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l'Histoire des chevaliers d'Uther !!
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Admin
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Joined: 30 Jun 2007
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PostPosted: Thu 30 Oct - 13:59 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ici, nous allons mettre le renouveau de l'ordre, vous pourrez poster vos récits Rp, mais aussi faire des suites au messages poster par d'autres (ça va etre marrant ainsi), bonne lecture.

Voici, l'histoire des chevaliers d'Uther !!
Ethann wrote:
"L'hiver s'annonce rude cette année, sans compter que les rumeurs vont bon train.
- A quelles rumeurs fais-tu allusion ?
- Celle du réveil d'Arthas pardi ! Tu sors un peu de ta campagne des fois ?
- Tu plaisantes !
- Non vrai de vrai. Il paraît que le port de Hurlevent est en émoi et que l'on affrête bon nombres de navires pour aller explorer le Norfendre et empêcher tu-sais-qui de se relever d'entre les morts."

Un long silence s'installa entre les deux convives rompue par intermittence par les rires et les tintements des chopes. Le feu brûlait vivement dans l'âtre de la cheminée et prodiguait une douce chaleur au sein de l'auberge de La Fierté du Lion.

"Regardes-les tout ses insouciants...Ils boivent et rigolent toute la journée, alors que moi je frissonne déjà à la simple évocation de...
- Arrêtes de te ronger les sangs comme ça Humfrey, ce ne sont que des ragots après tout.
- Des ragots ?! le regard de l'homme était pris d'une telle angoisse que son compagnon déglutit péniblement, ce ne sont pas des ragots ! Va voir en Hurlevent va constater par toi-même ce qui s'y trame. Nous sommes sur le pied de guerre Gerios, je te le dis, et cette fois personne ne nous viendra en aide.
- La cité de Hurlevent regorge de héros et son armée est la plus imposante d'Azeroth sans parler de l'alliance avec les Nains et les Elfes, tu dramatises un peu trop l'évènement mon ami, dit le jeune Gerios d'une tape amicale.
- Ces héros dont tu parles n'ont jamais rien fait que de se battre pour leur gloire, mais là il s'agit d'autre chose ! Ce combat ne sera pas une simple bataille pour le devoir ou l'honneur non...Gerios le regardait de plus en plus en mal à l'aise, cette guerre, devrais-je dire, scellera l'avenir de notre Monde...Il n'est rien de plus vil que ce qui s'avance en ce moment vers nous. Je peux sentir ses doigts glacés se refermer sur nos terres, sur nos vies, sur nos âmes...
- Tu me fais peur Humfrey...Pourquoi vois-tu tout en noir comme ça. Je vais te dire, les Chevaliers de Uther seront là, eux. Ils se sont toujours battus pour le Peuple, se sont toujours souciés du Peuple. Ils ne cherchent aucune gloire, seule la Foi en un monde plus juste les fait avancer. Alors arrêtes de me fiche la frayeur de ma vie avec tes élucubrations."

Le regard d'Humfrey se voila d'une ombre l'espace d'un instant. Il baissa la tête en la secouant lentement. Il plongea son regard à la surface du liquide ambré et y croisa son propre reflet. Il avait les traits tirés, la mine déconfite. Une épaisse barbe noire lui dévorait la moitié du visage, ses cheveux retombaient en bataille le long de ses épaules, son regard était perdu sous d'épais sourcils broussailleux mais quelque chose à l'intérieur brûlait d'un feu qui n'était pas encore consumé. Où était-il passé ce fier combattant qui faisait de lui un être exceptionnel ? Combien de temps était-il resté ainsi à se morfondre, combien d'années à mener une vie qui n'était pas la sienne, à se terrer de ses démons. Depuis combien de temps n'avait-il pas tenu une arme, lever un bouclier. Il se mordit la langue pour ne pas succomber à tout ces maux qui le rongeait. D'un geste brusque il envoya valser sa chope qui s'écrasa contre le mur à proximité. Un silence pesant s'installa et tout les regards se tournèrent vers lui:

"Mais enfin Humfrey qu'est-ce qui t'arrives, chuchota Gerios.
- Les Chevaliers de Uther sont mort...Et ce depuis bien longtemps...Sa voix était empli d'une telle amertume qu'on eût dit qu'il pleurait. Cette Foi n'existe plus, ils ont échoués. Nous avons tous échoués...J'ai échoué...Cette dernière phrase mourut entre ses lèvres."

L'homme sortit prestemment et quitta l'auberge sans se retourner. Le jeun Gerios courut à sa suite. Alors qu'il courait pour le rattrapper il le vit non loin de là, la neige tombant lourdement sur ses épaules.

"Rentres donc tu vas attraper froid !"

Quelque chose attira le regard de Gerios. Ce n'était pas tant l'immobilité soudaine de son compagnon mais l'homme qui lui faisait face. Un homme d'une stature de Prince. Il émanait de lui une aura étrange presque palpable, un mélange subtil entre la chaleur de l'auberge et la froideur de l'hiver. Cet homme était vêtu d'une armure somptueuse. Il n'y avait aucune trace de neige nulle part sur lui et il ne semblait aucunement gêné d'ailleurs. Gerios s'avança un peu plus jusqu'à hauteur de son ami. Il put distinguer les traits du nouvel arrivant. Un homme d'un certain âge, à la chevelure grisonnante et aux yeux d'une extrême gentillesse bien que quelque chose d'autre se tapissait quelque part. Il souriait.
Gerios s'avança vers son ami et le vit, tremblant comme une feuille sous la brise hivernale. Humfrey ne pouvait pas détacher des yeux cet homme qui lui souriait. Gerios tourna de nouveau la tête vers cet étrange apparation et son visage s'illumina:

"Vous êtes un Chevalier d'Uther ! dit-il pointant son index vers le tabard au marteau blanc.
- Cela se pourrait, en effet. La voix de l'homme était calme et posé et son sourire, toujours accroché à ses lèvres.
- C'est impossible...murmura Humfrey, c'est impossible.
- Pourquoi le serait-ce mon vieil ami ? Où est donc passé cette Foi qui te caractérise tant."

Un silence s'installa pendant que Gerios regardait les deux hommes. Humfrey reprit:

"Vous êtes morts, tous autant que vous êtes...nous le sommes tous.
- Peut-être que oui, peut-être que non.
- Mais enfin, qu'est ce que tout cela signifie ! J'ai passé ma vie à servir...à...et voilà qu'une fois que j'ai tout perdu, tu réapparais.
- Tu n'as jamais perdu la Foi Ethänn, c'est pour cela que je suis ici aujourd'hui.
- Foutaises ! Si tu es là c'est pour expier tes fautes ! Celle de nous avoir abandonnés !
- La faute est humaine et la Pardon est divin, n'est-ce pas toi qui me l'as enseigné."

Gerios ne comprenait plus rien et son visage en disait long quand à son incompréhension.

"Ethänn, mon fidèle ami, j'ai besoin de toi. Il est temps de repartir et de montrer à la face du Monde que nous ne tomberons pas dans l'oubli, jamais et ce de quelques manières que ce soit. Ne sommes-nous pas des Chevaliers, n'avons nous pas prêté serment ?
- Serment que tu as baffoué Matmaränn ! Ethänn était pris d'une colère tel que Gerios recula d'un pas. Comment oses-tu te présenter à nouveau devant moi et me mettre sous le nez toutes ces années auquel je me suis raccroché dans l'espoir futile de rebatir la gloire de nos ancêtres. Dans l'espoir futile de faire de ce blason, que tu portes, un étendard pour la justice et la paix. Tu ne mérites pas mon aide Matmaränn...
- Mais enfin Humfrey, ne vois-tu pas à qui tu t'adresses !
- Humfrey ? Tiens donc, je vois que je ne suis pas le seul qui ait honte d'avoir commis des erreurs.
- La ferme !
- Allons mon ami, je ne suis pas venu ici pour me quereller avec toi. Nous avons tous nos lots de peines, de souffrances, de déceptions, de doutes et de déception mais ne laissons pas tout cela nous empêcher de rebâtir ce pourquoi nous nous sommes toujours battu, ce pourquoi tu te tiens toujours là devant moi, avec cette espérance au fond de ton âme, car elle n'est pas morte loin de là, je peux la ressentir. Ai Foi en toi, en moi, laisses-toi guider par cette main que je te tends. La gloire des Chevaliers de Uther va renaître de ses cendres et s'étendra sur le monde, mon ami."

