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l'Histoire des chevaliers d'Uther !!
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Urien
Ancien CDU

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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 23:34 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

Le voyage s'était déroulé sans encombres. L'armée de l'Alliance était parvenue en Norfendre entière. Le froid glacial sur les steppes enneigés était bien plus pénétrant et plus cinglant que tout ce que l'on avait pu connaitre en Azeroth. Chaque individu ressentait cette peur de l'inconnu, cette excitation à la veille d'un combat d'importance, ce sentiment poignant d'être à la portée d'une aura invisible, le regard plongé dans leur chair, des doigts glacés enserrant leur coeur. Mais tous avaient mis pied à terre dans le seul et unique but de détrôner le traître.
Les chevaliers de la Main d'Argent déjà sur place accueillirent ce renfort de poids avec stupeur et entrain. Ils firent monter un campement de fortune afin de pouvoir héberger ces milliers de soldats. La route serait longue jusqu'au trône de glace, le repos était de mise. Les dirigeants de l'opération, Ethänn en tête de lice, se retrouvèrent sous une tente spéciale afin de préparer minutieusement la marche du lendemain et la stratégie offensive. La nuit tomba rapidement et les négociations s'éternisèrent encore pendant une bonne partie de la nuit. Lorsque tout fût enfin prêt, Ethänn s'accorda un moment de solitude. Il marcha un moment dans la toundra boréale jusqu'à arrivée sur une colline où il put distinguer au loin le terrible destin qui était le sien. Là-bas, loin au travers de la neige, du vent, des glaciers, il vit ce qu'il redoutait. Le trône de glace, auréolé d'une lueur bleutée envoûtante, mystérieuse. Il sentait tout le poids de cet être maléfique qui devait trôner fièrement au milieu de ces landes décharnées, sans vie. Il sentait que quelque chose l'appelait mais rien n'ébranla la ténacité du paladin. Il jeta un dernier regard pardessus son épaule avant de redescendre vers le campement. Il croisa Arthorius et Thorl:
"Et bien Ethänn, je vois que toi non plus tu ne trouves pas la quiétude du sommeil ?
- Je suis comme vous mes frères. Mon esprit est trop préoccupé par ce qu'il l'attend.
- Bah, peut-être serait-il temps que nous arrêtions de trop penser et de ne faire les choses que lorsqu'elles se présentent.
- Messire Thorl, j'aimerais avoir votre aplomb et votre sagacité d'esprit
, reprit Ethänn le sourire aux lèvres, mais il est des choses que mon coeur me dicte et que mon esprit réfute.
- Et sur quelles sujets sont portés tes préoccupations
? Arthorius le regardait les bras croisés. Ethänn mit un temps avant de répondre.
- Sur la bataille qui se prépare, sur Matmaränn. J'essaye d'envisager toutes les possibilités, tout les choix qui s'offriront à nous, lesquels seront les meilleurs, lesquels sont à éviter...
- Ah oui, beaucoup trop de pensées pour peu de réponses
, rétorqua le Nain.
- Oui c'est bien vrai, dit Ethänn en riant.
- Allons neveu, vas te reposer, la nuit te portera sûrement conseil et puis, le moment venu, tu sauras quoi faire."
Ethänn inclina la tête humblement, puis posa une main sur les épaules de ses amis, avant de prendre congé. Il ne rentra pas au campement, ses démons intérieurs prenant le pas peu à peu sur sa raison. Il savait que l'endroit en était pour quelque chose et il ne pouvait rien faire d'autres que louer la Lumière pour pouvoir trouver ne serait-ce qu'un peu de quiétude. Il entendait constamment cette voix lugubre, lui répéter inlassablement:
"Rejoins tes frères. J'ai besoin de toi. Ne m'abandonnes pas. Ouvres ton coeur à ce chemin qui t'es offert."
Ethänn s'enroula dans sa cape de velour et s'assoupit sous les frondaisons d'un arbre gigantesque. Son sommeil fut agité à tel point que lorsqu'une main bienveillante se posa sur son épaule pour le réveiller, il dégaina sa lame promptement et aurait embroché le malheureux si ce dernier ne s'était pas révélé être sa bien-aimé. Valen resta interdite, tétanisé par cette lame qui lui chatouillait dangereusement la carotide. Ethänn, haletant laissa choir son arme dans la neige, aussi terrifié que Valen, face à cette démonstration de perte de contrôle. Il recula d'elle pour ne pas la blesser:
"Ethänn, enfin que t'arrives-t-il ? C'est moi.
- Je sais...Valen, je vais devenir fou si je reste ici plus longtemps...
- Mais enfin...Tout le monde a besoin de toi ici. Tu es celui qui nous as permis de croire en la victoire, qui nous as permis d'être à nouveau souder, reposes-toi sur moi Ethänn, laisses-moi t'aider, tu n'es pas seul
. Ethänn la regardait avec des yeux paniqué. Le soleil venait de sortir de la montagne et ses premiers rayons irradiait de milles feux la blancheur immaculée de la toundra. Ethänn, prends ma main. Tout se passera bien, nous allons mettre fin à tout ceci."
Ethänn attrapa le bras de Valen qui le serra fortement contre elle. Ethänn se laissa gagner par cette soudaine chaleur qui l'envahissait. Il était si bon d'être ainsi protéger. De ne plus avoir ce poids sur les épaules qui s'alourdissait de minute en minute. Mais cette échange ne dura pas et la réalité reprit le dessus. Tout deux arrivèrent au campement de l'Alliance. L'armée était constituée, fraîche et disponible. Prête à marcher au moindre commandement. Il y avait là toutes les races de l'Alliance et un bataillon d'orcs déjà sur place bien avant l'arrivée des troupes. Ces derniers ne semblaient aucunement se soucier de ce qui se passait autour d'eux. Ethänn redescendit, accompagné de Valen. Arthorius lui amena son cheval:
"Les Chevaliers de Uther sont prêts à te suivre Ethänn, comme le reste de l'armée. Nous n'attendons que ton ordre.
- Merci Arthorius
."
Ethänn monta sa jument avec dextérité, puis se pencha et embrassa Valen. Il serra les rênes et fit volte-face. Il gagna les Chevaliers et tira sa lame bien haut dans le ciel. Il se sentait fébrile, sa main tremblotant légèrement:
"Rejoins tes frères. J'ai besoin de toi. Ne m'abandonnes pas. Ouvres ton coeur à ce chemin qui t'es offert.
- Pour Uther et la Lumière ! Marchons vers notre destinée peuple de l'Alliance, allons faire tomber ce traître!"
Ethänn avait hurlé ses mots avec toute la hardiesse qui le caractérisait mais au fond de son coeur, l'appréhension était grandissante. Un hurlement de rage gagna l'armée avant qu'elle ne se mette en route.
Les jours défilèrent avant que le bastion où résidait Arthas n'apparaisse. Ce qui attendait l'armée des peuples libre les glaça d'effroi. Une armée de morts-vivants, de goules, de wyvernes des glaces les attendaient. Ils étaient des milliers, des centaines de milliers. Tous avec cette aura bleuté, aux fond des yeux, caractérisant les serviteurs du Mal. Le rapport de force était inexorablement inégale. L'engouement de l'Alliance s'effrita quelque peu:
"Par Uther si je m'attendais à ça ! déclara Thorl. Il y en a eu des morts sur ces terres...
