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l'Histoire des chevaliers d'Uther !!
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Admin
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Joined: 30 Jun 2007
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PostPosted: Thu 30 Oct - 13:59 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ici, nous allons mettre le renouveau de l'ordre, vous pourrez poster vos récits Rp, mais aussi faire des suites au messages poster par d'autres (ça va etre marrant ainsi), bonne lecture.

Voici, l'histoire des chevaliers d'Uther !!
Ethann wrote:
"L'hiver s'annonce rude cette année, sans compter que les rumeurs vont bon train.
- A quelles rumeurs fais-tu allusion ?
- Celle du réveil d'Arthas pardi ! Tu sors un peu de ta campagne des fois ?
- Tu plaisantes !
- Non vrai de vrai. Il paraît que le port de Hurlevent est en émoi et que l'on affrête bon nombres de navires pour aller explorer le Norfendre et empêcher tu-sais-qui de se relever d'entre les morts."

Un long silence s'installa entre les deux convives rompue par intermittence par les rires et les tintements des chopes. Le feu brûlait vivement dans l'âtre de la cheminée et prodiguait une douce chaleur au sein de l'auberge de La Fierté du Lion.

"Regardes-les tout ses insouciants...Ils boivent et rigolent toute la journée, alors que moi je frissonne déjà à la simple évocation de...
- Arrêtes de te ronger les sangs comme ça Humfrey, ce ne sont que des ragots après tout.
- Des ragots ?! le regard de l'homme était pris d'une telle angoisse que son compagnon déglutit péniblement, ce ne sont pas des ragots ! Va voir en Hurlevent va constater par toi-même ce qui s'y trame. Nous sommes sur le pied de guerre Gerios, je te le dis, et cette fois personne ne nous viendra en aide.
- La cité de Hurlevent regorge de héros et son armée est la plus imposante d'Azeroth sans parler de l'alliance avec les Nains et les Elfes, tu dramatises un peu trop l'évènement mon ami, dit le jeune Gerios d'une tape amicale.
- Ces héros dont tu parles n'ont jamais rien fait que de se battre pour leur gloire, mais là il s'agit d'autre chose ! Ce combat ne sera pas une simple bataille pour le devoir ou l'honneur non...Gerios le regardait de plus en plus en mal à l'aise, cette guerre, devrais-je dire, scellera l'avenir de notre Monde...Il n'est rien de plus vil que ce qui s'avance en ce moment vers nous. Je peux sentir ses doigts glacés se refermer sur nos terres, sur nos vies, sur nos âmes...
- Tu me fais peur Humfrey...Pourquoi vois-tu tout en noir comme ça. Je vais te dire, les Chevaliers de Uther seront là, eux. Ils se sont toujours battus pour le Peuple, se sont toujours souciés du Peuple. Ils ne cherchent aucune gloire, seule la Foi en un monde plus juste les fait avancer. Alors arrêtes de me fiche la frayeur de ma vie avec tes élucubrations."

Le regard d'Humfrey se voila d'une ombre l'espace d'un instant. Il baissa la tête en la secouant lentement. Il plongea son regard à la surface du liquide ambré et y croisa son propre reflet. Il avait les traits tirés, la mine déconfite. Une épaisse barbe noire lui dévorait la moitié du visage, ses cheveux retombaient en bataille le long de ses épaules, son regard était perdu sous d'épais sourcils broussailleux mais quelque chose à l'intérieur brûlait d'un feu qui n'était pas encore consumé. Où était-il passé ce fier combattant qui faisait de lui un être exceptionnel ? Combien de temps était-il resté ainsi à se morfondre, combien d'années à mener une vie qui n'était pas la sienne, à se terrer de ses démons. Depuis combien de temps n'avait-il pas tenu une arme, lever un bouclier. Il se mordit la langue pour ne pas succomber à tout ces maux qui le rongeait. D'un geste brusque il envoya valser sa chope qui s'écrasa contre le mur à proximité. Un silence pesant s'installa et tout les regards se tournèrent vers lui:

"Mais enfin Humfrey qu'est-ce qui t'arrives, chuchota Gerios.
- Les Chevaliers de Uther sont mort...Et ce depuis bien longtemps...Sa voix était empli d'une telle amertume qu'on eût dit qu'il pleurait. Cette Foi n'existe plus, ils ont échoués. Nous avons tous échoués...J'ai échoué...Cette dernière phrase mourut entre ses lèvres."

L'homme sortit prestemment et quitta l'auberge sans se retourner. Le jeun Gerios courut à sa suite. Alors qu'il courait pour le rattrapper il le vit non loin de là, la neige tombant lourdement sur ses épaules.

"Rentres donc tu vas attraper froid !"