Ethänn baissa la tête et croisa le regard de Gerios. Celui-ci était accroché à chaque mots de Matmaränn et son regard suppliait Ethänn d'accepter. Ce dernier se surprit à sourire devant ce spectacle si touchant. Les Chevaliers de Uther représentaient tellement à une époque. Peut-être n'est-elle pas totalement révolue. Ethänn posa une main sur l'épaule de Gerios:

"Merci pour tout mon ami, je te suis redevable à jamais.
- Bah de quoi ? Ethänn sourit.
- Tu m'as accompagné dans mes moments de faiblesse et grâce à toi, j'ai ouvert les yeux. Je ne t'oublierais jamais Gerios."

Ethänn étreignit son compagnon, quelque peu surpris par cet élan soudain.

"Doucement, doucement. Ethänn se retourna vers Matmaränn. Hey ! Attends, vas-tu me dire enfin qui tu es vraiment ? Ethänn se retourna lentement, coiffa ses cheveux en une queue de guerrier et le regard plongé dans celui de Gerios dit lentement, comme l'écho d'un lointain passé:

"Je suis Ethänn Fend'el, Commandeur des Chevaliers de Uther."

Gerios ouvrit grand la bouche et aucun son n'en sortit. Matmaränn posa une main sur l'épaule d'Ethänn et l'invita à la suivre:

"Tu as fait le bon choix mon ami. Tu ne le regretteras pas.
- Puisses-tu avoir raison car je mourrais si nous devions échouer encore une fois."

Ethänn se mit en route sur le chemin du renouveau, sur le chemin de la justice, de la Foi. Matmaränn resta à l'écart un moment et murmura:

"La mort n'est que le commencement Ethänn, rien de plus rien de moins."

Et il sourit.


Last edited by Admin on Thu 13 Nov - 13:44 (2008); edited 1 time in total
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PostPosted: Thu 30 Oct - 13:59 (2008)    Post subject: Publicité

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Matmarann
Commander

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Joined: 30 Jun 2007
Posts: 949
Localisation: Au Santum.

PostPosted: Thu 30 Oct - 22:12 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Quelques jours plutôt, sur le balcon du fortin de Théramore. Matmarann contemplait les bancs de nuages grisâtres qui dérivaient au-dessus de lui. Tandis qu'il sondait le paysage devant lui, un vent frais charriait jusqu'à ses narines des senteurs de mousses, de sapins baumiers, de feuilles humides et de terre gorgée d'eau. Autant d'odeurs qui lui rappelaient les temps passés.

Il était revenu ici, car il ne sait pas comment son ancien tabard lui était revenu. Un soir alors qu'il rentrait dans une auberge pour passer la nuit ... il l'avait trouvé la sur le lit de la chambre qu'il avait loué. comment était-ce possible ? Qui aurait bien pu lui jouer ce tour ?

Le temps était passé et parfois il le regardait pensant aux souvenirs anciens, mais plus le temps passait plus il semblait s'assombrir ... quelque chose clochait et il devait savoir quoi ... c'est pour cela qu'il était venu ici.

Alors qu'il allait quitter le balcon, il entendit de nouveau la voix:

- "Je suis Samildanach et je suis ton père !!"
Se retournant, il ne vit personne:
-"Qui est là ?"
-"Ton destin s'accomplit mon fils ..."
-"Mais qui est là ?"

-"Toi et tes frères avez échoué ? Non vous avez réussi ? ... Oui vous avez réussi ..."
-"Réussi quoi ? Nous n'avons pas su rester unis ... nous avons abandonné !! J'ai abandonné"
-"Mais non Matmarann, la voix éclata de rire ... Mais non ... sens la puissance qui monte en toi ..."


Matmarann sentit la colère monter en lui:
-"Alors, ne sens-tu pas cette puissance ? Tes frères vont revenir et ensemble vous construirez l'avenir !!! Vous ferez de ce monde, un monde ou tous devrons suivre vos convictions !! Vous imposerez votre loi !! ... Mais avant ça tu dois retourner devant le tombeau d'Uther, il y a quelque chose pour toi là bas... pars mon fils ... pars ..."

Le silence revint et Matmarann sentit le vent lui glacer le sang, il se retourna là où il avait posé le tabard avant d'entrer sur le balcon, une vieille table juste à l'entrée. Il était devenu noir, marqué d'un marteau gris et des bordures de la même couleur ...


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Urien
Ancien CDU

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Joined: 30 Jun 2007
Posts: 384
Localisation: Hurlevent

PostPosted: Sat 1 Nov - 15:05 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ethänn marchait lentement dans les rues de Hurlevent, le regard baissé, évitant tout contact avec la populace qui le regardait avec des yeux ronds. A dire vrai les curieux se tournaient sur le passage de Matmaränn plus que sur celui de Ethänn. Ce dernier était habillé modestement, à la façon d'un homme de ferme, rien à voir avec le côté chevaleresque de son Commandeur. Matmaränn regardait le peuple, un sourire en coin, il semblait prendre plaisir à être admiré de la sorte.
La neige continuait de tomber pesamment et Ethänn commençait à frissonner. Il y avait une telle agitation en ville qu'il était difficile de ne pas bousculer une tierce personne. Alors que Ethänn tentait de se frayer un chemin sur le pont qui joignait la grand place de la Cathédrale, une main le saisit par le bras. Surpris il écarta son bras violemment. Il croisa le regard de la vieille femme et fut aussitôt pris de remords:

"Pardonnez ma brusquerie, je ne voulais pas vous effrayer.
- C'est plutôt vous jeune homme qui êtes effrayé. Et elle n'avait pas tort. Comment se fait-il que vous soyez si triste alors que vous êtes accompagné par un tel Chevalier. Elle désignait du menton Matmaränn qui attendait patiemment au milieu des gens, il était l'attraction du moment.
- C'est justement là le problème Dame. Il y a quelques temps, j'étais d'aussi belle stature que lui et maintenant...Elle prit le menton d'Ethänn entre ses doigts maigres et gelés et plongea son regard dans le sien. Elle le sonda un moment.
- Un homme peut devenir ce qu'il veut à partir du moment qu'il le désir. Je vois dans vos yeux que votre condition vous indispose, mais n'ayez pas honte d'être ce que vous êtes. La vie d'un homme ne se résume pas à ce qu'il a accompli ou ce qu'il aurait pu accomplir, bien au contraire. Vous êtes bien trop jeune pour ne plus croire en l'espoir."

Ethänn resta un long moment à dévisager la vieille femme, certain que son visage lui était familier. Après un long moment de silence, une autre main agrippa Ethänn, il se retourna vivement:

"C'est bien vous n'est-ce pas ? Ethänn Fend'el ? La femme qui l'avait agrippé le tenait fermement et son ton était empli d'une colère féroce.
- Oui ma Dame, que puis-je...Avant même qu'il ne put terminer sa phrase, elle le gifla si violemment que la lèvre supérieure d'Ethänn éclata sous le coup et la fraîcheur hivernale. Il la regarda stupéfait, le sang emplissant sa bouche.
- Vous me dégoutez ! Vous revenez ici après tout ce temps, vous pensiez peut-être que tout le monde vous acclamerait en héros !
- Calmez vous ma fille. La vieille femme tenta de la raisonner mais rien n'y faisait. Les regards étaient désormais braqués sur l'échauffouré. Matmaränn quand à lui, était accoudé au pont le regard plongé dans son reflet glacé.
- Vous n'êtes qu'un lâche ! Vous pouvez avoir honte, vous cacher, car rien de tout ce que vous avez fait ne pourra effacer ce que vous n'avez PAS fait ! Vous nous avez abandonnés ! Elle se tourna vers l'assemblée qui se pressait de plus en plus. Et vous autres, avez-vous oublié que ce sont ces mêmes hommes qui nous ont laissés en pâture à l'ennemi ? Où étaient-ils quand nous avions besoin d'eux ? Où étaient-ils lorsque le sang de nos maris, de nos frères, de nos fils se répandait sur le sol ? Elle se tourna vers Ethänn, le regard noir, malgré les larmes qui ruisselaient sur son visage, où étiez vous lorsque mon enfant, mon bébé m'a été enlevée ? Elle se tourna de nouveau. Nous leur avons remis nos vies et voilà comment nous en sommes récompensés ! Elle se tourna et cracha aux pieds d'Ethänn. Soyez maudits vous et votre stupide Foi ! A quoi bon leurrer les gens d'un espoir factice si c'est pour lui ôter toute raison de vivre...Je vous hais."