- Oui mais cela ne doit que nous encourager à mettre fin à tant de bassesse. Alghur avait rejoint Ethänn.Nous devons purifier ces âmes du tourment qui est le leur.
- Nous ne devons pas faiblir face à l'adversité. Melkior serrait les rênes de sa monture. Il releva son heaume et soupira un panache de fumée. Nous sommes arrivés jusque là malgré les intempéries, malgré le froid et toutes les appréhensions qui nous taraudaient l'esprit. Ne laissons pas cette peur nous guider où nous sombrerons comme eux. Il pointa du doigt l'armée de morts du Seigneur Arthas.
- Melkior a raison, nous ne pouvons faire marche arrière, par la barbe de Uther le Grand, je ne renoncerais pas ! Qu'ils soient deux, cinq, dix fois plus que nous! Thorl affichait une détermination sans précédente lorsqu'il dégaina sa hache.
- La bravoure des Nains est contagieuse, lança Arthorius tout sourire.
- Oui et celle d'un Nain Chevalier l'est encore plus, rajouta Melkior en tapotant son cheval pour le calmer.
- Et bien Messieurs je vois que l'on a le sourire malgré ce qui nous attend. Roanna venait de les rejoindre.
- Que pouvons nous bien faire d'autre de toute manière, dit sagement Melkior.
- Se concentrer sur le combat serait une bonne chose, louer la Lumière une autre, coupa sèchement Opalyne. Elle était droite et fière sur son destrier et son regard toisait l'armée qui se déroulait sous ses yeux. Chevaliers il est temps.
- Dame Oplayne a raison, il est temps compagnons. Louons la Lumière, tous ensemble, comme dans les temps immémoriaux et rendons lui grâce pour tout ce qu'elle nous as accordés. Ethänn venait de prononcer ces mots comme si cela allait être les derniers. Un silence pesant s'ensuivit, rompu par le souffle glacé du vent. Une longue minute s'écoula où rien ne se passa. Pas un mots, pas un hennissement, rien. Ethänn regarda Valen à sa droite puis Alghur à sa gauche. Il abaissa sa visière, dégaina sa lame et alors qu'il allait la lever pour sonner la charge, une silhouette sombre se détacha de l'armée adverse et s'avançait vers eux. Ethänn resta un moment afin de voir qui était cet homme. Il vit trois silhouettes se découper. L'une d'elle était son frère, Matmaränn. Lui et ses hommes s'arrêtèrent assez loin de l'Alliance afin d'obliger Ethänn à s'avancer pour des pourparler. Lui, Valen et Alghur les rejoignirent aussitôt:
"Et bien voilà de belles retrouvailles, lâcha Matmaränn à ses anciens compagnons.
- De belles retrouvailles seraient de t'avoir à nos côtés Matmaränn, que t'arrives-til enfin ! Tu es Chevalier de la Lumière ! Et vous autres également, lança Alghur plein de colère.
- Mais nous sommes des serviteurs de la Lumière Alghur, c'est ce que je m'évertue à vous prouver depuis le début. Je suis toujours le même, c'est simplement ma vision des choses qui à changé. J'ai ouvert les yeux sur ce monde.
- Comment oses-tu parler ainsi toi qui as partagé ta vie à mes côtés ? Alghur regardait Matmaränn avec pitié. Toi qui étais si vertueux...
- Notre Commandeur est toujours aussi vertueux Alghur, bien plus que vous ne le pensez. Sa voix était sombre mais Valen reconnut immédiatement de qui il s'agissait et ce, malgré le heaume sombrement décoré qui lui cachait le visage.
- Falken...dit-elle d'une voix tremblante, mon frère...
- Valen, je suis heureux de te retrouver. Dommage que les circonstances présentes ne nous permettent pas d'en profiter.
- Chevaliers de Uther nous sommes, Chevaliers de Uther nous resterons, n'est-ce pas là le serment que vous avez prêtés ! La voix d'Alghur retentissait avec force.
- Alghur, mon vieil ami. Nous sommes des Chevaliers, nous avons prêté serment et nous le respectons, seulement notre allégeance n'est plus la même.
- Vous n'êtes que des lâches ! Je suis terriblement déçu Matmaränn. Tu ne mérites pas les éloges qui te sont tiennes. Matmaränn crispa la mâchoire, ses yeux s'étrécirent.
- Nous sommes ce que nous avons décidés d'être Alghur ! J'en ai assez de servir un peuple qui ne vit que dans l'ingratitude ! Je n'ai rien perdu de mes valeurs, rien perdu de mes convictions. C'est ce monde qui a changé, ce monde ignoble, prétentieux et avare. Je ne me battrais pas pour lui c'est terminé. Si le monde doit changer alors nous le ferons sous le fer de notre lame car c'est la seule loi qui compte ! Le destrier noir du chevalier de la mort tressaillit, excité par ce flots de paroles et par l'imminence du combat qui se profilait.
- Je vois que nous ne pourrons pas te faire changer d'avis mon frère. Alghur appuya sur ses derniers mots.
- Non en effet. Et je vois qu'il en va de même pour vous. Sachez que j'ai été honoré de combattre et de servir à vos côtés, tous autant que vous êtes. Peut-être nous reverrons nous dans une autre vie. Le sourire carnassier de Matmaränn en disait long quand à ses intentions.
- Falken je t'en prie, reviens parmi nous. Tu es tout ce qu'il me reste. Valen regardait cet homme qui autrefois était son frère. Ce dernier ne daigna pas répondre.
- Ethänn mon frère il semblerait que tu ais perdu l'usage de ta langue ? dit nonchalament Matmaränn
- A quoi bon discuter avec toi. Tu as fait le choix de suivre cette voie, je ne t'en empêcherais pas. Alghur regarda Ethänn, déconcerté. Je comprends mieux les paroles d'un homme sage qui m'a dit que les coeurs les plus sombres ne désirent jamais être sauvés. Matmaränn ne souriait plus. Tu n'es plus l'homme que j'ai connu et par la Lumière je te purifierais de tes maux Matmaränn, je te dois bien cela pour tout ce que nous avons partagés.
- Je n'ai pas besoin de ta stupide Foi Ethänn ! J'aurais ton âme et toi aussi tu me suivras que tu le veuilles ou non. Ton destin est lié au mien. Cette bataille le scellera à tout jamais. Adieu Chevaliers, nous nous retrouverons sur le champ de bataille !"
Matmaränn, Falken et le troisième mystérieux Chevalier firent volte face et éperonnèrent leur monture. Alghur, empli de colère fit de même, alors que Valen et Ethänn restèrent à les contempler:
" Comment crois-tu que tout ceci va se terminer Ethänn ?
- Je n'en ai pas la moindre idée Valen, mais j'ai Foi en la Lumière, elle ne nous abandonnera pas.
- Pourtant n'est-ce pas ce qu'elle à fait avec eux ? Ethänn se tourna vers sa douce.
- Ne dis pas pareils mots Valen. Ce sont eux qui se se sont détournés d'elle et non pas l'inverse. Il lui prit la main. Nous les ramènerons, tous autant qu'ils sont.
- J'ai foi en toi Ethänn plus qu'en n'importe qui.
- Je t'aime Valen." Il l'embrassa tendrement. Un long baiser, sans doute le dernier. Il retourna vers ses amis, puis sans aucunes paroles, ni discours il dégaina sa lame. L'heure n'était plus aux paroles mais aux actes. Il abaissa son bras dans un cri de rage décuplé par l'écho de la montagne. Il lança sa monture au galop et tout les Chevaliers, toute l'armée dégringola la colline enneigée dans un tumulte vrombissant. Les armées se faisaient face, se rapprochant inéluctablement, comme aimantée l'une vers l'autre dans une haine commune. Le ciel, la terre, tout les éléments étaient déchainés et de part et d'autre la volonté des instigateurs de cette guerre se dévoraient. Arthas le traître face à son ancien maître, Uther le bienveillant.

