin il ajouta avant de s'enfuir:
-"Tu as le bonjour du nouveau Hurlevent !"
Quand le silence était de nouveau maître des lieux, Melkior et son écuyer arrivèrent en courant ...


-"Vous croyez qu'il est bien attaché ?" dit l'écuyer.
-"Je l'espère. A présent allons chercher des herbes en attendant le retour du chevalier Selmane ! En espérant qu'on puisse en trouver dans une région pareille ?"


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Melkior
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PostPosted: Sat 1 Dec - 00:43 (2007)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1 Reply with quote

Plusieurs lunes étaient passées depuis que Selmane était parti pour Théramore. Melkior esperait toutefois que son compagnon reviendrai au plus vite ... un autre blessé ne serait pas gérable.

Chaque jour, le paladin parcourait les landes avec son écuyer, tachant de trouver herbes médicinales. Ces remèdes, qu'il concoctai avec le plus grand soin tachaient de garder le commandeur en vie. Qui sait ? Peut être que ce dernier se remettrait-il de ses blessures mortels avec le temps ... .

Une chose était sur ... Melkior resterai au chevet de Matmarann jusqu'à ce qu'il ne puisse rien pour lui. Il savait au fond de lui que Matmarann n'était pas prêt a partir, pas si tôt, il était encore trop jeune pour mourir et Uther se devait de le conserver en vie après tout les honneurs qu'il lui avait rendu.

Selmane sera bientôt de retour, et là, les soins seront bien plus efficaces ...


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PostPosted: Today at 18:02 (2019)    Post subject: [BG] Matmarann, partie 1

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