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l'Histoire des chevaliers d'Uther !!
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Falken
Ancien CDU

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Joined: 02 Nov 2008
Posts: 28

PostPosted: Thu 6 Nov - 13:36 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Un chevalier en armure de plate usée par les combats chevauchait à travers les forêts décharnées des Maleterres. Malgré le brouillard opaque qui aurait pû tromper les sens de tout autre personne, ce dernier ne semblait pas dévier de sa route, se rapprochant lentement de sa destination finale. Il arriva près d'un monument dédié à un héros du passé tombé, le plus grand Paladin ayant vécu, Uther lui-même.

Le chevalier mit alors pied à terre, enleva son heaume laissant apparaître un visage marqué par la guerre, son oeil valide scrutait les environs tandis qu'une lumière filtrait derrière le bandeau recouvrant son orbite vide. La tombe du héros et ses environs paraissaient bien désert, et le chevalier Falken De Elneth, ancien membre des Chevaliers d'Uther, voulut rendre hommage comme il est coutume au grand Uther.

Il se rappela alors ses dernières visites en ces lieux, son regard devint triste au souvenir de la dissolution de son Ordre, des derniers instants passés ensembles en compagnie des Chevaliers, de la mort du Haut Commandeur... Mais une odeur bien distincte le ramena soudainement à la réalité, une odeur qui lui était bien familière sur les champs de bataille, une odeur détestable qui lui rappelait également les pantins du Fléau... L'odeur de cadavre.

Il dégaina alors son énorme espadon, prêt à contre-attaquer au moindre signe d'hostilité. Il y avait longtemps maintenant qu'il avait abandonné son bouclier qui autrefois lui servait à protéger les innocents, désormais il se jetait corps et âme dans le conflit avec son epée démesurée dans l'espoir d'infliger toujours plus de pertes dans les rangs du Fléau lors de ses croisades solitaires.

Falken arriva près de la tombe, à chaque pas qu'il faisait l'odeur se faisait de plus en plus forte... il en vit enfin la cause, au sol le cadavre d'un homme décapité, sa tête yant roulée quelques mètres plus loin, puis contemplant la statue d'Uther il vit que des larmes de sang avaient coulées de ses yeux, tel un sombre présage. Falken vint alors s'agenouiller près du cadavre, une étrange aura semblait en émaner, maléfique mais pourtant étrangement familière, une aura qui n'aurait jamais pû dégager cette noirceur...

Après s'être assuré que l'endroit était sûr, Falken entreprit de bénir le corps du pauvre homme et implora la Lumière de l'accepter parmi les siens. Mais alors qu'il posait sa main sur le corps pour lui apporter la bénédiction, il fut prit d'une vision... Il vit alors un regroupement de chevaliers en armure sombre comme leurs pouvoirs, arborant le tabard des Chevaliers d'Uther mais étrangement changé, agenouillés au pied d'un trône au sommet duquel se tenait assis le Roi Liche en personne, Arthas le Traître...

Il y eut alors un noir et la vision se termina, Falken ne comprenait pas d'où cette vision avait pû lui venir mais les images qu'il avait vu le marquèrent au plus haut point. Cela pourrait néanmoins expliquer les étranges voix qui lui murmuraient à l'oreille et ces cauchemards qui le réveillaient lors de ses rares repos. Si cette vision était vrai, il lui fallait l'empêcher au plus vite, il entreprit alors de retrouver ses frères et soeurs, et en premier lieu son esprit se dirigea vers sa soeur de sang, Valen... Il siffla alors sa monture, se mit en selle et fila comme le vent en direction du port le plus proche, avec en tête Theramore...


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PostPosted: Thu 6 Nov - 13:36 (2008)    Post subject: Publicité

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Urien
Ancien CDU

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Joined: 30 Jun 2007
Posts: 384
Localisation: Hurlevent