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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 23:34 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Falken
Ancien CDU

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MessagePosté le: Mar 11 Nov - 13:49 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

*Revenons quelques jours en arrières...*



Falken chargea le sombre chevalier, sa lame dégageant une aura de pure Lumière, mais à peine avait-il atteint son adversaire qu'il fût frappé par un rayon d'énergie noire le projetant plusieurs mètres en arrière. Falken se rattrappa de justesse, plantant sa lame dans le sol en laissant un énorme sillon. Il eut à peine le temps de se redresser, qu'il dût se jeter de côté pour éviter la charge féroce de son ennemi. Celui-ci fit demi-tour mais n'eut pas le temps d'atteindre sa cible et fût désarçonné, un trait de Lumière l'ayant stoppé net dans sa course.
Tout comme Falken la première fois, le chevalier se releva puis levant son arme au dessus de lui la planta au sol. Des squelettes se mirent alors à émerger de la terre, encerclant le Paladin qui un sourire au coin des lèvres imita les gestes du chevalier. Lorsque Falken planta sa lame dans le sol, la colère des cieux s'abattit sur les cadavres, les foudroyant d'une décharge de Lumière qui les traversaient de part en part.

"Si tu veux mon âme démon, il faudra venir la chercher par toi-même, ces pantins ne pourront jamais m'atteindre." Falken pointa alors son arme en direction du chevalier en signe de défi.


Ce dernier émit alors un rire glacial d'outre-tombe, se répercutant dans les montagnes alentours, puit enleva son heaume. Falken contempla alors un horrible visage, celui d'un humain figé lors de sa décomposition, ses yeux brûlant d'une lueur bleu le fixant.

"Si tel est le cas mon pauvre petit paladin, et bien soit j'exaucerai ta dernière volonté. Mais ne crois pas que je le ferai suite à ton injonction, le Roi Liche m'a chargé de venir t'éliminer, il ne faudrait pas qu'un simple moucheron vienne faire échouer ses projets."

"Un simple moucheron... alors ce Traître semble être un couard pour s'inquiéter de ma personne. Et ce n'est pas un simple chevalier de la mort qui viendra à bout de la Lumière qui m'habite."

"Tu aurais tort de me confondre avec un de ces pantins de dernière génération... J'existais bien avant eux, mon nom était déjà craint lors de la Seconde Guerre et même avant."

"La Seconde Guerre... cela expliquerait ton aura... elle est différente des Chevaliers de la Mort que j'ai rencontré dernièrement... mais je ne saurai l'expliqué."

"Eh bien la réponse peut paraître assez simple... Je fais en effet partis de la première génération de Chevalier de la Mort, ceux ayant participés à l'invasion d'Azeroth lors de la Seconde Guerre. Malheureusement la majorité des miens ont été décimés et je fais partis des derniers restants, tout comme mon ainé Teron Fielsang... oui je vois que tu connais ce nom... Cependant, contrairement à lui j'ai décidé de me mettre au service du Roi Liche, et j'en ai retiré plus de puissance que je n'aurai pû l'espérer. Vois cette armure, et cette épée, c'est avec elle que je vais t'étriper ! La Lumière ne te sauvera pas de ma lame, et moi Sigvald Kragxis je prendrai ton âme."

"Eh bien en ce cas je t'attend ! Les derniers chevaliers de la mort que j'ai croisé ont expié sous ma lame, il est temps que je me montre digne d'Uther en terrassant un spectre du passé tel que toi !" Les mains du Paladin se serrèrent alors sur sa garde.

"Alors meurs Paladin !" Le chevalier chargea alors Falken tandis que ce dernier en faisait tout autant, et l'onde de choc de l'impact entre la lame bénie et la lame impie déracina les arbres alentours.