Un long silence, pesant, empli d'une tension palpable gagna la foule. Ethänn sentait son coeur partir en lambeaux. Jamais il n'avait vu pareille fureur dans les yeux d'un citoyen. D'un citoyen qu'il protégeait et choyait plus que sa propre vie. Jamais il n'avait ressenti pareille honte, pareille frustration, pareille colère. Les larmes le gagnèrent rapidement. Il essuya du revers de sa main le sang qui coulait toujours de sa lèvre meurtrie. Alors qu'il s'apprêtait à dire quelque chose, la jeune femme fut violemment mise à terre par deux hommes qui la rouèrent de coups.

"Comment oses-tu, sorcière, baffouer ces hommes de foi qui ont sacrifié leur vie pour nous ! Petite peste arrogante ! Si tu crois que la faute leur revient de ne pas avoir pu te protéger tu te trompes ! Tu es responsable de la mort de ton enfant car une mère se doit de toujours veiller sur les siens quitte à en mourir !
- J'ai voulu mourir milles morts, je me serais ôtée la vie si cela avait pu le faire revenir...Mais personne ne m'a accordée cette grâce...personne..."

Les deux hommes la relevèrent, l'un par les cheveux et l'autre par le bras. Ils la présentèrent, contusionnés, devant Ethänn complètement dépassé.

"Messire, quel est votre jugement. Dites-nous quelle sera la sentence et nous l'exécuterons en votre nom."

Ethänn était perdu, tout le monde le regardait. Il cherchait du regard son frère, son ami de toujours mais ce dernier regardait inlassablement le fond du canal gelé. Pour la première fois de sa vie, Ethänn ressentait l'envie de ne plus exister, de n'avoir jamais été ce qu'il est devenu. Quelque chose au fond de son âme lui indiquait de fuir, de partir d'ici et de laisser cette femme sans rien faire pour l'aider. Cette petite voix prenait de plus en plus d'importance lui répétant sans cesse qu'il devait la laisser là, après tout il avait donné tellement de son sang pour ce peuple qui le méprisait qu'il pouvait pour une fois penser à lui.

"Messire ?"

Alors que les deux hommes attendaient une quelconque réaction de la part du Chevalier, ce dernier, pris de dégoût pour lui-même, s'enfuit à toutes jambes vers la Cathédrale. Il courait à en perdre haleine dans le froid de cette journée d'hiver. Il courait plus que son corps ne pouvait l'accepter. Il courait pour faire taire ces démons qui le hantaient. Il courait pour son salut. Devant le parvis de l'immense Cathédrale, il s'écroula à genoux, le ventre retourné, les yeux rougis par ses pleurs, le sang meurtri sur sa joue. Devant le parvis, il hurla de tout son être à en déchirer le ciel. Il s'effondra, empoignant la neige avec rage:

"Pourquoi me laisses-tu ainsi ô Lumière bienveillante...N'ais-je pas été ton fidèle serviteur, ne me reconnais-tu pas comme l'un des tiens ? Quels sacrifices devraient-je encore faire pour te satisfaire ? Montres-moi le chemin par pitié...Ne me prives pas de ton salut. Je t'ai offert ma vie ne me renies pas..."

Quelque part, à l'entrée de la ville, une jeune femme était pendue pour avoir baffouée un représentant de la Lumière...

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Saël
Ancien CDU

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Joined: 12 Sep 2007
Posts: 91

PostPosted: Sat 1 Nov - 20:31 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Une odeur de sang et de sueur titillait les narines d'Etrios, autrefois Chevalier de Uther. Il était dans les appartements d'un ami à Darnassus. La capitale des Elfes de la Nuit était calme et quasiment aucun combats ne s'y déroulaient. C'est pourquoi cette odeur l'inquiétait. L'ex-Chevalier descendit les marches de son escalier, tous ses sens en éveil. Il recherchait l'endroit d'où provenait cette répugnante odeur. Et il ne tarda pas à la trouver. Elle provenait d'un homme mortellement blessé. Etrios le prit sous son aile et lui prodigua tous les soins dont il était capable durant une nuit entière. Le lendemain matin, l'inconnu se réveilla tard, encore meurtri par ses blessures. Il se sentait faible et avait une mine affreuse. On aurait dit un chien battu.

Généreux, Etrios lui accorda le droit de partager son petit déjeûner composé de simples tranches de pain tartinées d'une légère confiture des baies que l'on peut trouver à Skethyl.
L'homme, qui se nommait Saël, mangea comme un ogre s'interrompant seulement quelques fois pour remercier le Chevalier. Le dénommé Saël ne parlait pas beaucoup, Etrios n'obtint que de lui son prénom et son nom en une heure. La plupart du temps, Saël évitait les questions d'Etrios avec beaucoup de soins. Généralement, il contrait et retournait même la question.


-Et vous, messire Flakes, que faites-vous ici à Darnassus ? Dans ce coin reclus ?

-Je réfléchis. Depuis quelques jours, je n'ai que cesse d'entendre les voix de mes anciens compagnons, les Chevaliers de Uther, et d'appercevoir leurs visages dans ma tête. Ils m'appellent, en quelque sorte. Tout cela me terrifie au plus haut point ! Je ne suis pas fou. Je les entends vraiment ! Je suis venu ici pour faire le vide, il n'y a pas mieux haha !

Le blessé esquissa un sourire. Il était fatigué de sa nuit dernière. Il avait surpris sa femme le tromper. L'amant de sa femme, une brute épaisse et bien trop forte pour lui, blessa à mort Saël avec l'intention de le tuer pour, sûrement, étouffer l'affaire. L'adultère était une faute assez grave pour être pendu selon certains. Il avait tout perdu ce soir-là : Sa femme, ses enfants qui avaient respectivement 1 et 2ans et qui ne se souviendraient sûrement pas de lui..Il avait été chassé de sa maison.. Il n'en pouvait plus. Il n'avait plus le courage de vivre.

Il passa une autre nuit avec Etrios pour récupérer toutes ses forces. Le matin, Etrios semblait content. Il fit savoir à Saël qu'il n'entendait plus les voix. Qu'il avait triomphé, que la Lumière l'avait aidée ! Saël le félicita et décida de le quitter. Il avait déjà trop abusé de son hospitalité. Il se sentait changé.. Plus Fort, brutal, et même méchant... Il s'en alla le jour-même. Il prit le bâteau pour Hurlevent. Une force mystérieuse lui disait d'y aller. Des voix, aussi. Des voix et des visages eux aussi inconnus hantaient son esprit et lui murmuraient de se dépêcher d'aller à Hurlevent. Ce qu'il fit le plus vite possible.

Le bâteau arriva dans la capitale de la race humaine quelques semaines après le départ de Saël. Il descendit du ponton. Deux hommes l'attendaient. Ils étaient vêtus d'une armure noire recouverte d'un tabard orné d'un marteau et de bordures grises. Saël reconnut le tabard des Chevaliers de Uther, bien que transformé. Et là, il comprit. Tout concordait. Le Roi-Liche voulait réunir de nouveau les Chevaliers de Uther mais à son service. Les images et les voix qu'entendaient Etrios était donc en vérité un appel du Maître. Seulement, la Foi d'Etrios avait réussi à chasser ce maléfice qui s'était lui-même transféré dans l'esprit de Saël, vil et désespéré. Une légère inquiétude s'empara de ce dernier. Ce n'était pas son destin. Nul doute qu'en apprenant la véritable identité de Saël, le Roi-Liche l'évincerait comme une mouche. Il s'avanca quand même vers les deux Chevaliers. La destinée d'Etrios était de servir le Roi-Liche, Saël aurait donc désormais pour but de servir les intérêts du Fléau et de son nouveau maître. Il ne fallait pas louper cette chance...

-Bonsoir, mes amis. C'est moi, Etrios.

Les deux chevaliers se regardèrent, celui qui se prénommait Etrios avait bien changé physiquement. Mais il n'y avait aucun doute sur sa nature, si il avait entendu l'appel, ca devait être lui !

-Nous t'attendions, Etrios... Nous sommes heureux de te revoir.
-Mais de même. Au fait, appellez moi Saël, maintenant. L'Etrios d'avant est définitivement mort.

Saël s'avanca et prit le tabard que le plus vieux des deux hommes lui tendait et sourit. Ils y avaient cru, heuresement. L'Histoire de Saël, Chevalier de Uther, ne faisait que commencer.
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Last edited by Saël on Tue 4 Nov - 13:40 (2008); edited 1 time in total
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Valen
Ancien CDU

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PostPosted: Mon 3 Nov - 13:13 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Loin de tout cela, et inconsciente des événements présents et futurs, Valen soufflait la bougie qui surmontait l'autel de la chapelle de Theramore.