PostPosted: Thu 6 Nov - 18:57 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ethänn avait revêtu sa plus belle armure de cérémonie. Elle était d'un blanc immaculée à l'image de la neige qui recouvrait les pavés de la ville de Hurlevent. Il avait revêtu son tabard avec mélancolie et détermination. Les Chevaliers de Uther n'étaient pas morts, et il le savait au plus profond de son âme. Son frère était perdu et il se devait de le ramener sur le droit chemin, de lui prouver qu'il avait tort. Il le lui devait pour tout ce qu'ils avaient partagés l'un l'autre. Il attacha sa cape écarlate brodé de liserés d'or aux armoiries d'Uther. Il était fin prêt. Prêt à accomplir sa destinée, prêt à se battre.
Il avait passé deux jours à se recueillir en l'abbaye de Comté-du-Nord. Deux jours à ne faire que prier. A la suite de sa méditation il avait revu Antärios et lui avait révélé son plan:
" Ne t'en fais pas Ethänn je saurais leur faire parvenir tes voeux à tous.
- Es-tu sûr mon vieil ami ? En à peine trois jours crois-tu pouvoir réunir tous les Chevaliers ? Le vieil homme sourit de toute ses dents.
- J'ai beau être âgé, je n'en reste pas moins un magicien de talent sale freluquet. Et je compte bien te le prouver. Je les trouverais et leur dirais de se rendre en Theramore au plus tôt.
- Merci pour tout Antärios. Ethänn posa ses deux mains sur les épaules du mage. Ce dernier appuyé sur sa canne lui adressa un sourire empli de gratitude et d'admiration.
- Comme tu as mûri Ethänn, te voilà un homme accompli. Je n'ai jamais rencontré d'homme plus pieux que toi. Puisses la Lumière toujours te guider sur ce chemin de vertu que tu arpentes. Nous nous reverrons peut-être...Bonne chance."
Et il disparut dans une volute de fumée.
Alors que le Chevalier marchait dans la ville et que son esprit repensait au vieil homme, un pincement au coeur lui obscurcit le visage. Valen de Elneth. Cette femme qu'il avait tant aimé et qu'il aimait toujours éperdument voudrait-elle encore de lui après un an d'abscence. Il aurait tout donné pour pouvoir vivre une autre vie à ses côtés, rattrapper tout ce temps qu'il avait déjà trop perdu. Mais ce Monde avait encore besoin de lui. Ses devoirs passaient avant lui-même et tout autre considérations. Elle le savait également mais Ethänn ne pouvait s'empêcher de penser à ses futures retrouvailles. Seraient-elles joyeuses ou...Il chassa ses pensées et se concentra sur sa tâche à accomplir.
Il venait d'arriver sur la grand place de Hurlevent. L'endroit le plus peuplé de la ville même en cette période de l'année. Un endroit magique où l'odeur de pain chaud de la taverne se mêle aux effluves acides de la forge, où les gens se retrouvent ou s'invectivent. Un endroit rempli de vie comme il en existe peu. Personne ne prêtait trop attention à ce Chevalier mais le peu de personne qui le faisait restaient accrochés à lui comme hypnotisés. Ethänn gravit les marches d'une estrade improvisée pour la fête du voile d'hiver. Il contempla la place un long moment. Tant de souvenirs. Tant de joies, de souffrances, de rires, de larmes, de dévotion, de trahison, de fraternité, de bassesse, tout se mêlait en lui dans un capharnaüm épouvantable. Il inspira une goulée d'air vivifiant ce qui l'apaisa et le ramena dans un état de sérénité profonde. Désormais la plupart des passants s'étaient arrêtés pour contempler cet homme étrange. Certains étaient admiratifs, d'autres dubitatifs, d'autres encore étaient furieux. Lorsque le Chevalier prit la parole, sa voix survola tout les échos, toutes les conversations, tout les bruits environnants. L'espace d'un instant la vie fut stoppée nette:
"Peuple de Hurlevent entends ma parole. Entends ses mots résonner et se graver dans ta chair tel l'écho lointain d'un passé glorieux. Entends rugir ma colère au travers de mon âme, ma determination au travers de mon corps. Vois ce que je suis, sonde mon âme car je te l'offre avec grand plaisir. Oui citoyens de Hurlevent, je me présente devant vous sans ombrages ni artifices. Avec mes fautes, mes maladresses. Oui citoyens de Hurlevent, je vous ai trahis, blessés, abandonnés. Tout les regards étaient braqués sur lui et tout le monde semblait captiver par sa prestance à défaut de l'être par ses mots. Je ne saurais vous demander pardon pour pareil manquement à mon devoir et je serais à jamais entaché de cette terrible humiliation mais je vous demande de m'écouter avec simplicité. Si je suis ici aujourd'hui...Un caillou en plein visage coupa le Chevalier dans sa lancée.
- Hors de ma vue misérable ! On a pas besoin de toi ! On en a rien à faire de ce que tu as à nous dire ! Alors que le belligérant continuait d'invectiver Ethänn plusieurs autres personnes se rangèrent de son côté. Seulement la populace se retrouva vite divisé entre les partisans qui souhaitaient le retour des Chevaliers et les autres. Cette brève altercation se transforma vite en pugilat général. Ethänn ne prit pas le temps d'essuyer le sang qui coulait de sa tempe, il leva les bras et sa voix, puissante, tonna tel l'orage sur une mer déchaînée:
"Regardez-vous ! Regardez-vous ! Voilà où vous en êtes rendus ! Est-ce là ce que les générations précédentes vous ont légués ? Voilà donc tout ce qu'ils ont obtenus de leur sacrifices ? Le calme revenait peu à peu. Comment en sommes-nous arrivés ainsi. Si la faute nous en revient pourquoi vous le faire payer.
- Ce n'est pas de votre faute ! cria une femme au premier rang.
- Je me fiche de savoir qui a tort ou qui as raison, je sais où j'en suis, je sais ce que j'ai fait et ce que je n'ai pas fait, ce que j'aurais du faire et ce que je ferais. Je veux juste vous ouvrir les yeux sur la gravité de la situation. Pendant que vous vous querellez la guerre avance doucement vers nos portes. L'assemblée fut plongée dans un silence de mort. Oui peuple de Hurlevent ! Le mal gronde au Nord. Le Traître à son nom, à son rang, à son sang se réveille et étends sa main sur le monde ! Le laisserons-nous faire ? Lui montrerons-nous l'état pitoyable dans lequel nous sommes plongés ? Le laisserons-nous se gausser et nous prendre notre liberté ? Il en est hors de question ! Je ne m'adresse pas à vous en tant que Chevalier, non. Si j'ai revêtu cette armure, ces armoiries, c'est uniquement pour louer la Lumière qui m'a ouvert les yeux. Je m'adresse à vous en tant que citoyen de cette si majestueuse cité. La laisserons-nous tomber comme Lordaeron par le passé ? Je dis non mes frères ! Non ! Je tiens à ce peuple plus qu'à ma propre vie. Je tiens à chacune des pierres qui font de cette ville ce qu'elle est, chaque parcelle d'herbe, chaque étincelle de vie qui la rende si unique. Je ne la laisserais pas aux mains d'un monstre prétentieux et arrogant, avilie par sa puissance et asservie par son orgueil démesuré ! Je me tiens devant vous en ce jour afin que les oriflammes de l'Alliance flottent à nouveau haut dans le ciel, que les tambours de guerre fassent trembler la terre jusqu'en Norfendre, que les étendars de guerre brillent au soleil levant par delà les mers septentrionales. Peuple de Hurlevent marchons ensemble vers ce qui restera dans l'Histoire comme la plus grande entreprise de l'Alliance, marchons pour la Liberté, marchons pour l'avenir et l'espoir. Ne restons pas spectateur de notre temps, soyons les artisans de notre destinée ! Pour l'Alliance ! Pour Uther et tous ses grands héros que nous content les livres d'histoires. Devenons ensemble les instruments de la défaite du seigneur Noir !"
Ethänn dégaina sa lame avec force et la Lumière imprégnée en elle irradia la place et se refléta dans chaque regard comme une constellation d'étoiles. Une clameur soudaine gagna la ville. Son coeur battait à tout rompre et son essence même en était bouleversée. L'avenir des hommes et de toutes les races libres d'Azeroth et de Kalimdor venait de se sceller en ce jour. La guerre venait de débuter. La marche inexorable vers la Liberté.

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Urien
Ancien CDU

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Joined: 30 Jun 2007
Posts: 384
Localisation: Hurlevent