... Le combat faisait rage depuis bientôt près d'une heure, et du ciel on pouvait observer des sources d'ombre et de lumière
apparaitrent dans la forêt non loin de Menethil. L'echo du fracas des armes qui s'entrecroisent se répercutaient dans les montagnes tel un orge grondant.
Malgré sa foi inébranlable, Falken sentait la fatigue le gagner tandis que le chevalier aux sombres pouvoirs ne semblait pas flancher. Aucun adversaire ne lui avait donner autant de fil à retordre, mais il se devait de vaincre quelqu'en soit le prix, l'avenir de ses compagnons en dépendait. Nul ne pu dire si la Lumière en lui vascilla en cet instant, des mains sortirent du sol immobilisant Falken qui n'eut pas le temps de voir la lame runique lui traverser l'épaule gauche et le clouer contre un arbre. Le combat touchait à sa fin et le dénouement ne faisait plus de place au doute.

"Ah haaa ! Je te l'avais annoncé, tu ne faisais que retarder ton supplice pitoyable paladin. Les Chevaliers d'Uther se reformeront sous les ordres du Roi Liche malgré leur dernier baroude d'honneur, et même si tu ne feras plus partit du monde des vivants, nous compterons au moins l'un des héritiers de la famille De Elneth dans nos rangs..." Le chevalier de la mort continuait de fixer Falken "... Je ne comprendrais jamais la haine qu'éprouve notre Seigneur pour votre famille ni comment elle a pû si longtemps lui résister... dommage que tu ne te sois pas plier à Sa volonté avant, il avait de grands projets pour toi... Enfin, nous aurons toutefois ta soeur, la plus douée de vous deux pour l'adoration de cette détestable Lumière. Elle fera une excellente recrue pour notre Maître..."

"Non..." L'oeil arcanique de Falken se mit à étinceler alors de décharges de Lumière, son bras gauche bloquant la lame runique plantée en lui.

"Ne sois pas idiot, dans peu de temps ma lame aura pris ton âme et tu ne seras plus... mais... que..."

La Lumière émanait alors du corps entier de Falken, celui-ci se releva malgré sa blessure sous les yeux terrifiés du chevalier de la mort.

"Ma soeur est plus pure que moi et réfléchi, vous ne parviendrez jamais à la corrompre, ni elle ni aucuns des Chevaliers d'Uther ! " Son corps rayonnait d'une Lumière aveuglante "Quant à mon âme Sigvald... vous n'aurez pas l'occasion de voir ce qu'il en adviendra !" D'un revers de son épée, Falken décapita le chevalier de la mort dont le corps tomba en poussière quand il atteignit le sol, ne laissant qu'une armure vide.

"Pour Uther et la Lumière..." Falken s'effondra alors, les dernières lueurs de Lumière se réfugiant dans son oeil arcanique.

..........................................

Il faisait noir et un froid glacial pénétrait Falken jusqu'aux os, où pouvait-il bien être ? "Serait-ce ça la mort ? Qu'est devenu la Lumière ? et ma soeur?..." Il essaya de s'échapper tant bien que mal des ténèbres mais compris au final qu'ils s'étendaient partout en ce lieu, il hurla alors de désespoir et de rage. Soudain une voix étrangement familière l'interpella, sa propre voix mais sortit du pays des morts.

"Allons Paladin, tu peux toujours crier tant que tu le désires, personne ne viendra te chercher en ce lieu. Tu resteras prisonnier à l'intérieur de toi-même pour l'éternité... ou plutôt de moi-même devrais-je dire."

Car dans le monde réel, le corps de Falken se releva, animé par une autre volonté, ses yeux brillants d'une Lumière glaciale. "Je suis Falken de Elneth, fidèle serviteur de mon maître Arthas, et j'appliquerai sa sentance aux mortels le défiant Lui et Son autorité!"

Falken contempla son armure, un trou béant au bras gauche, puis contempla l'armure au sol alors qu'il s'était déjà emparé de l'arme runique qu'il tenait dans sa main. Il entreprit alors de revêtir l'armure de l'ancien chevalier de la mort "Enfin, je me sens digne de mon Maître..."

Une voix vint alors lui parler à l'oreille "Va mon puissant et fidèle serviteur, va retrouver tes frères et soeurs... Mais avant tout retrouves ton frère Matmärann, il aura besoin de ton aide..."

"Matmärann..."

Falken siffla alors et un destrier démoniaque apparut près de lui, il enfourcha sa monture et se rendit au port de Menethil. Un navire était en partance pour Theramore et Falken monta à bord. Il débarqua dans cette cité où jadis lui et ses frères se réunissaient, il passa près du fortin où autrefois les Chevaliers d'Uther étaient établis, quand soudain il sentit la présence de son frère parmi l'excitation ambiante qui avait atteint cette ville. Il se dirigea vers l'auberge puis monta à l'étage, là dans une chambre il trouva enfin Matmärann qui avait bien changé lui aussi.

"Matmärann je vous ai enfin trouvé! Allons il est temps ! Partons retrouver nos frères et soeurs !"

Matmärann sourit "Patience mon cher Falken, nous partirons sous peu. J'attends encore l'un des "nôtres" et nous partirons sur le champ."

Sous peu ils débarqueraient eux aussi en Norfrende, et feraient face à leurs frères et soeurs. Ces derniers n'auront d'autres choix alors que se soumettre ou périr.



*Fin du retour en arrière*


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Urien
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MessagePosté le: Mar 11 Nov - 23:33 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