Son office du soir était terminé, et le trop peu de gens qui étaient présent dans la nef quittèrent les lieux en silence, rentrant chez eux d'un pas pressé. Valen ferma son livre de prière posé sur le pupitre et le glissa sous son bras avant de quitter à son tour le bâtiment.

Dehors la nuit était déjà tombé, l'hiver approchant, et un vent glacé soufflait dans les rues de la ville. Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle et, ne voyant que deux gardes patrouillant près de la chapelle, prit le chemin du port, où le Soupir était amarré.
Une autre patrouille croisa son chemin, la saluant discrètement de la tête, il y en avait beaucoup ces temps-ci à cause du Fléau qui se réveillait. Comme dans plusieurs régions d'Azeroth, Theramore était en proie à des attaques meurtrières de zombies, répandant une peste hautement contagieuse.
Les gens du peuple restaient au maximum cloitrés dans leurs maisons, ne sortant que par nécessité ou pure folie, car nombreux fûrent ceux qui tentèrent de repousser par eux-même les non-morts et qui maintenant avaient grossis leurs rangs. Les rues n'étaient désormais empruntées que par les gardes de la ville portuaire et les aventuriers de tous horizons qui ne faisaient que passer, aidant un peu trop rarement à combattre le Fléau.

Valen tourna après la grande tour de Dame Proudmore et passa près du bastion de Theramore, où elle vivait autrefois avec ses frères et soeurs de l'Ordre des chevaliers d'Uther. Ce souvenir la fit sourir et elle s'arrêta un instant pour contempler le bâtiment. Après tout personne n'attendait après elle à bord ce soir, et elle pouvait prendre un moment pour elle. Les couleurs de l'Ordre ne flottaient plus sur la batisse de pierre, à l'exception d'une unique bannière, en souvenir et hommage. Pourtant, tout le monde en ville ne rendait pas cet hommage aux chevaliers, et certains médisaient même à leur propos. Selon eux ils avaient abandonnés leur cause... ce qui n'était pas totalement faux... elle aussi l'avait abandonnée... Elle chassa ses pensées. Non ! Elle avait toujours servie la Lumière, avec ou sans le tabard des chevaliers.

Quelque chose attira soudain son regard, une silouhette à l'un des balcons du fortin. Ce devait-être un garde, puisque le fort leur était revenu avec l'extinction de l'Ordre. Pourtant Valen en doutait, la stature et la pose de l'homme lui rappellait Matmarann. Elle s'approcha afin de mieux voir, et à mesure qu'elle avançait elle reconaissait de plus en plus son ancien frère d'armes. Elle allait appeller après lui mais en un battement de cils, la silhouette avait disparue, remplacée par une bannière aux couleurs de la garde de Theramore flottant au gré du vent marin.

"La fatigue me joue des tours par la Lumière" pensa-t-elle, pourtant convaincue de sa vision.

Jetant un dernier coup d'oeil vers le balcon, toujours vide, elle reprit sa route vers le Soupir, espérant que quelqu'un avait préparé le dîner en son absence. Sur le chemin elle repensa au passé, le fortin avait réveillé en elle le souvenir des chevaliers, de son serment, d'Ethänn... Une larme coula le long de sa joue quand elle emprunta la passerelle pour monter à bord du navire...


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Matmarann
Commander

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PostPosted: Mon 3 Nov - 22:12 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Un jour avant la rencontre avec Ethänn ...

Les toiles d'araignées tendues entre les pierres tombales et les socles de marbre, pièges mortels pour toute une théorie d'insectes, brillaient faiblement à la chiche lueur du jour qui parvenait à filtrer de la frondaison. Sur les fils de la vierge, des gouttes de rosée scintillaient comme des pierres précieuses.
Dans le cimetière de la colline des chagrins, devant le tombeau d'Uther où il attendait, Matmarann se leva d'un bond dès qu'il aperçut une silhouette approcher.
- "Alors, c'est vous que je devais rencontrer ici ?"

Derrière l'ombre d'un des piliers de l'entrée du tombeau le visage d'un vieil homme se dessinait enfin au grand jour:
-"Je ne savais pas que ce jour devait nous réunir ?"
-"Que faites-vous ici dans ce cas prophète ?"
-"Et bien je réponds à l'appelle d'une âme en peine, non ?"
-"je ne sais pas de quoi vous parlez, Ollathair ?"


La voix fit son apparition:
-"Je suis Sami ..."
Matmarann fît un pas en arrière, le vieux prophète fût surpris par cette réaction.
-"Tout va bien ? ... entends-tu ton père?"
-"Alors, vous saviez?"
-"Savoir ... Je suis le prophète, jeune homme !"
-"Vous saviez pour la voix et vous ne m'avez rien dit ?"


Le prophète s'approcha du paladin pour le réconforter.
-"Matmarann, je sais seulement que cette voix doit partir, tu dois choisir par toi-même et non par des fantômes du passé? Ton père est mort depuis bien longtemps, si tu entends ces voix ... Elles viennent de ton imagination ?"
-"Mais ... Mais pourtant certains de mes compagnons m'ont dit qu'ils les avaient entendus également ?"
-"Ils ont entendu ce qui sortait de ta bouche uniquement ... "

-"Il ment, il ne veut pas que tu connaisses le vrai pouvoir ..."

-"Vous aviez dit que mon destin était scellé à la lumière, depuis que je suis jeune je m'efforce de croire en ma foi. Vous m'aviez dit que la lumière était à mes côtés, n'ai-je pas suivi vos conseils sur les traces de mon père ? n'ai-je répondu au mieux en servant le peuple, en vivant près de mes frères d'Uther ?"
-"N'es-tu pas devenu un paladin digne de ce nom et respecté par tes frères?"

-"Il est la cause de tous tes problèmes ..."

-"Mais l'union et la fraternité était le chemin qui mène à la justice, le chemin qui mène à l'amour ... Et ou était le destin quand les chevaliers se sont éteins ? Où est la lumière quand vous vous sentez abandonné, car vous avez abandonné ? J'ai déçu les miens et je me suis senti abandonné ! Ou étiez-vous durant tout ce temps ?"
-"regarde-le, il te prenait pour son jouet !"

Le paladin porta la main à son épée, visiblement troublé.
-"Matmarann ... crois-tu vraiment ..."
-"Je crois seulement que la justice et le bien des gens doivent arriver ! Hurlevent n'est plus que la souillure de ce qu'elle aurait dû être. Des gens portants la couleur de L'alliance et qui s'espionnent, alors que d'autres meurent devant leurs portes. Des hommes et des femmes devant s'unir au lieu de se tirer dans les pattes ? Où est la vrai justice !! Où est la lumière !!! si le combat est éternel ?"

-"Oui, voilà ! tu y-es !"
-"Mes frères et mes compagnons se sont battus en croyant à un monde de paix, à un monde ou les gens seraient faire la part des choses, pour éviter de jalouser leur prochain !!! Et que nous laissez vous ? ... Un éternel monde ou chacun convoite, joue pour lui-même, ne respect que ce qu'il pense être bien pour lui et j'en passe !! Est-ce ça Hurlevent ?"
-"Mais ce monde n'existe pas dans le royaume des vivant ... Matmaran. Soupira Ollathair"

-"Tu entends, il avoue !!"

Le paladin sorti son épée du fourreau et tendit son épée devant lui à bout de bras; cherchant du regard à droit et à gauche, il hurla:
-"MAIS QUI ES-TU, A LA FIN ?"
Ollathair chercha à qui il pouvait bien s'adresser.
-"Je suis ton roi ! Je suis celui qui a cru en la vraie justice. J'ai préféré jadis sacrifier des vies, pour sauver un monde ... Et tous les miens se sont retourné contre moi. Alors que je faisais cela pour les sauver ..."

Matmarann tourna autour de lui pour chercher ou pouvait se trouver celui qui lui parlait
-"Ton père est mort !! Et la seule voix que tu entends depuis toujours est la mienne ... Ne suis-je pas la lumière que tu cherches ... Ne suis-je pas la vraie justice que toi et les tiens avaient toujours cherché ? Je suis ton seigneur ..."

Matmarann finissant son tour sur lui-même, pointa son arme sous la gorge d'Ollathair.
-"Pourquoi, nous avoir tous fait croire en un destin sans avenir ..."
-"Certain homme montrent l'exemple"


Matmarann était en l'arme:
-"Pourtant, vous n'étiez pas là, quand les chevaliers avaient besoin de vous ... Vous n'étiez pas là pour nous guider ... et vous nous avez tous trahi"
-"Les chevaliers d'Uther vont renaître et en eux la véritable justice, celle que vous avez toujours cherché va venir !!"