PostPosted: Thu 6 Nov - 20:01 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ethänn contemplait cette foule de plus en plus grande, de plus en plus massée, les bras gesticulants, applaudissant, clamant haut et fort que rien ne les arrêterais. Ethänn contemplait ce qu'il venait d'accomplir et lui-même ne le réalisait pas:
" Très beau discours mais un brin long ! La prochaine fois préviens que je prévois de me ramener une chaise."
Ethänn avait reconnu cette voix. Il reconnut ensuite la démarche de la jeune femme, une capuche lui cachant la moitié du visage. Il descendit de l'estrade, se mêlant à la foule qui le saluait, lui tapait l'épaule, l'encourageait, lui serrait la main, l'embrassait. Tout ceci était si intense, si fou.
" Je te savais adepte de grand discours mais là tu as fait fort.
- Serënade."
Ils s'enlacèrent chaleureusement, profitant de cet instant unique de solitude partagée et de retrouvailles incongrues. La jeune femme rabattit sa capuche et son visage, souriant était toujours aussi beau à contempler. Ses grands yeux noisettes espiègle, son teint mat, sa bouche fine dessinée avec soin. Enfin un visage familier que le Chevalier se plut à retrouver.
" Je ne te demanderais pas si ça va, j'ai peur que tu épilogues encore.
- Merci de ta spontanéité et de ta franchise qui te caractérises tant.
- Mais je t'en prie.
- Je suis heureux de te revoir Serënade.
- Pas moi. Tu aurais pu envoyer une lettre ou quelque chose comme ça, on a tous cru que tu y étais passé sans compter Valen...Le coeur du Chevalier se serra. T'inquiètes pas, elle va bien mais il est temps que tu arrêtes de te conduire en parfait imbécile avec elle !
- Je sais. Il baissa la tête.
- Tu vois tu recommences ! Arrêtes avec cet air de chien battu pas après ce que tu viens de nous montrer.
- Mon fils n'a jamais su vraiment y faire avec les femmes. Ethänn se retourna.
- Père ! Il lui sauta au cou avec entrain. Comme il est bon de te revoir, je bénis la Lumière !
- Moi aussi mon fils moi aussi. Serënade affichait un grand sourire et salua humblement Lotario qui lui rendit la révérence. Quel discours ! Je suis si fier de toi. Autant pour les femmes tu es zéro mais pour ce qui est de causer !
- Papa s'il te plaît. Lotario éclata de son rire si profond et si empli de vie.
- Tu devrais tenir de ton père pourtant c'est moi le professionnel de la gente féminine.
- Ah bon ? En voilà d'une nouvelle ! Ethänn affichait un regard de hibou quand il vit Nephertya, sa mère se présenter à lui. L'espace d'une seconde il crut rêver mais quand cette dernière l'embrassa sur la joue il la serra de toutes ses forces contre lui. Tu m'as manqué mon chéri. Elle lui passa une main sur le visage, tendrement.
- Toi aussi, si tu savais comme tu m'as manqué...Ethänn avait les larmes aux yeux.
- Et ben si je m'attendais à pareille retrouvailles, je me sens un peu de trop.
- Mais non Serë voyons ne dis pas de bêtises, dit gentiment Lotario.
- C'est lui qui parle de ne pas dire de bêtises...rappelle moi pourquoi je l'aime ton père. Elle s'adressait à Ethänn avec complicité malgré les années qu'ils n'avaient pas partagées.
- Ce doit être pour son charme naturel non ?
- Mouais, faut bien gratter pour le trouver.
- Hey Nephy, attention à ce que tu dis. Il l'enlaca par la taille avant de l'embrasser amoureusement. Ethänn regardait sa famille avec tant de bonheur, mais deux choses lui manquait pour le parfaire, sa soeur et sa douce. Serënade en profita pour s'avancer à hateur d'oreilles du Chevalier afin de lui murmurer:
" Nous t'accompagnerons jusqu'au bout, moi et mes compagnons et crois-moi je connais du beau monde. Ethänn esquissa un sourire. Elle t'attend en Theramore, hâtes-toi."
Le coeur d'Ethänn bondit dans sa poitrine comme celui d'un adolescent craintif de se retrouver seul avec une fille. Pouvait-il partir de suite ? Ce serait malvenue. Il décida de profiter un peu de cet instant. Cela faisait si longtemps que sa famille n'était pas réunie, il crût même entendre sa soeur l'appeler:
" Alors grand frère ! On est devenu quelqu'un à ce que je vois. Ethänn regardait ses parents qui ne le regardait pas lui mais quelq'un dans son dos. Il se retourna lentement et faillit tomber à la renverse.
- Elyänna...C'est bien toi ?
- Bien sûr que c'est moi ! Elle l'enlaça tendrement. Elle avait tellement changée. Ce n'était plus cette petite et frêle jeune fille elle était devenue très avenante, pleine de sensualité malgré son côté garçon manqué et son parler si crû.
- Bon sang où étais-tu passée depuis tout ce temps !
- Je pourrais te dire la même chose frérot ! Il lui fit une moue dubitative. Elle lui tira la langue. Voilà qu'il se retrouvait en enfance, du moins le peu d'enfance qu'il avait vécu à ses côtés. Il lui avait suffit de se montrer digne de son rang, digne de son être, digne de la Lumière pour enfin retrouver tout ceux qu'il aimait.
- Laisses-moi te dire frérot que toute la famille Fend'el va t'accompagner ! On va lui massacrer la tête à ce maudit Arthas ! Le visage d'Ethänn s'assombrit.
- Et oui mon fils, on vient avec toi, renchérit Lotario.
- N'oublie pas qui nous sommes. Nous avons participé à beaucoup de guerres bien avant tout cela. Nephertya afficha un sourire tendre qu'il était rare de lui voir sur le visage. Ethänn hocha la tête simplement, inutile de vouloir discuter avec eux et il le savait. Ils étaient têtus et il en avait hérité. Une main se posa sur son épaule et le visage qu'il vit le rasséréna. Lleoyd.
- Commandeur Ethänn, mes salutations.
- Bien le bonjour Messire Lleoyd, qu'il est bon de vous revoir.
- Plaisir partagé sachez-le. Il adressa un sourire général au reste de la famille et fut quelque peu décontenacé par le sourire grandiloquent et plein de sous-entendus d'Elyänna. Je voulais juste vous dire que les Chevaliers de Lordaeron se joindront à vous. Il est temps de nous racheter pour les maux causés à notre cité d'antan et que nous le fassions payés à ce traître. Sa determination était palpable et Ethänn acquiesça ce renfort de qualité. Je suis fier de pouvoir marcher à vos côtés Messire Ethänn.
- Tout l'honneur me revient Messire Lleoyd.
- Messire Matmaränn sera-t-il des nôtres ? Une ombre passa sur le visage du Paladin.
- Oui il le sera, dit-il avec résolution.
- Bien alors je vous laisse à vos retrouvailles, à très bientôt."
Il prit congé aussi vite qu'il était apparu. Pendant près d'une heure, nombres d'hommes et de femmes vinrent saluer Ethänn et lui prêté serment d'allégeance pour l'aider à vaincre ce fléau. L'armée de Hurlevent en tête de lice. C'était une véritable armée qui se mobilisait peu à peu.
Durant deux jours, les préparatifs de guerre s'intensifièrent. Des navires furent amarés aux ports de Hurlevent, de Theramore, de Menethil, de Darnassus. Tout les peuples étaient parés à se battre. Les plans de bataille furent érigées en Forgefer car les Nains étaient réputés pour leur ingénuosité et leur hospitalité. Tout le monde réussit à s'accorder sur la marche à suivre et chacun repartis passer quelques jours de repos avant de partir pour le combat.
Ethänn avait mener son entreprise à son terme et sa réputation n'en avait été que renforcée mais la crainte de mener ses amis et frères dans ce combat le rongeait. Il maîtrisait peut-être ce qui se déroulait mais après qu'adviendrait-il si leurs plans échouaient. Non voilà une impossibilité que le Chevalier dénigra de suite. Il avait la Lumière à ses côtés cela serait suffisant. Mais quelque chose le tracassait, le dévorait. Une appréhension plus grande que sa Foi elle-même. Peur de la mort ? Non il l'avait déjà bravé maintes et maintes fois. Il s'agissait d'autre chose mais il ne put y mettre un nom.
Il lui restait une dernière chose à accomplir, deux pour être précis. Retourner en Theramore pour accueillir les illustres Chevaliers de Uther et revoir celle pour qui son coeur s'emballait à chaque pensée, Valen.

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Last edited by Urien on Fri 7 Nov - 00:08 (2008); edited 2 times in total
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Matmarann
Commander

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Joined: 30 Jun 2007
Posts: 949
Localisation: Au Santum.

PostPosted: Thu 6 Nov - 21:14 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Matmarann avait suivi au milieu de la foule le discoure d'Ethänn et regardé la réaction des gens. Il avait vu des gens qu'ils connaissaient s'approcher de son ami ... des fantômes du passé qui revenaient, pour chercher un monde qui malheureusement n'avait jamais évolué.

-"A quoi bon se battre, si c'est pour mourir dans le même monde utopique ..." se murmura-t-il
-"Sans une base forte et directive, ces gens ne changeront jamais. Il est bien beau de vouloir donner de l'espoir à ces gens, si dès qu'on a le dos tourné, ils entre déchirent ... si dès que tu seras parti, ils sentre-tuent pour leur propre gloire. Un jour nous mourons et que laisserons nous vraiment derrière nous ? ... Rien ... Ou là même chose, le même monde".


Faisant demi-tour sur lui-même et laissant voler sa cape au gré de son mouvement, Matmarann s'éloigna de la foule, laissant ses amis à leurs retrouvailles. Il s'enfonça dans une ruelle qui menait jusqu'à la cathédrale d'Hurlevent.

Le quartier avait bien changé depuis quelques temps, la ruelle qu'il traversait, semblait abandonnée, sale et une vieille odeur de pourrie s'en dégageait. Ne faisant attention à rien le paladin continua de la traverser, ses pensées pour lui ...

-"J'ai faim !! pitié, j'ai faim !!" pleura une silhouette assise dans l'ombre derrière un vieux tonneau. Matmarann se pencha et regarda la jeune fillette qui était assise là. Elle avait les cheveux en bataille et ne semblait pas s'être nourri depuis plusieurs mois. Ses vêtements ou du moins ce qu'il en restait semblait avoir vécu durant deux fois son âge. Il aurait pu donner huit ou neuf ans à la petite.

-"Que fais-tu là ?"

Entre deux larmes, la jeune fille le suppliat:
-"Je meurs mon seigneur ... Pitié j'ai si faim ..."

Le paladin se pencha devant la petite et cherchant dans l'une de ses manches, il finit par en sortir deux pièces d'or.
-"Voilà pour toi et pour ta famille. Cela devrait suffire à manger un bon moment." sourit-il.
-"Merci !! Merci, seigneur !!" A présent la jeune fillette ne pouvait s'empêcher de pleurer à torrent, plus de soulagement ou de joie. Matmarann lui passa la main dans les cheveux pour la saluer.
-"Prends soin de toi et des tiens ! Et si tu as un problème, fait demander Matmarann, et je viendrais vers toi".
Une fois sa route reprise, la petite fille partie en courant, sûrement pour annoncer la bonne nouvelle à sa famille.