Le contact fut rude et bon nombres de femmes et d'hommes furent emportés par cette première vague déferlante. Les lames heurtaient les boucliers, tranchaient les chairs, les os, les masses écrasaient des crânes, rippaient sur les armures, les flèches se plantaient dans les muscles, les mailles, les cris de rage se mêlaient aux cris de douleur, de détresse. Une pluie glacée s'abattit sur les deux armées, résultant de l'adresse des magiciens des deux camps. Le champ de bataille immaculée se transforma bien vite en un bourbier sanglant. Certains Chevaliers étaient toujours sur leur monture moulinant des bras, découpant des bras et fendant des crânes.
Thorl avait courut dans la mêlée, sa hache entre les mains, il avait ramener à l'état de cendres quatres morts-vivants avant de se faire désarmer par deux goules. Fou de rage il les envoya paître de sa force herculéenne. Il saisit sa masse à son flanc et son bouclier et écrasa le crâne de l'une des goules. Puis se retournant il se prêta à sourire et se rua de nouveau dans la bataille, projetant son bouclier en avant.
Alghur avait sauté de sa monture avant qu'elle ne fût blessée. Il utilisa tout son art martial et il taillait en pièces chaque adversaires qui se présentaient à lui avec une agilité déconcertante. Il se retrouva vite submergé sous l'assaut de plusieurs goules. Il y en avait au moins six tout autour de lui. Elles s'approchaient lentement, crocs et griffes sorties. Alghur les laissa s'avancer et d'un geste rapide il planta son épée dans le sol. Une aura lumineuse s'engouffra dans le sillon glacé puis éclata tout autour de lui emportant les goules dans l'au-delà. Alors qu'il se relevait, un trait se ficha dans son épaule. Il fit un pas en arrière et un deuxième se planta dans sa cuisse droite. Il mit un genou à terre et scruta les alentours. Un Chevalier noir jetait son arablète au sol et dégaina sa lame. Il s'avançait vers le Chevalier blessé, bien déterminé à le mettre à terre une fois pour toute.
Une ombre faisait tomber un à un les ennemis, elle semblait s'amuser au plus haut point. Ses dagues virevoltaient avec légerté, on eût dit qu'elle dansait. Ses lames ruisselaient encore du sang noirâtre qu'elle venait de faire couler lorsqu'elle aperçut un des Chevaliers en prise avec un Chevalier noir. Elle s'approcha discrètement et reconnut Alghur, bien malmené. Elle inspecta les alentours afin de le rejoindre discrètement malgré cette mêlée de plus en plus compacte. Elle saisit le cou d'un mort-vivant et lui cassa le cou d'un coup sec avant de le jeter nonchalament. Elle était à portée du duel, elle devait agir et vite. Promptement elle s'approcha du Chevalier noir, ce dernier abattit sa lame contre celle d'Alghur et c'est à ce moment-là, très précisément, qu'elle trancha les tendons, juste sous l'arrière du genou de son opposant. Ce dernier, s'écroula dans un cri de rage et saisit le bras de l'assassin avant de la ramener violemment vers lui. Il allait la terrasser de son épée maudite lorsque sa tête fût projetée loin de son corps:
"Merci Alghur, j'ai bien cru y passer.
- C'est moi qui devrais te remercier Nephertya
. Il lui tendit la main. Je vois que tu es toujours aussi habile.
- Je ne peux pas en dire autant de toi
. Elle le frappa sur le torse.
- Je fais ce que je peux et crois-moi c'est déjà bien suffisant.
- Si tu le dis. Je vais devoir garder un oeil sur toi alors.
- Je garderais les deux si j'étais toi
."
Elle sourit avant de disparaître. La bataille était toujours intense et l'armée d'Arthas ne semblait pas se dégarnir même au vu de ses pertes. Alors que l'Alliance venait de trouer une percée un terrible hurlement surgit des entrailles de la terre. Le sol se fracassa de part en part entraînant avec lui bon nombres de soldats des deux camps. Une faille gigantesque laissa sortir deux terribles dragons squelettiques. Ils déployèrent leurs ailes dans un jet de flammes bleutées et s'envolèrent au plus haut, déversant leur fureur dans un torrent de flammes.
"Il faut les éliminer au plus vite où ils vont nous être fatal ! hurla Melkior au travers de la mêlée.
- Chevaliers avec moi, reprit Valen."
La plupart des Chevaliers répondirent à l'appel. Ils se joignirent les uns aux autres et imitèrent Valen. Cette dernière tendit son bras, paume ouverte vers le dragon.
"Par la Lumière retournes dans l'ombre !"
La force conjuguée des Chevaliers fit naître un rayon de Lumière si puissant qu'il éblouit, l'espace d'un instant, toute la plaine. Le dragon fut touché de plein fouet. Il se consuma immédiatement, ses cendres volant au vent. Le deuxième dragon redoubla de fureur et se dirigea vers les Chevaliers. D'un coup de patte, il les balaya. Valen fut projeté au sol avec violence. Son épaule fut démise sous le choc et elle perdit arme et bouclier. Complètement désemparée, elle tenta de se rétablir mais elle était bousculée par cette mêlée oppressante. Elle était piétinée et ne pouvait se relever. Un cri de fureur la fit lever les yeux au ciel, un démon aux yeux injectés de sang abaissa sa lame sur elle. C'était la fin. Un nouveau cri la fit frémir. Son assaillant heurtait un bouclier de lumière à chacun de ses coups. Alors qu'il releva les yeux vers le créateur de cette magie il fut terrassé par un trait de lumière. Valen fut relevé fermement. Lotario se tenait près d'elle:
"Je ne laisserais pas ma belle-fille mourir ici.
- Merci Lotario.
- Allez suis-moi, je vais te sortir d'ici.
- Non.
Son épaule la faisait souffrir mais elle serra les dents et se soigna elle-même. Une arme, en avez-vous une autre sur vous ?
- Valen ce n'est pas raisonnable,
dit-il en assénant un coup de bâton à un squelette qui lui décolla la mâchoire dans un craquement sonore.
- J'ai besoin d'une arme. Son ton autoritaire en disait long quand à sa détermination. Lotario lui donna sa massue.
- Je restes près de vous et ce n'est pas négociable. Elle hocha la tête avant de reprendre le combat.
- Il faut arrêter ce dragon..."
Le monstre faisait un ravage dans les rangs de l'alliance. Personne n'arrivait à en venir à bout et les Chevaliers étaient éparpillés un peu partout.
Ethänn se battait furieusement, faisant voler sa lame et jouer son bouclier. Il avait été désarçonné violemment et son heaume lui avait été arraché avec force. Il n'avait trouvé son salut que dans sa foi et ses pouvoirs. En effet, alors que l'ennemi lui bondissait dessus, il avait fait appel à la Lumière pour le protéger. Le reste n'était qu'une suite de bottes apprises auprès de son ancien maître. Il avait vu ce qu'il était advenu des Chevaliers qui avaient terrassés l'un des deux dragons et son coeur fut alourdi par ces pertes. Ses pensées étaient toutes tournées vers Valen. Il savait qu'il lui serait impossible de la retrouver dans cette mêlée mais il ne pouvait s'empêcher d'y croire. Alors qu'il venait de faire tomber un nouveau mort-vivant, des tambours de guerre résonnèrent dans toute la vallée. Il chercha du regard d'où pouvait bien provenir ces sons et il fut surpris de les trouver sur une colline à l'Est. Des Orcs, des orcs venaient leur prêter main forte. Un sourire illumina le visage du paladin. Non content de voir se profiler pareil renfort, c'était le symbole que cela représentait qui le faisait sourire. De voir que la Horde se battait aux côtés de l'Alliance. Alors qu'il contemplait cette scène, que les Orcs fracassaient les légions d'Arthas, Ethänn sentit un vent glacé se soulever. Un rugissement le fit détourner la tête juste quand des flammes aussi froide que la mort se répandirent sur lui, il eût juste le temps de lever sa lame devant lui. Le trait enflammé sortant de la gueule du dragon vint se fracasser sur son épée. Des éclats scintillants brûlèrent le visage du Chevalier mais grâce à l'appel de la Lumière il arriva à scinder en deux le vrombissement du torrent qui le consumait. Il tenait bon, les pieds fermement ancrés dans la neige:
"Cet homme est à moi !"
Cette voix si familière aux oreilles d'Ethänn le fit sursauter. Le Dragon arrêta son crachat enflammé et tourna la tête vers son propriétaire. Un Chevalier en armure noire arrivait la lame au clair.
"Que fais-tu Chevalier ! Honores ton serment à mon encontre et laisses mourir cet homme !
- Non. Cet homme est pour moi, son âme m'appartient.
- Ne me désobéis pas ! Cet homme doit mourir !"
Le Dragon tourna de nouveau la tête vers Ethänn qui ressera la prise sur son bouclier. La gueule ouverte il plongea sur le paladin lorsqu'un trait de lumière bleu le trancha en deux. Le Chevalier Noir rabaissa sa lame avec contentement:
"J'ai dit que son âme m'appartenait, il est hors de question que je la laisse à quelqu'un d'autre. Qui que ce soit.
Le Chevalier Noir ôta son heaume. Il arborait un sourire franc et ses yeux bleuté était dardé sur Ethänn. Alors mon frère, voilà le moment tant attendu. Il leva les bras au ciel. J'en frémis d'avance. Deux autres Chevaliers apparurent aux côtés du Commandeur Noir.
- Il est temps d'en finir Matmaränn.
- Exact Ethänn, il est temps
. Matmaränn leva son arme devant lui et salua Ethänn.
- Devrais-je me battre contre tes hommes également ?
- Tu me déçois Ethänn, de pareilles paroles dans ta bouche...N'oublie pas que je reste un homme d'honneur malgré nos divergences. Ethänn leva son arme à son tour.
- Alors excuses-moi. Je retire mes propos."
Matmaränn sourit, puis s'avançant vers Ethänn déclama:
"Que nos destins se mêlent en ce jour et à jamais ! A nous deux Ethänn !"