Ollathair bouleversé, ouvrit grand les yeux et battit des paupières. Matmarann en larme se tenait toujours devant lui, bien campé à présent sur ses jambes, il tenait son épée d'une main ferme - l'incarnation de la force physique alliée à une détermination irréductible.
Ollathair écarquilla les yeux lorsqu'il vit l'arme commencer à décrire un arc de cercle dans l'air. Le paladin sans un bruit, sentit que toute sa volonté était mobilisée sur le coup qu'il se préparait à porter.

-"Hahahahahahahahahahaha !!!"
-"Pardonne moi Mat ... Pardonnez-moi Chevaliers ..." chuchota Ollathair.

L'acier s'enfonça dans la chair du vieux prophète avant qu'il ait eu le temps de bouger, la lame de son épée, à une incroyable vitesse, trancha le haut de l'épaule du vieil homme.
Comme si le temps avait ralenti, Matmarann vit l'acier couper les muscles, briser les os, déchiqueter les tendons et trancher net les artères. Suivant exactement la trajectoire voulue par son maître, la lame traversa le cou du prophète, coupa net sa trachée-artère et ressortit de l'autre côté.

La bouche ouverte sur ces derniers mots, les yeux écarquillés, la tête d'Ollathair s'envola dans les airs, tourna sur elle-même avec une étrange lenteur et s'écrasa sur le sol en projetant autour d'elle des geysers de sang rouge et pourpre.

Matmarann s'immobilisa toujours en larme. Le monde redevint perceptible tout autour de lui et il vit la tête grotesque qui roulait sur le sol. C'était fini ...

-"Justice a été faite ... le mensonge ne sera plus toléré !"

Le paladin resta la durant plusieurs jours ...
-"Maintenant va, car tes compagnons t'attendent ... Ensemble vous imposerez la justice de votre seigneur !!"

C'est ainsi que Matmarann partît à la recherche de ses frères et soeurs, dont le destin était déjà scellé, ses cheveux avait pris une couleur légèrement argentés. Sans même se retourner derrière lui, il prît la route du sud.

Quelques mètres plus haut, sur la statue d'Uther coulait des larmes de sang ...


Last edited by Matmarann on Tue 4 Nov - 13:22 (2008); edited 1 time in total
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klhingox
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PostPosted: Mon 3 Nov - 23:03 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Klhingox se souvenait de ce temps où il portait encore son nom, celui là même que ses aieuls lui avaient choisi à sa naissance.
Klhingox se souvenait encore de ce temps où son ordre était respecté de tous et n'avait pour seul but que de servir le peuple.

Mais ce temps là était révolu, les chevaliers avaient failli tous et toutes. Et maintenant que restait il de la lumière blanche, des premières chevauchées aux côtés d'Ethann, de Valen ou encore de Tyrion ?

Souvenirs que tout cela ! Fariboles et niaiseries et autres contines qu'on lit le soir aux enfants afin de les aider à trouver le sommeil.

Il avait enduré tant de choses seul depuis la fin de son ordre : la solitude, la faim, le froid
Les nuits noires seul à endurer les hurlements des bêtes sauvages à se cacher de la horde lui qui avait par le passé chéri ce tabard, cette lumière et son bastion de Theramore.

Et maintenant que sont devenu les chevaliers de la lumière ?
Des êtres assoifés de richesses, d'avantages et de récompenses
Mais qui parmi eux offrirait encore son corps en rempart pour sauver une pauvrette sans défense !

Cette époque est révolue !

Une dernière fois dans un long soupir il s'était rendu dans le fortin de Theramore, là où il avait reçu son tabard à l'époque où cela avait encore un sens d'être un paladin !

Certes bien des années plus tard il avait croisé à nouveau Dame Valen la vertueuse, l'avait elle reconnu il ne pouvait en être sur. Une fausse identité, un piêtre comportement, il avait tou essayé pour la détourner de lui et il semblait avoir atteint son objectif.

Méthodiquement, Ashtelion, car c'est comme cela qu 'il se nommait dorénavant, finissait de ranger soigneusement son âme sur son présentoir, il regarda une dernière fois le soleil couchant se refleter sur son coeur et caressa presque amoureusement le tranchant de sa volonté.

Tout était fini, tout ....Comme si cela n avait jamais existé.

Il lui fallait partir, rejoindre l'auberge de son père pour y finir ses jours loin de tous, loin de cette vie d'aventures qu'il partagea avec des chevaliers dont la seule évocation des noms le faisait encore frissoner comme un jeune hérault le soir de ses noces.

Mais alors que tout semblait rentré dans l'ordre une voix lointaine se fit entendre :

Alors tu lâches prises petit frère ? Tu abandonnes ? tu te résignes ?

Malgré les années le paladin était encore assez vif pour effectuer un demi tour sur lui même qui aurait surpris plus d'un de ces jeunots sur un champ de bataille mais rien, personne surement les échos d'une dispute lointaine portée à luipar les murmures du vent

Clic fit lle bruit de la serrure du coffre en se refermant

Mais ce bruit fut accompagné d'autres alors qu'il entamait sa lente descente des escaliers du Fortin.

Un clic, puis un autre et encore un troisième

A nouveau il se retourna, ses yeux ne pouvaient croire ce qu'ils voyaient son âme, son coeur et sa volonté étaient là devant lui sans nain pour les tenir ou les porter

Sorcier où te caches tu ? hurla t'il

Pour seul écho, il entendit à nouveau la voix

Alors tu lâches prises petit frère ? Tu abandonnes ? tu te résignes ?

Personne sur cette terre ne pouvait l'appeller de la sorte ! Seul son frère dont il portait toujours la chevalière avait ce privilège !

Ainsi Tu as oublié ton serment ? tu m'as oublié ? tu t'es oublié ?

De l'amas de ferrailes qui se tenait devant lui, émanait bien la puissance de l'âme de celui qui lui avait appris tant de choses tant de belles choses tant de choses que lui n avait pu enseigner à sa descendance : de son frère chéri !

S'agenouillant comme il l'avait rarement fait dans toute sa vie, ilne pouvait plus retenir ses larmes qui ruisselaient sur ses joues.

Tu t'es trompé Klhingox ! Tu as oublié ma première leçon ! Souviens toi comme battre un ennemi supérieur en nombre, plus expérimenté et mieux armé ? Alors j'attends !

Ses fesses se souvenaient très bien de la réponse : En le connaissant en maitrisant ses armes et en brisant ses poihts forts !

Je vois que tu n'as pas tout oublié petit frère ! Alors Si tu veux honorer ton serment il te faut faire ce choix !

Voici le mot tant redouté prononcé : Serment !
Non il n'avait pas oublié ! Même quand les doutes l'avaient assaillis ! même quand l'espoir l'avait abandonné !

Alors que faire ? mon frère Dis moi !

Mais point de réponse ne furent prononcée par son âme, son coeur et sa volonté.

Et le nain de s'écrouler tremblant et frissonant comme jamais auparavant

IL faut vraiment que j'arrete la Thunderbeer ! mais pas ce soir !