Le paladin continua son chemin pensant à ce qu'était devenu Hurlevent. Comment une cité aussi Blanche pouvait laisser mourir ses enfants. Ou était dans tout cela la vraie justice.

Quelques minutes plus tard, il finit par arriver devant la cathédrale, il prit le temps de la contempler un long moment.

Des images du passée revinrent à lui, de bons, comme de mauvais. Mais surtout ce gout d'avoir lutté pour un monde qui n'avait pas changé. Pire, le sentiments que le monde se perdait. Rien de ce qu'ils avaient pu faire jadis avec ses compagnons, semblait avoir arranger les choses, l'humanité était trop individualiste, trop opportuniste, seul la réussite personnel ou le gain comptait à présent - on préférait laisser crever une fillette de huit ans et se pavaner avec son or sous le nez de son voisin, que de le partager pour sauver une vie ... des vies.

-"Seul une main forte, une main de fer. Que dis-je ... un dictât peut encore sauver ce monde. Les gens doivent obéir, pour leur salue et pour qu'enfin le monde change en bien. Et si pour ça certain doivent en payer le prix ... Ils payeront ... "

Il traversa la place, montât les escaliers et disparut derrière la grande porte du temple de lumière ... Les cheveux de matmarann étaient devenu blanc.


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Valen
Ancien CDU

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Joined: 24 Jul 2007
Posts: 392
Localisation: Quelque part

PostPosted: Fri 7 Nov - 00:09 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

"Je comprends Dame de Elneth mais mes ordres sont clairs, je dois vous conduire au fortin de la ville."

Valen détourna le regard du moine qui s'adressait à elle depuis le quai pour faire face à ses compagnons du Soupir. Elle allait s'excuser de devoir les laisser alors qu'une expédition se préparait, chose à laquelle elle participait autant que faire se peut afin de garder les matelots sur le droit chemin. Ils étaient très différents d'elle, peu chevaleresque et non-croyants, mais ils avaient pour la plupart un bon fond malgré leur goût pour la chasse aux trésors en tout genre. Et à défaut de partager leur goût des richesses et des artefacts, Valen avait trouvé son rôle parmis eux, elle était la lanterne qui les éclairait sur leur chemin, une sorte de guide, de barrière, spirituelle.

Ce fût Ggloire, la seconde du navire, une femme simple mais tellement gentille, qui prît la parole en premier.

"Vas-y Valen, ne laisses pas ton devoir de côté, nous demanderons à Irïna de venir à ta place" dit-elle en souriant.

La paladine hocha le tête, souriant comme pour la remercier de comprendre la situation.

"Conduisez moi mon frère" dit-elle finalement au moine qui attendait toujours au bas de la passerelle qui menait au Soupir.



Les gardes s'écartèrent en saluant avec respect la jeune femme alors qu'elle franchissait la lourde herse du fort en compagnie du moine qui était venu la chercher. Les souvenirs défilèrent tandis qu'ils parcouraient les couloirs de la bâtisse de pierre. Honneur, tenacité, compassion. Les vertus du crédo d'Uther lui apparurent clairement alors qu'elle se souvenait des batailles et de toutes les choses accomplies aux côtés de ses frères et soeurs de l'Ordre.

"Vos quartiers sont prêts ma Dame, le Seigneur Ethänn sera bientôt à Theramore afin de vous expliquer la raison de ce regroupement. Que la Lumière vous garde Dame." dit le moine avant de se retirer en s'inclinant devant Valen.

Ethänn allait venir ? Le nom de son aimé avait fait bondir son coeur dans sa poitrine, et ce dernier battait désormais à tout rompre. Souriant largement elle ouvrit la porte que lui avait indiqué son guide improvisé et une autre surprise l'attendait dans sa chambre. Wilhem, son intendant, était là et avec lui une lourde malle cerclée de fer.

"_ Mes respects Dame, je suis venu dès que j'ai reçu l'ordre du clergé. Votre armure et votre tabard sont là." annonça-t-il en s'inclinant. Si vous voulez bien m'excuser je vais aller prendre du repos j'ai voyagé toute la journée et je n'attendais que vous pour aller dormir un peu.

_ Je vous en prie Wilhem, allez y, votre dévotion me touche au plus haut point. Vous avez bien mérité du repos et j'ai moi même besoin de faire le point et de prier un peu, tout cela va si vite..."


Wilhem s'inclina de nouveau et prit congé, laissant Valen seule dans sa chambre. La jeune femme ouvrit la malle et saisit le tabard qui reposait sur les pièces de son armure, bien rangées au fond du coffre. A son contact de nouveaux souvenirs lui vinrent à l'esprit: les séances de prière collectives, les entraînements à l'arme avec maître Kaïtos, le Fléau qu'ils avaient tous combattus dans les Malterres... Et maintenant Ethänn allait venir, ils allaient pouvoir se retrouver. Depuis tout ce temps jamais elle n'avait cessé de l'aimer, jamais elle n'avait douté de ce lien qui les unissait.

Elle resta un long moment immobile, serrant le tabard contre son coeur...


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Falken
Ancien CDU

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PostPosted: Fri 7 Nov - 14:04 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Falken chevauchait déjà depuis plusieurs jours, se rapprochant aussi vite que possible de Menethil, heureusement son destrier ne connaissait pas la fatigue comme tout bon destrier de guerre de paladin, et il pouvait s’assoupir en toute sécurité sachant que son fidèle compagnon était là pour veiller au grain.

Il n’était plus qu’à quelques lieux de Menethil quand soudain un vieillard apparu au milieu du sentier principal qui le menait à sa destination. Le cheval se cabra mais Falken pu calmer son compagnon en serrant fermement les rennes.

Le vieillard le fixa un moment puis lança en souriant :
« Salut à toi Paladin ! A en juger par la description qu’Ethänn m’a fait de toi, tu dois à coups sûr être le chevalier Falken, son beau-frère. »

Le visage de Falken s’éclaircit en entendant ce nom et pour la première fois depuis longtemps un sourire s’esquissa sur son visage.

« Ethänn ? Que la Lumière soit louée ! Comment… » mais le sourire de Falken se figea, les images de sa vision lui revenant en tête « … et en quelle raison vous trouvez-vous ici ? »

Le visage d’Antärios prit une teinte rouge, ce paladin n’était pas très aimable à l’évidence, mais il convint toutefois de lui expliquer : « Ethänn m’envoie vous avertir que la guerre gronde, les armées d’Hurlevent se sont mises en marche pour porter la Guerre en Norfrende aux portes du Traître, les Chevaliers d’Uther se reforment, et il m’a envoyé contacté chaque Chevaliers restants pour les convoquer aussi vite que possible à Theramore. En ferez-vous partis ? »

Falken devint déconcerté, ses visions étaient sur le point de se réaliser, mais la reformation des Chevaliers d’Uther à Theramore où il se rendait ne pouvait être due au hasard. La mine devint du chevalier devint sombre…

« J’étais au courant pour la reformation, mais les visions que j’ai eu ne se passaient guère en ce sens. J’irai à Theramore, mais maintenant je vais avoir besoin de toi. Va, retrouves Ethänn et dis-lui ce que vais te raconter… » Falken expliqua alors ces visions au vieux mage, les chevaliers en armure sombre, Arthas, et l’aura étrange qui planait sur le corps…

« Alors si comprends bien, selon-toi les chevaliers reformés seront sous la coupe du Roi Liche et serviront ses intérêts… » les yeux du mage trahissait sa colère « Ne serais-tu pas devenu fou ! Penses-tu vraiment que tes frères et sœurs pourraient être ainsi vilement corrompus, penserais-tu qu’Ethänn et ta propre sœur… C’est une hérésie ! Je ne comprends pas pourquoi Ethänn à voulu rappeler un fou tel que toi, pourquoi… »

Le vieillard fut stoppé net dans sa lancée, Falken avait perdu patience et avait violemment plaqué le mage contre un arbre, en le soulevant de terre par la gorge…

« Je comprends que tu refuses de me croire… moi-même je n’aurai pu croire ces paroles insensées… » dit-il en contenant sa rage « mais mon intuition me dit que cela risque d’arriver si nous nous y préparons pas ! Retournes auprès d’Ethänn et des autres chevaliers les mettre en garde ! Dis-leur aussi qu’un des nôtres semble également avoir déjà basculé du sombre côté ! et… »

Falken s’aperçut alors qu’une brume glacée recouvrait déjà ses pieds de sorte que l’on ne pouvait plus les voir. Il sentit une présence noire dans son dos, et quand il se retourna vit un chevalier en armure de plaque sombre, ornementée d’icônes maléfiques et de runes impies, serrant fermement dans sa main droite une épée démesurée recouverte de runes. L’homme chevauchait un destrier démoniaque, au pelage aussi sombre que son armure.