Quelque chose attira le regard de Gerios. Ce n'était pas tant l'immobilité soudaine de son compagnon mais l'homme qui lui faisait face. Un homme d'une stature de Prince. Il émanait de lui une aura étrange presque palpable, un mélange subtil entre la chaleur de l'auberge et la froideur de l'hiver. Cet homme était vêtu d'une armure somptueuse. Il n'y avait aucune trace de neige nulle part sur lui et il ne semblait aucunement gêné d'ailleurs. Gerios s'avança un peu plus jusqu'à hauteur de son ami. Il put distinguer les traits du nouvel arrivant. Un homme d'un certain âge, à la chevelure grisonnante et aux yeux d'une extrême gentillesse bien que quelque chose d'autre se tapissait quelque part. Il souriait.
Gerios s'avança vers son ami et le vit, tremblant comme une feuille sous la brise hivernale. Humfrey ne pouvait pas détacher des yeux cet homme qui lui souriait. Gerios tourna de nouveau la tête vers cet étrange apparation et son visage s'illumina:

"Vous êtes un Chevalier d'Uther ! dit-il pointant son index vers le tabard au marteau blanc.
- Cela se pourrait, en effet. La voix de l'homme était calme et posé et son sourire, toujours accroché à ses lèvres.
- C'est impossible...murmura Humfrey, c'est impossible.
- Pourquoi le serait-ce mon vieil ami ? Où est donc passé cette Foi qui te caractérise tant."

Un silence s'installa pendant que Gerios regardait les deux hommes. Humfrey reprit:

"Vous êtes morts, tous autant que vous êtes...nous le sommes tous.
- Peut-être que oui, peut-être que non.
- Mais enfin, qu'est ce que tout cela signifie ! J'ai passé ma vie à servir...à...et voilà qu'une fois que j'ai tout perdu, tu réapparais.
- Tu n'as jamais perdu la Foi Ethänn, c'est pour cela que je suis ici aujourd'hui.
- Foutaises ! Si tu es là c'est pour expier tes fautes ! Celle de nous avoir abandonnés !
- La faute est humaine et la Pardon est divin, n'est-ce pas toi qui me l'as enseigné."

Gerios ne comprenait plus rien et son visage en disait long quand à son incompréhension.

"Ethänn, mon fidèle ami, j'ai besoin de toi. Il est temps de repartir et de montrer à la face du Monde que nous ne tomberons pas dans l'oubli, jamais et ce de quelques manières que ce soit. Ne sommes-nous pas des Chevaliers, n'avons nous pas prêté serment ?
- Serment que tu as baffoué Matmaränn ! Ethänn était pris d'une colère tel que Gerios recula d'un pas. Comment oses-tu te présenter à nouveau devant moi et me mettre sous le nez toutes ces années auquel je me suis raccroché dans l'espoir futile de rebatir la gloire de nos ancêtres. Dans l'espoir futile de faire de ce blason, que tu portes, un étendard pour la justice et la paix. Tu ne mérites pas mon aide Matmaränn...
- Mais enfin Humfrey, ne vois-tu pas à qui tu t'adresses !
- Humfrey ? Tiens donc, je vois que je ne suis pas le seul qui ait honte d'avoir commis des erreurs.
- La ferme !
- Allons mon ami, je ne suis pas venu ici pour me quereller avec toi. Nous avons tous nos lots de peines, de souffrances, de déceptions, de doutes et de déception mais ne laissons pas tout cela nous empêcher de rebâtir ce pourquoi nous nous sommes toujours battu, ce pourquoi tu te tiens toujours là devant moi, avec cette espérance au fond de ton âme, car elle n'est pas morte loin de là, je peux la ressentir. Ai Foi en toi, en moi, laisses-toi guider par cette main que je te tends. La gloire des Chevaliers de Uther va renaître de ses cendres et s'étendra sur le monde, mon ami."

Ethänn baissa la tête et croisa le regard de Gerios. Celui-ci était accroché à chaque mots de Matmaränn et son regard suppliait Ethänn d'accepter. Ce dernier se surprit à sourire devant ce spectacle si touchant. Les Chevaliers de Uther représentaient tellement à une époque. Peut-être n'est-elle pas totalement révolue. Ethänn posa une main sur l'épaule de Gerios:

"Merci pour tout mon ami, je te suis redevable à jamais.
- Bah de quoi ? Ethänn sourit.
- Tu m'as accompagné dans mes moments de faiblesse et grâce à toi, j'ai ouvert les yeux. Je ne t'oublierais jamais Gerios."

Ethänn étreignit son compagnon, quelque peu surpris par cet élan soudain.

"Doucement, doucement. Ethänn se retourna vers Matmaränn. Hey ! Attends, vas-tu me dire enfin qui tu es vraiment ? Ethänn se retourna lentement, coiffa ses cheveux en une queue de guerrier et le regard plongé dans celui de Gerios dit lentement, comme l'écho d'un lointain passé:

"Je suis Ethänn Fend'el, Commandeur des Chevaliers de Uther."