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Urien
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PostPosted: Tue 4 Nov - 00:36 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Gerios tirait la longe de son cheval avec désinvolture, arpentant de nouveau cette route qu'il connaissait par cœur. Il avait du la faire des centaines et des centaines de fois, en toute saison, en tout temps mais cette fois là elle lui laissa un goût amer dans la gorge. Alors qu’il passait, le col remonté pour parer à l’assaut hivernal sous les grandes portes de Hurlevent, son regard se porta sur un arbre dénudé. Un arbre sans feuilles comme il y en avait tant en cette saison mais un détail, macabre, le fit frémir. Une femme se balançait, au gré du vent, une corde autour du cou. Elle était recouverte de neige et ses yeux laiteux étaient fixés vers le ciel dans une expression implorante de pitié. Depuis quand était-elle ainsi humiliée, son âme volée aux regard de tous. La question effleura l’esprit de Gerios, et une pensée soudaine pour sa famille le fit resserrer son manteau. Il enfouit son visage entre ses épaules et passa la grande porte.
« T’as entendu ça toi aussi…Ca ne fait que jaser en ce moment sur leur hypothétique retour.
- Moi j’y crois. Pour te dire j’en ai croisé deux aujourd’hui.
- Et bien voilà ce qu’il nous fallait ! On va lui botter le cul à Arthas et sa horde je vous le dis les gars. Pff ces Chevaliers ne sont que des pleutres ! Qu’ils aillent au Diable tous autant qu’ils sont. »
Tous s’esclaffèrent. Gerios passa non loin d’eux, quelque peu curieux de cette conversation.
« Pardonnez moi Messires, mais de qui parliez-vous ? Tous le regardèrent avant que l’un des trois hommes ne s’avance.
- Des Chevaliers de Uther. Ils sont dans la ville, de nouveau parmi nous l’ami. Le sarcasme dont faisait preuve cet homme ne laissait aucune interrogation quand à son animosité envers les Chevaliers. Gerios sourit discrètement.
- Oui c’est bien ce que je pensais. J’en connais un personnellement et croyez-moi ils sont de retour pour de bon, ils vont changer la face du monde. Tous restèrent stupéfait. Mais dites-moi qu’est-il arrivé à cette pauvre femme pour qu’elle soit pendue ainsi ? »
L’un des hommes fit un signe de tête à son collègue qui discrètement glissa une main dans sa poche. Le troisième avait déjà fait le tour de Gerios sans que celui-ci ne comprenne vraiment ce qui se passait sous ses yeux. Avant même qu’il ne pût dire quoi que ce soit, un bras se passa sous son menton, lui enserrant la gorge, avant qu’un coup de poing ne vint s’enfoncer en son sternum lui coupant la respiration. Un coup de pied dans le genou lui arracha un cri de douleur. Gerios s’écroula sur les rotules avant qu’un autre coup de pied ne le propulse sur le manteau de neige qui recouvrait le pavé de Hurlevent. Son cheval hennit bruyamment avant de partir au galop dans les rues de la cité.
« Mais qu’est-ce qui vous prend ?
- Tu veux savoir ce qui a tué cette femme ? Ce sont les même Chevaliers que tu adules…Ne fais pas cette tête, ce n’est que la vérité. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et voilà ce qu’ils apportent, la mort et la désolation.
- Non c’est impossible Ethänn est un homme bon et plein de générosité…Un violent coup de pied dans le menton lui cassa deux dents et une gerbe de sang éclaboussa la neige immaculée.
- La ferme pauvre fou ! Tout ce que tu mérites c’est d’être toi aussi pendu aux côtés de cette pauvre femme. Elle qui à osée s’élever contre eux et qui fut récompensée de la plus belle des manières. »
Gerios reculait, la main au visage, le sang ruisselant sur le parterre. La peur se lisait sur son visage, une peur viscérale qui montait des tréfonds de son âme. Il en appelait à cet homme avec qui il avait partagé près d’un an de sa vie, avec qui il avait ri, avec qui il avait vu grandir son garçon. Il priait la Lumière de lui venir en aide. Mais pour seule récompense, ce fut deux hommes qui l’agrippèrent par les épaules et le traînèrent jusqu’à l’arbre dénudé. Il avait beau hurlé, se débattre, il ne pouvait qu’épuiser ses maigres ressources d’énergie. Il était meurtri, blessé, son cœur battait à tout rompre, sa tête tournait, il pensait rêver. Un cauchemar dont il se réveillerait bientôt. La corde passée autour de son cou, le nœud resserré sur sa nuque, tout ceci était trop réel. Ils le firent grimper sur un tonneau, le même qui avait servi à pendre la pauvre femme. Gerios les priait d’arrêter là leur sombre entreprise, leur criait qu’il avait une femme et deux enfants, leur gémissait qu’il n’avait jamais rien fait de mal, qu’il n’était qu’un homme parmi tant d’autres mais pour seul réponse, il ne reçut que brimades, invectives et coups. Il sentit la corde tirée sur ses cervicales, l’obligeant à se détendre pour pouvoir respirer correctement. Mais comment se détendre en pareille situation. Alors que tout semblait perdu, il se tourna vers la jeune femme qui gisait à ses côtés et il pria pour le salut de son âme et de la sienne. Du coin de l’œil il aperçut quelque chose devant la grande arche de la ville. Un cheval bai avec un homme dessus, l’épée au clair. Ce n’était pas un guerrier car il était vêtu de bien piteuses façons mais quelque chose chez cet homme lui  redonna espoir. Un espoir qu’il croyait envolé. Il ouvrit la bouche, pleine de son sang pour hurler sa joie lorsque la corde se resserra violemment autour de son cou. Il battait des pieds nerveusement dans le vide, essayant d’inspirer de l’air qui ne venait pas. Ses mains solidement attaché derrière son dos ne lui étaient d’aucun secours. Il entendait vaguement des bruits de sabots, de combats, des cris de rage, de peur, de douleur, le son de la chair sur le sol, du sang sur la neige. Il distinguait l’écho lointain d’une lame non loin de lui, le souffle chaud d’un homme sur sa poitrine. Il se sentait partir, ce besoin vital se faisant ressentir dans ses poumons en feux. Chaque muscle de son corps se raidissaient sous la pression et le manque d'air. Ses yeux se révulsèrent à tel point qu'ils devinrent écarlate de sang. Son cœur ne battait déjà plus dans sa poitrine. Son corps était aussi froid que l'hiver, il ne ressentait plus rien. Son regard se voilait peu à peu. Il se sentait soulever de terre comme une plume sous le coup d’une légère brise. Mais personne ne le retint, car personne ne pouvait le faire revenir. 

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Urien
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PostPosted: Tue 4 Nov - 01:31 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Quelques heures avant ces sombres évènements non loin de la Cathédrale.
 