Falken desserra sa prise sur le cou du mage puis se tournant vers lui « Pars sur le champ, racontent leur ce que je t’ai dit et ce que tu viens de voir, dis-leur aussi que nos ennemis en ont déjà après nous ! » Falken fit alors face au chevalier noir, dégainant son épée. Le mage tétanisé acquiesça de la tête.
« Désolé pour ma réaction… » fit Falken au mage sans se retourner « … que la Lumière te garde. Présentes mes adieux aux Chevaliers et tachent de trouver des mots pour ma sœur. Dis lui que je l’aime. »

Antärios reprit sa contenance « Adieu chevalier, la Lumière te protège. » et le mage s’éclipsa.

« Maintenant à nous deux démon ! Je vais te faire retourner d’où tu viens ! » Falken chargea le sombre chevalier, l’épée au poing « Pour Uther ! »


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Urien
Ancien CDU

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PostPosted: Fri 7 Nov - 23:24 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Ethänn était sur le ponton du navire qui le conduisait en Theramore, contemplant la mer miroitante sous le soleil levant. Il se sentait étrangement stressé, le noeud au ventre. Il avait hâte de retrouver ses frères, de retrouver sa bien-aimée mais c'en était aussi une appréhension grandissante à mesure que le bateau dévorait les milles qui le séparait d'eux. Soudain quelque chose d'autre se brisa en lui sans qu'il ne sache pourquoi. Une vive douleur, fulgurante le traversa de part en part. Il eût le souffle coupé. Cela ne dura qu'une seconde à peine mais le Chevalier se retrouva en âge:
"Qu'est-ce qui s'est passé...Valen ? Non c'est une autre personne...Ce mélange, serait-ce Falken ? Ce cri de désespoir immense qui me serre le coeur comme un étau, viendrait-il de lui ? Par la Lumière qu'est-ce que cela signifie ?"
Une volute de fumée bleuâtre explosa au milieu du pont principal, comme pour répondre aux questions du Chevalier, se désagrégant en un panache de fumée aux tons glacés. Un homme se matérialisa en son centre. Ethänn posa une main inconsciemment sur sa garde:
"Ethänn, quelque chose s'est produit avec le dénommé Falken. C'était Antärios. Il avait le visage d'un homme qui avait surpris la mort en personne. Je l'ai vu ! Je l'ai vu Ethänn, son coeur aussi noir que le tien est pur, son aura aussi maléfique que la tienne est bienveillante...
- Allons calmes-toi mon vieil ami, calmes-toi. Ethänn le soutint voyant que le vieil homme titubait. J'ai ressenti quelque chose juste avant ton arrivée, et cela ne fait que confirmer mon pressentiment. Il est arrivé quelque chose à Falken.
- C'est ton frère, en personne qui est venu le chercher.
- Matmaränn...Le poing d'Ethänn se serra lentement. Sa mâchoire se crispa.
- J'ai réussi à convaincre la plupart des Chevaliers de venir. Certains ne désiraient pas être retrouvés et finalement s'y sont pliés, d'autres encore ont refusés mais je ne dirais pas leur nom par respect pour leur décision.
- Je ne sais comment te remercier mon ami.
- Va jusqu'où bout de ton entreprise Ethänn, mets un terme à cette folie."
Ethänn se tourna vers l'horizon. Le fortin de Theramore commençait peu à peu à se profiler. Ses tours scintillantes défiaient la mer, le ciel, et son bastion trônait fièrement à l'épreuve du temps et de l'érosion. Les étendards de l'alliance flottait avec légerté, dansant au gré du vent:
"J'irais jusqu'où mes pas me mèneront Antärios mais je crains ne jamais revenir de ce voyage..."
Le vieux magicien regarda Ethänn. Il y avait chez cet homme un profond respect, une admiration que l'on ne pouvait s'empêcher de ressentir face à tant d'élégance et de prestance, mais il y découvrit aussi un étrange sentiment de désarroi, de détresse. Ethänn avait peur et le vieil homme se doutait de sa raison mais il n'en dit mot.
Ils arrivèrent ensemble au fortin, mirent pied à terre et se séparèrent en chemin:
"Il est temps que je te laisse Ethänn, tu auras fort à faire mais je ne doute pas de ton courage et de ta détermination. Ai foi en toi et en tes compagnons comme tu l'as toujours fait mais méfies-toi, les coeurs les plus sombres ne désirent jamais être sauvés."
Et il disparut comme il était apparu. Ethänn se retrouva seul, sur le ponton d'amarage. Il contempla un moment la magnifique vue de ce bastion. Il n'y avait pas remis les pieds depuis son exil. Il se dégageait de cet endroit, un sentiment agréable de félicité, de paix, de sécurité. Ses yeux redécouvraient avec bonheur les moindres parcelles de terre, masures, tours et autres auberges de l'île. Mais quelque chose attira son regard. Loin, découpé dans la lueur grimpante du soleil, une silhouette se profilait. Une silhouette qu'il ne connaissait que trop bien. Il ne put décrocher son regard d'elle. Son coeur palpitait de plus en plus. Son corps frémissait à la simple idée de la retrouver. Sa respiration devint hachée comme sous le coup d'une émotion soudaine. Il la vit s'avancer vers lui. Il ne bougeait pas. Il la vit porter une main à sa bouche lorsqu'elle le reconnut. Il ne bougeait pas. Lorsqu'elle se tint en face de lui, son regard plongé dans le sien, plus rien au monde n'avait d'importance. Plus rien au monde ne pouvait briser cette intimité retrouvée. Plus rien au monde ne pouvait pénétrer cette dimension parallèle qui s'était crée. Il n'y avait plus que ses deux êtres et rien d'autre. Une main effleura le visage d'Ethänn qui fermait les yeux à mesure que la caresse s'intensifiait. Il sentait ce parfum que sa mémoire lui avait si souvent remémoré. Cette douce odeur qui l'enivrait à chaque inspiration. Elle se jeta dans ses bras et il l'accueillit de tout son être. Elle se lova contre lui, au plus près de son coeur. Il posa une main sur sa nuque et la sentit frémir, il posa sa tête contre la sienne et la sentit sangloter, il posa une main sur sa hanche et la sentit resserrer son étreinte comme pour s'accrocher à cette réalité qui pouvait disparaître d'un coup de vent. Son coeur ne lui souffla que deux mots:
"Je t'aime".
Elle le regarda, interdite et déposa ses lèvres contre les siennes. Un baiser qui raviva cette flamme trop longtemps égarée, trop longtemps suspendue à ce fil ténu et invisible. Ce baiser au goût si subtil, si particulier réveilla cette ardeur qui brûlait en lui. Il aurait voulu lui dire tant de choses, s'excuser pour tout, mais cet instant balaya toutes ses appréhensions, tout ses doutes, toutes ses angoisses. Le temps fut effacé, les erreurs envolées. Ce baiser marquait une nouvelle page, un nouveau tournant dans leurs vies respectives. Ce désir charnel qu'il ressentait quand il était avec elle était si intense qu'il aurait voulu la prendre, là telle qu'elle était, sans se soucier de rien, mais il se contenta de l'embrasser encore et encore. Il lui susurra au creux de l'oreille:
"Je t'aime à en mourir Valen de Elneth. Et je t'appartiendrais à jamais."
Il n'y avait rien d'autres à dire, il y avait tant à vivre, à ressentir. Ils restèrent un long moment dans les bras l'un de l'autre avant de se mettre en route, main dans la main, vers leur destinée. Alors qu'ils arrivaient à mi-chemin du bastion, Ethänn arrêta Valen et lui prit les mains:
"Je voudrais te dire à quel point je me sens misérable de t'avoir causé tant de soucis et je voudrais tant tout effacer pour te rendre ce bonheur que je t'ai volé...Elle l'arrêta en lui posant l'index sur la bouche.
- Chut n'en dis pas plus. Le passé est ce qu'il est, nous ne pouvons le changer alors regardons devant nous, profitons de ce que la vie nous offre et ne perdons pas plus de temps en explications désuètes ni en excuses futiles. Je t'aime Ethänn et je suis la femme la plus heureuse au monde que de t'avoir enfin retrouvée. Il l'embrassa tendrement avant de se coller contre elle.
- Tu as raison, comme toujours. Il lui sourit amoureusement avant que son visage ne se ferme peu à peu.
- Qu'y a-t-il ?
- Je ne sais comment te l'annoncer mais il se pourrait que ton frère...
- Je sais, fit-elle dans un murmure.
- Tu l'as ressentie toi aussi ?
- Oui. Du plus profond de mon être, c'est imprégnée en moi comme la glace recouvre les eaux pour l'éternité. J'ai cru moi-même perdre mon âme, crois-tu qu'il lui soit arrivé pareil malheur. Elle dévisageait le chevalier avec horreur.
- Non Valen. Ton frère est un homme pieux, un Chevalier de Uther. Son âme est liée à la Lumière et elle le protège. Non il ne lui est rien arrivé de tel.
- Je l'espère...de tout coeur.
- Il n'y a pas à espérer Valen, il lui prit le menton et lui releva le visage, je le sais. Elle esquissa un sourire.
- Dis-moi, depuis quand es-tu devenu si...elle le contempla de ses grands yeux, si fier. Tu irradies ton aura avec tellement de conviction, de détermination. Qu'as-tu dont à redouter qui te fasses prendre autant d'importance. Elle le connaissait vraiment bien. Il avait caccher son coeur à tout le monde sous d'épaisses murailles et voilà que cette femme, qu'il venait juste de retrouver après un an d'abscence, se glissait en lui aussi ouvertement que si elle lisait un livre. Le Chevalier lui caressa les cheveux.
- C'est au sujet de Matmarän. Elle attendait la suite patiemment. Il n'est plus le même...
- Comment celà ?
- Il n'est plus que l'ombre de lui-même. Il a vendu son âme Valen. Elle le regardait abasourdie.
- Mat ? Non c'est impossible voyons.
- Je l'ai vu. Je l'ai vu. Son regard, son allure, ses gestes, sa suffisance, son orgueil, son arrogance, sa vision des choses...Matmaränn fait fausse route, il se trompe de chemin. Il croit se rallier à la justice mais il ne fait que se mentir.
- Mais enfin il s'agit de Matmaränn, l'exemple de tout Chevalier.
- Oui c'est difficile à croire. Mais il n'est pas trop tard. Son allégeance à Arthas est fébrile. Il se découvre peu à peu. Nous devons l'arrêter avant que tout ne soit fini.
- Et comment comptes-tu t'y prendre ?
- Je dois l'affronter Valen. Et lui prouver que sa route ne le mènera nulle part.
- L'affronter dis-tu. Tu tuerais notre Commandeur ? Elle était attérée.
- Qui a parlé de tuer qui que ce soit Valen ? Je dois me mesurer à lui et lui faire comprendre où est sa place. Il n'y a pas d'autres moyens.
- Alors c'est uniquement pour cela que tu as réunis les Chevaliers ?
- Plus ou moins oui. Je devais compter sur chacun d'entre vous pour lui prouver qu'il pouvait compter sur ses amis. Pour lui montrer que les Chevaliers de Uther n'étaient pas morts et oubliés. Nous devons marcher ensemble en Norfendre et le défier lui et son maître. Nous devons mettre un terme à tout cela avant que tout ne nous échappe et finisse par nous consumer un à un. Valen était stupéfaite par la tournure que prenait les évènements. Rien n'avait pu la préparer à pareille nouvelle.
- Tu sais que je te suivrais n'importe où Ethänn, mais je ne pourrais lever la main sur Matmaränn ni sur aucun de mes frères.
- Je le sais mon amour, c'est pour cela que je ne te demande pas de le faire. Je m'en chargerais le moment venu. Il colla son front contre le sien. Je lui dois bien ça, il est plus qu'un frère à mes yeux. Il représente une partie de ma destinée. Je lui dois tellement. Un jeune page accourut dans leur direction. Il s'arrêta pour reprendre son souffle et déclama sans ombrages.
- Madame, Messire. On m'envoie vous dire que les Chevaliers de Uther se languissent de votre venue. Un instant. Alors c'est vrai les Chevaliers de Uther sont revenus ? Valen et Ethänn se regardèrent puis posèrent un regard bienveillant sur le jeune homme avant d'ajouter à l'unisson.
- Oui ils le sont."