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Urien
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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 13:50 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

Il se jeta sur lui avec hargne. Leur épée s'entrechoquèrent avec fracas. Ethänn esquiva l'attaque suivante et abattit sa lame à son tour. Le bouclier de Matmaränn stoppa le fer aussi net. Il se releva avec force et repoussa le chevalier de lumière puis se ravisant il allongea le bras. La lame rippa sur son armure et Ethänn en profita pour bloquer le bras de Matmaränn sous le sien. Il lui asséna un violent coup de bouclier au visage, puis un deuxième, un troisième. Le sang ruisselait du crâne du chevalier noir mais il ne vacillait pas. Il para le coup suivant de son avant bras et saisit Ethänn par le cou. Il lui envoya un coup de tête au visage qui lui fracassa le nez dans une giclée de sang. Son bras fut libéré et il en profita pour lui envoyer son poing au visage et un coup de pied dans l'abdomen qui le projeta à terre:
"Et bien quel combat mon frère, dit-il en s'essuyant le visage. Ethänn se relevait lentement, crachant le sang qui coulait au travers de sa bouche. Son nez meurtri le lançait, comme si son coeur s'était logé à l'intérieur. Il avait du mal à retrouver son souffle. Matmaränn le toisait comme un fauve dans sa cage. Allez debout voyons, ce combat ne fait que commencer !"
Et il se jeta de nouveau sur lui. Ethänn para la lame mais la force du chevalier noir était telle qu'elle lui entailla l'oeil droit, sans le crever. Il laissa le poids de son adversaire peser sur lui et se laissa choir dans la neige l'entraînant avec lui. Du pied il le fit basculer pardessus lui. Matmaränn tomba lourdement sur le dos. Les deux Chevaliers se relevèrent en même temps.
"Ethänn ! Le Chevalier ne détourna pas les yeux de son adversaire. Ethänn ! Valen accourait dans sa direction.
- Restes en dehors de ça Valen ! hurla Ethänn. Elle s'arrêta net. C'est mon combat.
- Ton combat ?! Et depuis quand ?! Oublies-tu ce pourquoi nous nous battons ! Je ne te laisserais pas ! Elle voulut s'avancer vers lui mais un Chevalier noir lui barra le passage.
- Si tu fais un pas de plus c'est moi qui serais ton adversaire.
- Falken. Tu n'oseras jamais. Elle voulut le dépasser, certaine que son frère ne tenterait rien mais lorsqu'elle arriva à sa hauteur il lui asséna un coup de poing au visage. Elle s'étala dans la neige de tout son long.
- J'ai dit: Pas un pas de plus. Elle se releva et s'essuya la commissure de la lèvre. Elle jeta un regard noir à Falken.
- Comme tu voudras mais saches que tu vas le regretter mon frère. Je vais te mettre une raclée comme tu n'en as jamais eu."
Valen tenait sa massue fermement, son bouclier à hauteur de visage. Falken dégaina sa lame lentement. Une lame à deux mains aussi grande que lui. Il la planta au sol et attendait. Valen se jeta sur lui, il pivota brusquement sur le côté et envoya son pied dans la jambe de Valen, elle leva son pied avant que le coup ne la touche et abattit sa lame sur l'épaule de son frère. Il encaissa le choc puis attrapa le visage de Valen entre sa main. Il la projeta en arrière, agrippa sa lame à deux mains et tourna sur lui-même. La lame filait droit vers la poitrine de Valen. Elle leva son bouclier juste à temps mais la force de rotation était telle que son bras en ressentit les séquelles, il se fractura sous l'impact. Son cri de douleur fit frémir Ethänn mais ce dernier se battait toujours contre son ancien compagnon. Il venait d'esquiver de nouveau la lame de son ennemi lorsqu'il sentit que quelque chose lui étreignait les jambes. Il se pencha et vit deux mains squeletiques, sorties du sol, qui lui agrippait les chevilles. Matmaränn revenait à la charge, son épée filait droit sur sa nuque. Ethänn planta sa lame au sol et laissa la Lumière faire le reste. Un cercle incrusté de runes éblouissantes se dessina sur le sol. Ethänn y mit toute sa puissance. Le cercle implosa dans un terrible halo lumineux. Les mains décharnés furent réduit en cendres et Matmaränn, projeté à quelques mètres de là. Falken fut ébloui un instant et Valen en profita pour lui asséner un violent coup du pommeau de son arme sur le visage. Il tomba lourdement sur le sol et ne se releva pas. Ethänn reprit sa lame et courut vers Matmaränn qui cherchait la sienne. Alors qu'il mettait la main dessus, un trait de lumière le frappa de plein fouet. Toute sa fureur se déversa dans son être et il appela son arme à lui. Ethänn abaissa sa lame sur le dos qui s'offrait à lui. Matmaränn récupéra son arme et se tourna avec habileté. Valen se précipita vers le combat fraternel en criant. Le troisième Chevalier noir tendait la main vers Valen. Tout semblait se passer au ralenti, comme si le temps allait s'arrêter. Le Chevalier noir envoya une terrible décharge de glace sur Valen qui fût projetée au sol. Ethänn planta son arme dans l'abdomen de Matmaränn, en même temps que ce dernier plantait la sienne dans celui d'Ethänn. Le souffle coupé, les deux Chevaliers se regardaient dans les yeux, un fin filet de sang s'écoulait de leur bouche. Valen, horrifiée se releva et courut de nouveau vers Ethänn. Le Chevalier noir lui envoya de nouveau une décharge d'énergie mais Valen l'esquiva avec l'aide de la Lumière et lui renvoya la pareille. Ce dernier pris de court, pris le coup de plein fouet et vacilla un instant. Ethänn lâcha son arme et recula de quelques pas, la lame de son compagnon enfoncé au travers de son être. Il la retira lentement, crachant un flot de sang. Matmaränn fit de même et se releva en titubant:
"Ethänn, mon amour. Valen venait d'arriver auprès de lui le soutenant doucement. Laisses-moi voir ça.
- Non ! Il la repoussa du bras. Va-t-en, sauves-toi ! Quelque chose se prépare, Arthas n'en a pas fini avec nous ! Ordonnes la retraite, sauves ceux qui peuvent encore l'être !
- Que dis-tu ! Ethänn, entends-tu tes paroles ! Il est hors de question que je te laisse !
- Laisse moi je te dis
! Matmaränn se jeta sur Ethänn, Valen s'interposa, les bras en croix. Valen !"
Ethänn la jeta sur le côté violemment et la lame l'évita de justesse mais se planta dans le flanc du chevalier. Ethänn laissa échapper un gémissement de douleur. Matmaränn affichait un sourire de circonstance. Il retira la lame brusquement et repoussa le Chevalier qui tomba sur le dos. La neige se teignait petit à petit d'un rouge écarlate tout autour d'Ethänn. Valen se retourna, la détresse et l'affliction se lisant sur son visage. Elle se précipita vers sa moitié:
"Non, mon amour, Ethänn ! Elle lui attrappa le visage et le posa contre ses genoux. Ethänn la regardait bien que son regard semblait vague.
- Valen...Fuis, va-ten par pitié.
- Non je ne te laisserais pas ici.
- Tu ferais mieux de l'écouter Valen, ce n'est pas après toi que j'en ai. Matmaränn se tenait au-dessus d'eux, sa plaie continuait de saigner. Elle se tourna vers lui, toute la haine envers cet homme se lisait sur son visage.
- Toi...Comment as-tu pu...Ethänn posa une main sur l'épaule de Valen et se releva lentement. Que fais-tu Ethänn ? Elle était dépassée par les évènements. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, tout s'y mêlait, l'horreur, la culpabilité, le désarroi, la tristesse, le désespoir.
- Je t'aime Valen, je t'aimerais à jamais. Maintenant ordonnes la retraite de nos troupes, vite. Ethänn avait le souffle court, il transpirait. Ses yeux se voilait déjà d'un voile opaque.
- Ethänn, ne me laisses pas. Sa voix mourut au travers de ses sanglots. Elle le serra fortement contre son coeur. Je t'aime...je t'aime, je t'aime...Elle le répétait inlassablement. Ethänn aperçut la bataille et l'avantage que prenait l'armée des morts. Tout s'écroulait autour de lui. Il pensa à sa famille, à ses amis, à tout ceux qui comptaient à ses yeux. Il aurait voulu s'excuser pour tout le mal qu'il leur avaient fait. Les larmes le gagnèrent à son tour. Il releva le menton de Valen et la regarda dans les yeux, pendant un long moment. Il l'embrassa avec toute sa passion, tout son amour.
- On se reverra très vite Valen. Termines ce que j'ai commencé, montre au peuple que l'espoir perdurera même après cet échec...Je t'en prie Valen, fais que cette bataille ne reste pas sans fin...Je t'aime."
Il la laissa s'en aller, elle fit trois pas en arrière, les yeux rougis par les larmes. Elle détourna le regard et courut vers la mêlée. Ethänn la regarda s'éloigner, un sourire franc sur le visage. Il se tourna de nouveau vers Matmaränn qui le regardait, une main sur sa plaie. Falken les avait rejoints, se massant la nuque:
" Dites donc Chevalier Saël, vous auriez pu me donner un coup de main.
- Tiens donc...Ce n'est pas de ma faute si votre sang est si faible, apprenez de vos erreurs Messire Falken car la prochaine fois il n'y aura pas d'échappatoire,
lui répondit le dénommé Saël d'une voix monotone.
- Suffit. Retournez auprès de notre maître. Immédiatement.
- Bien Commandeur. Les deux hommes s'inclinèrent et firent demi-tour laissant les deux frères seul avec leur destinée.
- Alors Ethänn, n'avais-je pas raison ?
- Laisses-moi partir Matmaränn, je t'en prie.
- Te laisser partir ?
Il rit d'un rire froid. Allons mon frère, tu es un illustre Chevalier comment pourrais-je me passer de toi.
- Pitié...ne fais pas de moi ce que je hais le plus. Me détestes-tu donc tant ?
- Bien au contraire. Je t'admire énormément Ethänn. Mais cette fois, je déciderais de ce qu'il adviendra de nous. Regardes. Cette Lumière que tu chéris n'a rien fait pour toi, ni pour tes compagnons ,ni pour ta famille. Regardes Ethän et voit à quel point ton entreprise était vaine. Fais moi confiance Ethänn, je t'offre le salut. Ethänn regarda pardessus son épaule et vit l'Alliance en déroute, la retraite avait retentit, la bataille était perdue mais la guerre loin d'être finie.
- Non Matmaränn, tu ne me convaincras pas. C'est pour ça que tu m'aimes, non ? Il sourit. Alors ai pitié de ton ami et laisses-le s'en aller. Ethänn s'écroula à genoux. Le menton contre la poitrine. Voilà que mon heure est arrivé...Et je contemple mon bourreau qui n'est autre que mon frère, comme c'est ironique. Ethänn leva les yeux au ciel. Laisses-moi rejoindre la Lumière que...Sa phrase mourut entre ses lèvres alors que ses yeux devinrent laiteux. Ethänn tomba lourdement en avant, le visage dans la neige. Matmaränn contempla la dépouille de son ancien compagnon. Une certaine nostalgie l'envahit. Devait-il accéder à sa requête, la requête de son ancien ami avec qui il avait tant de souvenirs en commun. Il resta là à le contempler, en silence, le vent fouettant son visage.
"Prends son âme puisque tu le désires si ardemment, prends enfin les choses en main Matmaränn. Ne laisses personnes d'autres te dires ce que tu dois ou ne dois pas faire, seulement assumes-le jusqu'au bout ."
Matmaränn crispa la main autour de son épée maléfique. Et dans un sursaut de colère, de peine, d'amertume, il la leva haut dans le ciel et l'abattit sur le cadavre du chevalier. Il la planta en plein coeur. Il traça un cerle autour du corps à l'aide de son sang. Il se mit à genoux près d'Ethänn. Il serra le pommeau de son épée, toujours planté dans le coeur de son frère. Il posa une main sur le cadavre et fermant les yeux, psalmodia des mots inaudibles dans une langue sombre et gutturale. Le sang entra en ébullition tout autour et sa couleur devint noir. Le cercle se refermait à mesure que le paladin noir incantait. Le sang sombre remontait sur le corps d'Ethänn jusqu'à l'ouverture béante où la lame de Matmaränn y trônait. Ce dernier la retira vivement et le sang aussi noir que son armure referma la plaie aussi vite qu'elle était apparu. Matmaränn se releva lentement:
"Maintenant lèves-toi mon frère."
Ethänn ouvrit les yeux. Des yeux aussi bleu et limpide que les lacs gelés du Norfendre. Le souffle glacé pénétrait ses poumons sans vie. Il se releva lentement, constatant son renouveau. Sa résurrection. Une voix lui martelait les tempes. Il sentait une force nouvelle déferler en lui. Sur son coeur et son âme pesait l'étau de son nouveau maître. Il leva un regard interrogateur sur Matmaränn:
"Oui mon ami, te voilà des nôtres à présent.
- Qui suis-je mon maître ? dit le Chevalier de la mort sans ombrages.
- Tu es mon ami fidèle. Ethänn Le Clairvoyant. Et je ne suis pas ton maître, toi et moi sommes liés par le sang désormais. Je suis ton frère.
- Matmaränn. Oui je me souviens. Mon frère."
Ethänn enlaça son compagnon. Puis se tournant vers le champ de bataille laissa échapper un soupir:
"Ne t'en fais pas, nous les retrouverons bientôt....
- Oui il est temps. Les Chevaliers de Uther m'appartiennent. Pour l'éternité."
- Cela m'importe peu. Je suis simplement heureux d'être enfin libéré de toutes responsabilités, d'être enfin libre de vivre comme je l'entends sans me préoccuper de rien."
Matmaränn regarda son nouveau frère avec le sourire. Il posa une main sur son épaule:
"Moi aussi je suis heureux. Oui, heureux de t'avoir retrouvé."
Les deux frères, de nouveaux réunis, se mirent en route vers le bastion du Roi-Liche, leur nouveau foyer.