Ethänn était assis à sa table le visage enfouie entre ses mains. Son corps était empli de soubresauts et de légers gémissements se faisaient entendre. Lorsqu’il prit la parole sa voix était brisée, faible murmure d’une âme en peine :
« Que se passe-t-il…Je ne comprends plus rien à ce monde. Pourquoi…Dois-je continuer à me battre pour ce résultat, est-ce là ce que nous avons apporté au Peuple, est-ce cela l’enseignement que nous leur avons légué…Si tout ce que nous avons fait se retrouve ainsi bafoué pourquoi continuerais-je d’être ce que je suis ? Il porta son regard rougie par les pleurs vers le plafond. Lumière, vie de toute vie, essence de toutes les âmes, accorde moi ta clémence et ta clairvoyance, je m’en remets à toi. »
Il resta un long moment, les yeux clos. La paix de l’âme le gagna peu à peu, et un regain d’énergie soudain lui rendit toute la chaleur et la bienveillance qu’il connaissait depuis ses débuts en tant que Chevalier. Un mince sourire illumina son visage. Elle ne l’avait pas quittée cette Foi qu’il défendait, qu’il prodiguait, qu’il célébrait. Elle était en lui. Sa tête se rabaissa lentement et il ouvrit les yeux sur ses paumes. Ses mains se resserrèrent doucement, puis fermement. Il était temps pour lui de redevenir un vrai Chevalier quoi qu’il lui en coûte. Il était temps pour lui d’affronter ses peurs et de renaître.
« Je suis un Chevalier de Uther à jamais. Le jour est venu de le clamer haut et fort, pour la gloire de la Lumière et pour Uther notre père. »
Ethänn se leva prestement et se dirigea vers son armoire. Il ouvrit le loquet et fit basculer les portes. Un sourire mélancolique encadra son visage. Son armure était toujours là, ainsi que son tabard. Il prit ce dernier entre ses mains. Le contact du tissu sur sa chair le rasséréna. Il était sur la bonne voie. Il l’enfila pardessus ses vêtements de fermier, ceint sa lame à son flanc puis se regarda dans le miroir. Il reconnaissait ce regard. Oui il était de nouveau l’homme qu’il avait toujours été. Il passa une main sur sa barbe florissante lorsque soudain quelque chose attira son regard. Matmaränn se tenait dans l’embrasure de la porte.
« Je vois que tu es un homme nouveau mon frère.
- Je suis toujours le même Matmaränn et le resterais à jamais. Son compagnon poussa un léger soupir qui surpris Ethänn. Mais toi je te trouves changé. Ethänn fit face à son ami.
- Vraiment ? Tu as peut-être raison comme toujours. Légère note d’agacement. J’ai…comment dire…ouvert les yeux dernièrement.
- Sur quoi ? Matmaränn ne souriait plus et son regard semblait lointain. Mon frère ?
- Pardonne-moi. Disons que j’ai appris à me connaître. Un nouveau sourire énigmatique apparut sur ses lèvres.
- C’est au travers d’épreuves comme la nôtre que nous découvrons notre vraie valeur. »
Ethänn s’avança vers son compagnon lorsque quelque chose attira leur attention. Un cheval scellé sans homme pour le monter hennissait nerveusement devant la maison. Ethänn sortit de chez lui et pris la longe du cheval. Il lui flatta l’encolure pour le rassurer, il jeta un regard inquiet à Matmaränn qui se contenta de hausser les épaules :
« Que se passe-t-il ? dit-il.
- Je sais à qui appartient ce cheval.
- Et alors ? Tu comptes aller le lui rendre ?
- Si ce cheval se trouve ici c’est que son propriétaire à des ennuis. Attends-moi là ! Ethänn grimpa sur le cheval et fit claquer ses talons sur ses flancs. A mon retour nous aurons une discussion toi et moi ! »
Matmaränn leva une main docilement en guise de salut. Ethänn chevauchait à bride rabattue guidé par l’instinct du cheval. Il savait au plus profond de lui que quelque chose n’allait pas.
« Gerios tient bon… »
Il vit défiler bon nombres de citoyens, certains surpris, d’autres heureux alors que chez certains une animosité certaine était de mise. Mais chaque chose en son temps, il lui fallait retrouver son ami. Son regard fut attiré par du sang sur la neige puis une traînée dans la poudreuse. Instinctivement il dégaina son arme. Il fit avancer le cheval jusqu’aux portes de la ville. Le spectacle qu’il y vit le laissa sans voix. Un instant il crut qu’il rêvait. Mais le vent s’insinuant dans sa chemise, le contact de la garde en cuir sur sa peau, la respiration lourde de sa monture, tout ceci ne pouvait pas être le fruit de son imagination. Il contempla avec horreur ce qu’il avait sous les yeux. Trois hommes en regardaient un autre se balancer au bout d’une corde. Et cet autre personne était Gerios. Il vit également la pauvre femme qu’il avait laissé mourir et un terrible sentiment de culpabilité s’empara de lui. Mais la colère qu’il ressentait surpassait tout. Il serra les dents, son visage se durcit, ses yeux s’étrécirent. Il lança son cheval avec violence brandissant son arme haut et fort. Le premier coup qu’il asséna fendit le crâne d’un des hommes qui s’écroula raide mort dans une gerbe de sang. Les deux autres abasourdis tentèrent de s’échapper mais le Chevalier en fit tomber un d’un coup de pied bien placé entre les omoplates. Il tendit sa main vacante vers le fuyard et un terrible éclair de lumière le foudroya sur place. Il descendit de sa monture et se dirigea vers l’homme près de lui. Il gesticulait dans l’espoir de lui échapper. Ethänn s’avança vers lui, le regard noir, son épée au clair rougit de leur sang reflétait toute la haine qu’il éprouvait en cet instant. Il se pencha et saisit l’homme par le col. Sa lame vint se poser contre sa glotte :
«  Je vous en prie arrêtez…par pitié
- De la pitié ? Ethänn porta son regard vers Gerios qui gesticulait de moins en moins. Il se tourna de nouveau vers l’homme un désir irrépressible le tiraillait. Tuer cet homme ou sauver son ami. Hors de ma vue misérable que tu es ! »
Il le jeta sur le sol et courut vers son compagnon. Il coupa la corde et vit l’homme prendre ses jambes à son cou. Il déposa son ami sur le parterre de neige. Il ne respirait plus. Ethänn posa sa lame à ses côtés et appliqua ses mains sur la poitrine de Gerios. Il ferma les yeux. Des mots inaudibles passaient au travers de ses lèvres entrouvertes. Un psaume à la Lumière. Une prière pour son ami. Mais quelque chose clochait. La Lumière n’était pas à ses côtés. Il fit taire cette colère qui montait en lui et qui bousculait sa sérénité. Lorsqu’il parvint enfin à faire le vide en lui une étrange lueur émana de ses paumes puis peu à peu gagnait le corps sans vie de Gerios. La lumière devenait plus intense au fur et à mesure que le Chevalier psalmodiait.
« Je ne te laisserais pas mourir Gerios… »
A cet instant, Gerios se souleva de terre, entraîné par ce besoin de respirer tel un nouveau-né fraîchement sortie du ventre de sa mère. Ethänn laissa s’échapper un soupir de soulagement avant de rire à gorge déployé. Gerios reprenait peu à peu des couleurs, malgré la marque rouge autour de son cou. Il regardait Ethänn avec surprise, comme s’il ne s’attendait pas à le revoir. Les larmes gagnèrent Gerios aussi vite que la vie l’emplissait à nouveau. Il étreignit son ami avec force et s’abandonna, en pleurs. Ethänn n’aurait pu ressentir pareille joie qu’en cet instant. Justice était rendue. Il venait de se retrouver et de sauver un ami.
Aux portes de la ville, adossé au chambranle de l’immense porte, Matmaränn contemplait la scène. Son sourire s’était envolé à l’instant où Gerios avait repris vie. Il fit demi-tour, et disparut dans le brouillard qui tombait lentement sur la ville.