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Aedlam
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PostPosted: Sat 8 Nov - 15:45 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Avançant d'un pas lent dans la Nécropole, Aedlan surveillait les préparatifs finaux. Il le sentait, c'était pour bientôt. Bientôt, sa destinée s'accomplirait. Pour la seconde fois déjà, Arthas et lui allait se faire face, cette fois il ne le laisserait pas filer. Serrant le poing, il s'arrêta un instant et contempla les chevaliers de la mort toujours sous son joug qui se préparaient à déferler en Azeroth. Ils n'en auraient jamais le temps. La voix qui lui était désormais familière surgit dans son crâne, accompagnée de l'effet habituel, ce sentiment de puissance et d'invincibilité...

_Pas trop vite... ils seront libres... bientôt...

Il reprit son chemin et franchit le télé-porteur qui le mena au bas des Maleterres orientales. Il chevauchait vers Hurlevent quand une vision le frappa. Il y vit d'anciens paladins qui avaient changé, ils étaient devenus comme lui... à une différence prêt : ils n'avaient jamais reçu de leçons. Si jeunes... et pourtant si vieux. Tant de sagesses pour une extrême inexpérience de l'Ombre. Aedlan éclata d'un rire histérique en pleine chevauché, puis les visions disparurent.

_Si... inconscients...


Aedlan changea de direction pour se rendre à Ménéthil. Il tâcherait d'éviter les Chevaliers de Lordaeron... à moins que Lleoyd soit là-bas, en ce cas il aurait l'occasion de terminer les négociations.

_Prends-les...!

Relevant la tête et se gonflant, Aedlan fit accéléré son cheval mort. Puis, tout bas, comme pour lui-même, murmura cependant à l'attention d'une vieille connaissance :

_Je sais où tu es maintenant... Matmarann.

Poursuivant sa course folle vers la cité portuaire des marécages, il fut prit à nouveau d'une euphorie qui explosa et résonna alentour, faisant partager à tous sa voix pleine de haine, de colère, de rage, d'échos sombres. Il les retrouverait en temps et en heure.
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Je ne crains point la Mort car c'est elle qui guide mon bras !