Gerios ouvrit grand la bouche et aucun son n'en sortit. Matmaränn posa une main sur l'épaule d'Ethänn et l'invita à la suivre:

"Tu as fait le bon choix mon ami. Tu ne le regretteras pas.
- Puisses-tu avoir raison car je mourrais si nous devions échouer encore une fois."

Ethänn se mit en route sur le chemin du renouveau, sur le chemin de la justice, de la Foi. Matmaränn resta à l'écart un moment et murmura:

"La mort n'est que le commencement Ethänn, rien de plus rien de moins."

Et il sourit.


Last edited by Admin on Thu 13 Nov - 13:44 (2008); edited 1 time in total
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PostPosted: Thu 30 Oct - 13:59 (2008)    Post subject: Publicité

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Matmarann
Commander

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Joined: 30 Jun 2007
Posts: 949
Localisation: Au Santum.

PostPosted: Thu 30 Oct - 22:12 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Quelques jours plutôt, sur le balcon du fortin de Théramore. Matmarann contemplait les bancs de nuages grisâtres qui dérivaient au-dessus de lui. Tandis qu'il sondait le paysage devant lui, un vent frais charriait jusqu'à ses narines des senteurs de mousses, de sapins baumiers, de feuilles humides et de terre gorgée d'eau. Autant d'odeurs qui lui rappelaient les temps passés.

Il était revenu ici, car il ne sait pas comment son ancien tabard lui était revenu. Un soir alors qu'il rentrait dans une auberge pour passer la nuit ... il l'avait trouvé la sur le lit de la chambre qu'il avait loué. comment était-ce possible ? Qui aurait bien pu lui jouer ce tour ?

Le temps était passé et parfois il le regardait pensant aux souvenirs anciens, mais plus le temps passait plus il semblait s'assombrir ... quelque chose clochait et il devait savoir quoi ... c'est pour cela qu'il était venu ici.

Alors qu'il allait quitter le balcon, il entendit de nouveau la voix:

- "Je suis Samildanach et je suis ton père !!"
Se retournant, il ne vit personne:
-"Qui est là ?"
-"Ton destin s'accomplit mon fils ..."
-"Mais qui est là ?"

-"Toi et tes frères avez échoué ? Non vous avez réussi ? ... Oui vous avez réussi ..."
-"Réussi quoi ? Nous n'avons pas su rester unis ... nous avons abandonné !! J'ai abandonné"
-"Mais non Matmarann, la voix éclata de rire ... Mais non ... sens la puissance qui monte en toi ..."


Matmarann sentit la colère monter en lui:
-"Alors, ne sens-tu pas cette puissance ? Tes frères vont revenir et ensemble vous construirez l'avenir !!! Vous ferez de ce monde, un monde ou tous devrons suivre vos convictions !! Vous imposerez votre loi !! ... Mais avant ça tu dois retourner devant le tombeau d'Uther, il y a quelque chose pour toi là bas... pars mon fils ... pars ..."

Le silence revint et Matmarann sentit le vent lui glacer le sang, il se retourna là où il avait posé le tabard avant d'entrer sur le balcon, une vieille table juste à l'entrée. Il était devenu noir, marqué d'un marteau gris et des bordures de la même couleur ...


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Urien
Ancien CDU

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Joined: 30 Jun 2007
Posts: 384
Localisation: Hurlevent

PostPosted: Sat 1 Nov - 15:05 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ethänn marchait lentement dans les rues de Hurlevent, le regard baissé, évitant tout contact avec la populace qui le regardait avec des yeux ronds. A dire vrai les curieux se tournaient sur le passage de Matmaränn plus que sur celui de Ethänn. Ce dernier était habillé modestement, à la façon d'un homme de ferme, rien à voir avec le côté chevaleresque de son Commandeur. Matmaränn regardait le peuple, un sourire en coin, il semblait prendre plaisir à être admiré de la sorte.
La neige continuait de tomber pesamment et Ethänn commençait à frissonner. Il y avait une telle agitation en ville qu'il était difficile de ne pas bousculer une tierce personne. Alors que Ethänn tentait de se frayer un chemin sur le pont qui joignait la grand place de la Cathédrale, une main le saisit par le bras. Surpris il écarta son bras violemment. Il croisa le regard de la vieille femme et fut aussitôt pris de remords:

"Pardonnez ma brusquerie, je ne voulais pas vous effrayer.
- C'est plutôt vous jeune homme qui êtes effrayé. Et elle n'avait pas tort. Comment se fait-il que vous soyez si triste alors que vous êtes accompagné par un tel Chevalier. Elle désignait du menton Matmaränn qui attendait patiemment au milieu des gens, il était l'attraction du moment.
- C'est justement là le problème Dame. Il y a quelques temps, j'étais d'aussi belle stature que lui et maintenant...Elle prit le menton d'Ethänn entre ses doigts maigres et gelés et plongea son regard dans le sien. Elle le sonda un moment.
- Un homme peut devenir ce qu'il veut à partir du moment qu'il le désir. Je vois dans vos yeux que votre condition vous indispose, mais n'ayez pas honte d'être ce que vous êtes. La vie d'un homme ne se résume pas à ce qu'il a accompli ou ce qu'il aurait pu accomplir, bien au contraire. Vous êtes bien trop jeune pour ne plus croire en l'espoir."

Ethänn resta un long moment à dévisager la vieille femme, certain que son visage lui était familier. Après un long moment de silence, une autre main agrippa Ethänn, il se retourna vivement:

"C'est bien vous n'est-ce pas ? Ethänn Fend'el ? La femme qui l'avait agrippé le tenait fermement et son ton était empli d'une colère féroce.
- Oui ma Dame, que puis-je...Avant même qu'il ne put terminer sa phrase, elle le gifla si violemment que la lèvre supérieure d'Ethänn éclata sous le coup et la fraîcheur hivernale. Il la regarda stupéfait, le sang emplissant sa bouche.
- Vous me dégoutez ! Vous revenez ici après tout ce temps, vous pensiez peut-être que tout le monde vous acclamerait en héros !
- Calmez vous ma fille. La vieille femme tenta de la raisonner mais rien n'y faisait. Les regards étaient désormais braqués sur l'échauffouré. Matmaränn quand à lui, était accoudé au pont le regard plongé dans son reflet glacé.
- Vous n'êtes qu'un lâche ! Vous pouvez avoir honte, vous cacher, car rien de tout ce que vous avez fait ne pourra effacer ce que vous n'avez PAS fait ! Vous nous avez abandonnés ! Elle se tourna vers l'assemblée qui se pressait de plus en plus. Et vous autres, avez-vous oublié que ce sont ces mêmes hommes qui nous ont laissés en pâture à l'ennemi ? Où étaient-ils quand nous avions besoin d'eux ? Où étaient-ils lorsque le sang de nos maris, de nos frères, de nos fils se répandait sur le sol ? Elle se tourna vers Ethänn, le regard noir, malgré les larmes qui ruisselaient sur son visage, où étiez vous lorsque mon enfant, mon bébé m'a été enlevée ? Elle se tourna de nouveau. Nous leur avons remis nos vies et voilà comment nous en sommes récompensés ! Elle se tourna et cracha aux pieds d'Ethänn. Soyez maudits vous et votre stupide Foi ! A quoi bon leurrer les gens d'un espoir factice si c'est pour lui ôter toute raison de vivre...Je vous hais."

Un long silence, pesant, empli d'une tension palpable gagna la foule. Ethänn sentait son coeur partir en lambeaux. Jamais il n'avait vu pareille fureur dans les yeux d'un citoyen. D'un citoyen qu'il protégeait et choyait plus que sa propre vie. Jamais il n'avait ressenti pareille honte, pareille frustration, pareille colère. Les larmes le gagnèrent rapidement. Il essuya du revers de sa main le sang qui coulait toujours de sa lèvre meurtrie. Alors qu'il s'apprêtait à dire quelque chose, la jeune femme fut violemment mise à terre par deux hommes qui la rouèrent de coups.

"Comment oses-tu, sorcière, baffouer ces hommes de foi qui ont sacrifié leur vie pour nous ! Petite peste arrogante ! Si tu crois que la faute leur revient de ne pas avoir pu te protéger tu te trompes ! Tu es responsable de la mort de ton enfant car une mère se doit de toujours veiller sur les siens quitte à en mourir !
- J'ai voulu mourir milles morts, je me serais ôtée la vie si cela avait pu le faire revenir...Mais personne ne m'a accordée cette grâce...personne..."

Les deux hommes la relevèrent, l'un par les cheveux et l'autre par le bras. Ils la présentèrent, contusionnés, devant Ethänn complètement dépassé.

"Messire, quel est votre jugement. Dites-nous quelle sera la sentence et nous l'exécuterons en votre nom."

Ethänn était perdu, tout le monde le regardait. Il cherchait du regard son frère, son ami de toujours mais ce dernier regardait inlassablement le fond du canal gelé. Pour la première fois de sa vie, Ethänn ressentait l'envie de ne plus exister, de n'avoir jamais été ce qu'il est devenu. Quelque chose au fond de son âme lui indiquait de fuir, de partir d'ici et de laisser cette femme sans rien faire pour l'aider. Cette petite voix prenait de plus en plus d'i