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PostPosted: Tue 4 Nov - 22:46 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ethänn aida son compagnon à se relever et lentement, tout deux remontèrent l’allée centrale vers Hurlevent. Le Chevalier tendit la longe du cheval à son ami qui fut si heureux de retrouver le contact de l’animal. Alors qu’ils marchaient côte à côte sans un bruit, un cri détourna l’attention d’Ethänn, on l’appelait. Il chercha du regard l’intriguant et distingua une silhouette claudicante se dirigeant vers lui. Son visage s’illumina lorsqu’il reconnut une ancienne connaissance :
« Antariös ! Par Uther ! Comme il est bon de te revoir. Il l’enserra fortement contre sa poitrine. Le vieil homme tapota l’épaule d’Ethänn le sourire aux lèvres.
- J’ai eu vent de ton retour Ethänn. Je ne pouvais pas rater cette occasion de te retrouver.
- Mais comment vas-tu mon ami, où étais-tu donc ?
- Je pourrais te demander la même chose, mais je crois que nous parlerons de tout ceci une autre fois.
- Pourquoi que se passe-t-il ? l’empressa le jeune Chevalier.
- Il s’agit d’une histoire compliqué…Antariös regardait le paysan avec une once de méfiance.
- N’aie crainte, Gerios est mon ami. Antariös regardait Ethänn avec sévérité. Ce dernier acquiesça et demanda à Gerios de les laisser seul un moment.
- Ne t’en fais pas Ethänn, je comprends tout à fait. De toute façon après tout ce que je viens de vivre, je tournerais sept fois ma langue dans ma bouche avant de dire quoi que ce soit. Je t’attendrais sur la place du marché.
- Merci Gerios.
- C’est moi qui te remercies Ethänn. Et il s’en alla. Les deux hommes le regardèrent partir puis disparaître au coin de la rue.
- Alors qu’y a-t-il de si important pour interrompre nos retrouvailles.
- Tu te souviens du prophète ? Ethänn mit un temps avant de répondre.
- Ollathair ? On dirait une autre vie…
- Oui, c’est au sujet de cet homme. Il a été retrouvé assassiné sur le tombeau de Uther.
- Pardon ? Assassiné tu dis.
- Oui Ethänn. Il a eu la tête tranchée. Le Paladin digéra la nouvelle comme il le pouvait.
- En sais-t-on davantage sur ce crime, les auteurs ? des témoins ?
- Non personne ne sait qui aurait pu commettre pareille atrocité mais moi une chose m’a fait mettre la puce à l’oreille…
- Parles !
- L’autel de Uther, sa statue. On y a retrouvé des larmes de sang. Sais-tu ce que cela signifie ? Ethänn fit non de la tête. Une seule fois cela s’est produit auparavant, une seule et unique fois. A la mort du Roy Terenas de Menethil par la main de son fils, Arthas.
- Qu’essaies-tu de me dire ?
- Ouvres les yeux Ethänn, Arthas était un Chevalier tout comme toi aujourd’hui.
- Tu veux dire que Ollathair a été tué par…un Chevalier ? Le vieil homme acquiesça péniblement. Non c’est impossible ! Personne ne pourrait commettre un tel crime !
- En es-tu vraiment sur Ethänn ? Le Paladin détourna le regard du vieil homme repensant à son frère, à ses impressions étranges qu’il ressentait.
- J’en suis certain, aucun Chevaliers ne se laisserait ainsi corrompre c’est impossible, tu te trompes.
- Je vois que ton cœur est toujours tourné vers tes compagnons mais n’oublie pas à qui tu as prêté serment. Tu sers la Lumière Ethänn et pas tes compagnons. Ne confonds pas les deux. Garde toujours ton impartialité et ton cœur pur pour pouvoir juger de la meilleure des façons.
- Tu crois m’apprendre quelque chose, je sais à qui j’ai prêté allégeance et j’ai vu mes compagnons en faire de même. Je les ai vu grandir, évoluer, et je te garantis sur mon honneur que aucun de mes Chevaliers ne feraient pareilles exactions. »
Les deux hommes se dévisagèrent un long moment. Ethänn fit le premier pas :
« Je dois te laisser j’ai quelqu’un à voir. N’hésites pas à repasser un plus tard dans la journée…Le ton du Chevalier était partagé entre le désir de revoir le vieil homme et son appréhension à découvrir quelque chose qu’il ne devrait pas chercher à comprendre.
Lorsqu’il repartit pour la cité son cœur était empli de questions. Il n’alla pas retrouver Gerios mais Matmaränn. Ses pas étaient lourd mais sa détermination inébranlable. Quelque chose lui indiquait clairement que son frère était la clé de tout ce mystère. Il fallait en avoir le cœur net.
« Tu me cherchais ? Ethänn fit volte-face son compagnon se tenait là devant lui.
- Je ne t’ai pas entendu arriver.
- Peut-être ton esprit est-il trop préoccupé en ce moment. Toujours ce sourire étrange aux lèvres.
- Peut-être en effet. Dis-moi Matmaränn depuis quand as-tu ressenti le désir de redorer le blason de Uther ? Matmaränn observa un temps de silence guettant la moindre expression de son homologue.
- Pourquoi cette question mon frère ?
- J’aimerais juste savoir tes motivations. Après tout ce temps…Pourquoi maintenant ?
- Le monde n’est-il pas en train de changer mon ami, le monde n’as-t-il pas de nouveau besoin de nous ?
- Et si tel n’était pas le cas. Regardes ce que nous avons apporté en à peine quelques heures, je ne crois pas que le monde ait besoin d’être divisé, pas en ces heures sombres.
- Et crois-tu que nous en sommes la cause mon frère ?
- Evidemment ! Nous les avons abandonnés ! Matmaränn poussa un long soupir.
- Ethänn…Si le Peuple ne sait pas se gérer tout seul alors qui sommes-nous pour lui dicter la marche à suivre. Nous ne sommes que des hommes après tout et les hommes aussi pieux soient-ils font eux aussi des erreurs. Que le Peuple nous en veuille est une chose mais qu’il nous le fasse payer alors que nous avons sacrifiés nos vies pour lui cela je ne puis l’accepter. Qu’ont-ils faits pour nous ? N’avons-nous jamais rien gagnés à les secourir de leur misère ? A les prendre sous notre bouclier, à encaisser des coups sans sourciller. Non Ethänn, si c’est ainsi que le Peuple nous remercie après tout nos efforts alors ils ne méritent pas que nous nous battions pour lui.
- Est-ce là le fond de ta pensée mon frère ? Est-ce vraiment ce que ton cœur te dicte ? Car si c’est vraiment le cas, tu te trompes de chemin. Depuis quand les Chevaliers de Uther se soucie de la gloire, de leur renommée, d’une quelconque grâce, d’un quelconque acte de charité de la part des gens qu’ils protègent ? Si nous nous battons c’est parce que nous l’avons décidé, pour la justice et l’honneur, pour la paix et le bien-fondé de nos valeurs. Nous n’attendons rien en retour Matmaränn, rien.
- Alors peut-être est-il temps de se battre pour une autre cause ? J'en ai assez de ne recevoir que brimades pour mes fautes passées. Assez d'être le pion d'une destinée qui n'est pas mienne. Durant toute ma vie j'ai suivie une route qui n'était qu'illusion Ethänn, et aujour'dhui seulement je m'en rends compte. J'ai ouvert les yeux sur ce monde et il m'écoeur au plus haut point.
- Et que préconises-tu pour le faire évoluer ?
- Il faut changer notre façon d'être. Ne plus être de simples spectateurs de notre gloire mais y participer, forger notre destinée. Montrer au peuple qui nous sommes et leur faire comprendre qu'on ne nous jette pas une fois que notre aide a été demandé.
- Entends-tu ce que tu dis Matmaränn, te rends-tu compte à quel point ton jugement est obscurcie par ta prétention à vouloir faire de notre Ordre, le bastion de la peur.
- Je te parle de ne plus être traité comme des chiens ! Vois le regard des citoyens à notre encontre, vois cette cicatrice que tu arbores à présent et pour quelle faute ? Celle d'avoir pris congé ? Est-ce là ce que l'on nomme la gratitude ? Non mon frère, il faut faire valoir nos droits comme tout le monde.
- Je n'adhère pas à ta vision des choses Matmaränn. Et aucun de nos Chevaliers ne te suivras sur cette voie. Le visage de Matmaränn s'éclaira lentement.
- Que tu crois Ethänn que tu crois...J'en ai déjà convoqué certains et ils sont revenus avec joie.
- Foutaises ! Soudain Ethänn prit conscience d'une chose. Es-tu allé sur le tombeau d'Uther dernièrement ? Le visage de son frère s'assombrit. Matmaränn laissa échapper un sourire carnassier.
- Allons mon frère me crois-tu capable d'une pareille atrocité ?
- Je n'ai jamais parler d'atrocité Matmaränn je t'ai juste demandé si tu avais été dans les Maleterres. Antärios avait raison...Qu'es-tu dont devenu ! Ollathair était ton allié !
- Non ! Matmaränn attrappa Ethänn par le col avant de le plaquer contre le mur. Ce n'était qu'un vieillard sénile qui m'a manipulé tout au long de ma vie. Il n'a eu que ce qu'il méritait ! Je me suis découvert une force que je ne soupçonnais pas Ethänn, tu devrais me suivre mon frère. Ethänn plongea son regard au fond de celui de son illustre frère et ce qu'il y vit le fit frémir. Il avait percer à jour cette puissance étrange qu'il ressentait à son contact, ce froid si intense qui le dévorait de l'intérieur. Ce n'était pas Matmaränn qu'il avait sous les yeux mais son reflet, son côté sombre. Son âme était aux mains d'une entité bien trop puissante pour le Paladin.
- Je ne te suivrais pas Matmaränn, pas sur cette voie. Tu dis vouloir suivre ta destinée, mais tu ne fais que suivre la volonté de ton maître, tu es à nouveau le pion d'une destinée qui te dépasse. Matmaränn contempla Ethänn, et l'espace d'un instant il redevint lui-même, l'espace d'un instant seulement. Car il resserra sa prise sur Ethänn , le regard noir.
- Je fais ce qu'il me plaît Ethänn et personne ne me contrôle, je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie.
- C'est ce que tu crois, mais au fond de toi je suis sur que tu doutes de tes actes. Tu vaux mieux que ça Mat...Le Chevalier envoya un coup de poing au visage d'Ethänn qui s'écroula le long du mur.
- Tu ne sais rien de moi, tu ne sais pas ce qui est bien pour moi, tu te crois au-dessus de moi, tu penses me connaître mais tu fais erreur. Je ne me suis jamais aussi bien sentie que maintenant alors gardes ta rengaine pour un autre. Ethänn cracha le sang qui emplissait sa bouche avant de se relever lentement. Il s'appuya contre le mur dardant un regard empli de pitié à son ami et frère.
- Tu me fais honte Matmaränn, je suis profondément attristé par la voie que tu empruntes mais saches une chose. Ethänn se releva de toute sa carrure. Tu me trouveras toujours sur ta route. Je t'empêcherais d'agir au nom de ton soi-disant prince car je sais la vérité, ton âme ne peut se cacher à moi. Et quoiqu'il m'en coûtera je te ramènerais sur le chemin de la vertue. Matmaränn éclata d'un rire sans saveur.
- Ethänn mon frère, ta conviction et ta foi sont exemplaires et pardonne-moi d'en rire. A moi de te dire une chose. Il s'avança vers le paladin. Tu me suivras Ethänn que tu le veuilles ou non. Ton âme est liée à la mienne, tu verras, nous nous retrouverons bientôt et tu seras de nouveau à mes côtés
Matmaränn fit volte-face et quelque chose en lui s'agrippa à Ethänn. Ce dernier ressentit un froid immense l'enserrer. Quelque chose le vidait de l'intérieur. A mesure que son compagnon s'éloignait, la poigne surnaturelle se faisait plus intense à tel point qu'une voix d'outre-tombe martela la tête du Chevalier:
« Ton frère m'appartient ! Et toi aussi tu m'appartiendras très bientôt...»
La voix s'éteignit à mesure qu'Ethänn invoquait la Lumière. La chaleur revint en son corps comme les prémices du printemps chassant le rude hiver des plaines de Comté-du-Nord. Matmaränn n'était plus là mais il ressentait encore sa présence comme marqué au fer rouge en son âme. Il était temps d'agir:
« Je dois retrouver mes frères et soeurs avant lui. Ce combat, je ne peux le mener seul

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PostPosted: Today at 04:31 (2019)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !!

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