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Urien
Ancien CDU

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PostPosted: Sun 9 Nov - 14:44 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

Valen et Ethänn venait de franchir la porte du bastion. Passé sous cette grande herse et revoir tout ses rateliers remplis d'armes rappela à Ethänn bon nombres de souvenirs. Il revoyait Messire Alghur, l'ancien maître d'arme de l'Ordre lui dicter les différentes manières d'affronter un adversaire avec tel ou tel arme. Alors que le jeune Chevalier posait une main délicate sur le bois sec d'une lance une nouvelle appréhension le prit. Il inspira profondément, posant ses deux mains contre la pierre froide:
"Tout va bien Ethänn ?
- Oui. J'ai juste un peu peur...
- Ce sont tes amis Ethänn, ils ne te jugeront pas. Ai foi en eux."
Il se tourna vers elle et son sourire le ragaillardit. Il hocha la tête, lui prit la main et, tout deux, commencèrent leur ascension. Ils arrivèrent, à l'étage, à la salle de commandement. Lorsqu'ils apparurent dans l'embrasure de la porte, ils crurent défaillir. Ils étaient tous là, pour la plupart. Emplis d'une telle gratitude, d'une telle joie que ce qui devait passer pour quelque d'officiel se transforma vite en une réunion de famille, des retrouvailles sincères. Etait présent autant d'anciens Chevaliers que de plus jeune. Il y avait là Ysengrine la toute première personne que Ethänn rencontra, Selmane, Melkior, Opalyne pour qui son coeur tressaillit lorsqu'il la vit, Mallya son amie de toujours, Maxim, Scramtoo le Nain, Gulin, Clemence, Jesan le premier écuyer d'Ethänn, Arthorius le parrain d'Ethänn, Topaze, Camaël, Théoris l'homme qui lui appirs la dévotion et la témérité, Alathorn, Alberick, Dragnard, Kaylaa et Vheera les deux soeurs Draeneï, Lisma, Asmalia, Prisme une amie de longue date de la famille, Tramontane, Meta, Vance le Chevalier de Uther et de la Main d'Argent, Cadence, Messalyne une jeune fille aux dons si particulier, Manoma, Natael, Nholan, Roanna dont le souvenir était si présent, Ribanbelle et sa joie de vivre, Ezaël, Thorl un autre compagnon Nain, Vahariu. Que de visages familiers, que de compagnons retrouvés, que d'illustre Chevalier. Il y avait là plusieurs générations d'hommes et de femmes qui avaient fait perdurer l'ordre et tous revenaient honorer leur serment malgré les différents, les erreurs, l'oubli. Chacun des visages que contemplait Ethänn lui donnait force et détermination. Les Chevaliers de Uther représentent le monde libre et rien n'y personne ne pourrait terrasser pareil symbole. Il y eut nombres d'échanges, nombres d'étreintes. Mais tous savaient au fond d'eux que le temps reprendrait son cours et que cet instant, aussi heureux soit-il, finirait engloutie pas leur devoir de défendre la justice. Car il était temps de s'armer pour un combat qui les mettraient en péril, qui leur feraient douter de la foi, les mettraient à l'épreuve. Le temps n'était pas aux retrouvailles mais aux préparatifs de guerre. Ethänn gravit les marches de l'estrade et se tourna vers ses compagons:
" Frères et soeurs, illustres Chevaliers. Je ne saurais vous dire à quel point je suis heureux de vous retrouver, à quelle joie immense et indicible mon coeur est confronté. Je suis honoré de votre présence et vous remercie d'avoir répondu à l'appel. Vous êtes ma famille, chacun d'entre vous est une partie de moi. J'ai erré longtemps sur le chemin du doute mais mon coeur était toujours tourné vers vous. Au-delà de toutes considérations, de tout serment, de tout devoir. Ethänn marqua un instant contemplant tout ces regards. Mes frères et soeurs, il est temps que notre Ordre revienne sur ces terres. Vous êtes au fait de ce qui se passe en ce moment-même en Norfendre, du mal qui gronde au delà des mers du Nord. Nous ne laisserons pas cette marée de noirceur déferlée sur nos côtes. Nous ne laisserons pas le Mal étendre son emprise sur ces terres que nous chérissons. Nous ne laisserons pas le peuple périr. C'est pourquoi Chevaliers nous allons marcher sur les plaines enneigées, marcher pour rendre justice. Combattre là où personne ne s'y risquerait, là où personne n'aura à pâtir de cette guerre pour la liberté. Oui mes frères et soeurs, l'Ordre de Uther se dressera tel un phare au milieu de cette océan de fureur, guidant les êtres vers ce qui est juste, ne faiblissant pas, ne pliant jamais sous le poids du vent et de la mer déchaînée. Nous serons les gardiens d'une époque révolue et les piliers d'une ère nouvelle. Nous ferons tomber le traître sous la lame de la justice ! Ethänn dégaina sa lame et la plaça devant lui. Chevaliers nous sommes et chevaliers nous resteront. Pour Uther et pour la Lumière. Tous les Chevaliers firent de même et à l'unisson récitèrent les louanges à la gloire de Uther. Un frisson parcourut tout le corps d'Ethänn à la vue de ce tableau si particulier.
- Quel discours magistral Commandeur. Un homme à la barbe argentée et aux cheveux grisonnant avançait lentement au milieu des Chevaliers. Il arborait une armure de cérémonie somptueuse et sa cape d'une blancheur immaculée semblait flotter comme par magie. Il avait un regard d'une vigueur à couper le souffle malgré son âge avancé. Ethänn restait stupéfait de voir cet homme. Allons mon vieil ami, tu ne pensais tout de même pas que j'aurais manqué cela ?
- Maître Alghur.
- Commandeur Ethänn. Tout deux s'enlacèrent le sourire aux lèvres. Alghur regarda Ethänn de la tête aux pieds. Et bien comme te voilà grandi. Comme tu as fière allure.
- Je peux en dire autant à votre sujet. Alghur se mit à rire.
- Allons je ne suis plus tout jeune et je suis loin d'égaler tout ces Chevaliers.
- C'est faux Messire Alghur, vous êtes notre maître d'arme et personne n'a réussi à vous prendre ce titre en combat singulier. C'était Mallya qui avait pris la parole d'une voix ferme.
- Merci Mallya. Il est vrai que personne n'a jamais réussi à me battre. Il sourit malicieusement. Peut-être maintenant que je suis vieux et sénile le pourrez vous. L'assemblée se prêta à rire. Alghur se tourna vers Ethänn. Mais où est donc le deuxième Commandeur, celui que l'on attend depuis si longtemps ? Ethänn se crispa légèrement.
- Ecoutez-moi. Il s'adressa à l'assemblée autant qu'à Alghur. Certains de nos Chevaliers ne sont pas ici comme vous avez pu le constater et une personne en particulier devrait être ici, et prononcer ces paroles à ma place mais cet homme s'est détourné de la Lumière...Des exclamations étouffées s'élevèrent peu à peu. Le visage d'Alghur scilla un instant. Oui, à l'heure où je vous parle, Matmaränn n'est plus que l'ombre de lui-même, en proie aux doutes, à la colère et la haine. A l'heure où je vous parle, cet homme a fermé son coeur à Uther et l'a ouvert à son assassin, Arthas le traître. Les exclamations montèrent peu à peu et une indignation profonde apparaissait sur certains visages. Alghur s'avança vers le paladin.
- Es-tu sur de cela Ethänn ? Nous parlons bien du même homme ? Ethänn le regarda la mine sombre.
- Oui c'est bien lui Maître. Je l'ai vu en personne et il s'est mis en tête de retrouver nos Chevaliers pour les rallier à sa cause.
- Trahison ! souffla-t-il en colère.
- Il est perdu. Ne le condamnons pas sans avoir rien tenté pour le sauver. Je suis certain que nous pouvons le faire revenir sur le droit chemin. Son regard se tourna vers Mallya qui peu à peu perdait de sa couleur. Valen était à côté d'elle ainsi qu'Arthorius et la soutenait, toute vacillante qu'elle était. Regardez Alghur, voyez ces hommes et ces femmes qui ont suivis l'exemple de Matmaränn. Regardez votre soeur, Mallya, chevalier et mère. La laisserons-nous ainsi ? Il est hors de question que je laisse aucun de mes frères entre les mains du Mal. Matmaränn peut revenir et je le ramènerais.
- Je comprends ton point de vue Ethänn mais Matmaränn a toujours agit avec circonspection. C'est un homme réfléchie. Qui te dit qu'il n'a pas lui-même fait le choix de servir le Mal ?
- Vous le connaissez mieux que moi Messire Alghur mais je connais sa Foi mieux que chacun d'entre vous. Son coeur est troublé, son âme, en peine. Il a besoin qu'on lui tende la main. Je serais là pour lui.
- Bien dit. Je serais là aussi, nous serons tous là ! Alghur se tourna vers ses Chevaliers. Oui Mallya, nous ramènerons cet homme que tu aimes, ce père qui te manques et nous lui montrerons tout ce qu'il a à perdre en suivant cette voie qu'il croit juste. Ramenons notre frère sur le chemin de la vertu et anéantissons ce vil corrupteur qui insinues son poison en nos âmes ! Mort à Artahs le traître ! Gloire à Uther !"
Voilà qui était parlé. Le franc-parler du sire Alghur. Tous étaient autour de Mallya pour la réconforter. Tous étaient déterminés à lui ramener Matmaränn. Tous étaient déterminés à anéantir ce Fléau. Les Chevaliers de Uther étaient prêts à se battre pour eux, pour leur compagnons, pour leur foi, leur honneur, leur devoir, leur peuple.

Trois jours plus tard, un navire fut spécialement affrêté aux Chevaliers pour faire route au Norfendre. Il y avait là-bas un port d'attache de l'Alliance où la Main d'Argent, où ce qu'il en restait, résidait. La venue des Chevaliers de Uther fit grand bruit avant même leur départ et on ne parlait plus que de ça en tout Azéroth. Ethänn avait réçu une missive de Serënade qui lui disait de ne pas s'inquiéter et que tout les préparatifs étaient terminés. Pas moins d'une centaine de navires mirent les voiles vers le continent oublié ce jour-là. A leur tête les Chevaliers de Uther, bien déterminés à faire valoir leur droit. La bataille pour la pérénité du monde venait de débuter.

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Matmarann
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PostPosted: Mon 10 Nov - 21:04 (2008)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Reply with quote

L'orage des deux derniers jours s'était déplacé vers l'ouest. Le ciel était limpide et la mer calme pendant que "Sanders" emmenait son passager vers les quais de Théramore. Après avoir passé la matinée à ramer pour transporter les marins du navire accoster à plusieurs lieux du rivage vers le port, "Sanders" était fatigué. Il aimait prétendre qu'à quatre-vingt ans il était aussi fort que toujours, mais c'était faux. Ses bras et ses épaules le brûlaient, et son coeur battait trop fort pendant qu'il s'échinait sur les rames.

Il regarda le jeu homme assis à la poupe. Ses longs cheveux blancs étaient retenus par une lanière de cuir. Recouvert d'une cape noir, il portait seulement une épée à son coté. Mince et musclé, il avait des yeux d'un vert saisissant. "Sanders" ne l'avait jamais vu, et pensait que c'était un étranger, sans doute un habitant du royaume de l'Est.
-"Vous êtes nouveau dans les parages, c'est ça ?" demanda "Sanders"
Le passager ne répondit que par un sourire.
-"Toutes les semaines, j'accoste des hommes comme vous. Les gens du cru aiment à voir la grande Théramore, forteresse des Chevaliers D'Uther."
-"Mais c'est une très belle forteresse, dit le jeune homme d'un ton aimable."
-"On dit que les chevaliers sont revenus ... Ils étaient tellement pressé, qu'on les a à peine vu".
-"C'est vrai ? Voilà plutôt une bonne nouvelle."

"Sanders" continu à ramer, sentant la douleur dans le bas de son dos augmenter à chaque instant. C'était son vingtième voyage entre le rivage et le navire, depuis le début de la journée. Les quais étaient chargés de marchandises. Des hommes hurlaient pour faire avancer les choses, des jurons et de cris jaillissaient. Tout le monde avait l'air exaspéré, les hommes sur les quais et ceux qui attendaient pour charger les cargaisons sur leurs chariots.
-"C'est comme ça depuis ce matin, ils doivent faire au plus vite, pour que tout soit prêt pour les Chevaliers ... La guerre gronde au Nord.

Le silence se posa:
-"Oh!! Vous connaissez la dernière rumeur ?"
-"Non ?"
-"Et bien il semblerait que certain chevaliers manquaient à l'appelle, dont le sieur Matmarann."
-"Alors il est a blâmer, dit le passager."


"Sanders" releva ses rames.
-"Ecoutez mon garçon, il est claire que vous ignorez de qui vous parlez. Ne dites pas une chose comme ça à porté d'oreille du paladin. Matmarann est jeune, c'est vrai, mais aujourd'hui on dit que c'est un tueur. Il a coupé la tête d'un homme dans les Malterres et lui a arraché les yeux. On dit qu'il les a mangés. Ce n'est pas quelqu'un à prendre à la légère, si vous voulez mon avis."
-"Il a mangé ses yeux ? Voilà une histoire que je n'avais pas encore entendue !"
-"Beaucoup de récits circulent ici à son sujet, depuis le passage des Chevaliers.
(Sanders regarda les quais approcher)."

Le jeune homme haussa les épaules.
-"Les choses ne sont jamais comme elles semblent. Qui sait ? C'est peut-être un homme animé par un rêve. J'ai entendu dire qu'il voulait un monde de paix et de justice pour tous. Peut-être avait-il mieux a faire?"
-"C'est bien ce que je voulais dire, décréta "Sanders". Quelle sorte d'idiot pense pouvoir établir une telle chose ?"
-"C'est une bonne question, mon ami. Un homme qui n'est pas satisfait, peut-être."
-"Allons ! il ni a rien qu'un homme ne puisse trouver, s'il le cherche vraiment, mais cela doit rester dans ce qui peut être atteint ".
-"Et vous savez ce qui peut ou ce qui ne peut pas l'être?"
-"L'amour d'un père et d'une mère pour leur enfant, leurs enfants, la famille. Pourquoi aller chercher des rêves qu'on possède juste à coté de soi ? J'aime mon fils, ce dernier ma donné un petit-fils, je suis heureux avec ce que j'ai."
-"Cet enfant a de la chance d'avoir des grand-parents et des parents aussi aimants. Ce n'est pas le cas de tous ..."
-"Et ceux qui n'ont pas ce bonheur en gardent des blessures à vie. Elles sont invisibles, mais elle ne guérissent jamais."
-"Quel est votre nom, mon ami ?"
-"Sanders".
-"Vous êtes un homme de bien, dit le passager, et je suis heureux de vous avoir rencontré. Et maintenant prenez vos rames et frayez vous un chemin. Il est temps que je mets pied à terre."

Le viel homme obéit, faisant avancer sa barque vers les quais. deux marins aperçurent l'esquif et descendirent une corde vers eux. Le passager se leva et sortit une grosse bague de la bourse accroché à sa ceinture, celle-ci portait le symbole des chevaliers de la mains d'argent. Il la donna à "Sanders"

-"Attendez ! cria le vieux marin. C'est de l'argent pur ?"
-"J'ai apprécié votre histoire, dit le passager avec un sourire, et donc, je ne vous mangerai pas les yeux".


Matmarann monta sur le quai et se dirigea vers la forteresse, laissant le vieil homme aller chercher d'autres passagers ...


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PostPosted: Today at 05:14 (2019)    Post subject: l'Histoire des chevaliers d'Uther !!

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