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Valen
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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 15:08 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

Valen tourna la tête une dernière fois vers Ethänn, son amour était à genoux devant son bourreau. Il lui avait demandé de fuir et de sonner la retraite mais cet ultime ordre fut le pire de toute sa vie. L'abandonner était un suplice plus douloureux encore que ses multiples blessures, car son coeur était touché. Une haine farouche l'emplissait désormais, envers Matmarann et envers elle même car elle se sentait coupable de ne rien avoir pût faire pour sauver Ethänn. Et qu'était donc devenu son frère de sang ? Falken avait pour la première fois lêvé la main sur elle, et se tenait désormais fièrement à côté de Matmarann.

Le froid mordant de la plaine gêlée la ramenna brusquement à la réalité. Partout autour d'elle les non-morts affluaient sans cesse, et l'armée des chevaliers reculait inexorablement. Son bras brisé la lançait et elle lâcha son bouclier dans la neige avant de replonger dans la mêlée pour rejoindre ses compagnons. Elle avançait avec difficulté, se frayant un chemin à grands coups de masse au milieu des morts-vivants.

"Opalyne, sonnez la retraite ! Il faut se dégager d'ici où il n'y aura bientôt plus personne en vie sur ce champ de bataille !" cria-t-elle alors qu'elle rejoignait les chevaliers.

Tous la regardèrent, surpris qu'elle leur demande d'abandonner. Tenacité... C'était la deuxième vertue d'Uther, et ils la connaissaient tous. Pourtant il fallait se rendre à l'évidence, ils ne pouvaient plus rien espérer de cette sanglante bataille qui bientôt allait se changer en massacre.

"_ Vous confirmez cet ordre Dame ? demanda Thorl qui visiblement n'était pas décidé à partir ainsi.
_ Oui je confirme !" hurla-t-elle, pleurant toutes les larmes de son corps.

L'ordre fut donc transmis, et le cor donna de la voix, couvrant le vacarme des lames sur les écus et les cris d'agonie des mourrants. Les troupes de l'Alliance se regroupèrent tant bien que mal et entammèrent un repli chaotique, meutris et gêlés qu'ils étaient. L'absence d'Ethänn se fit rapidement remarquer et bientôt les survivants ne parlèrent plus que de la mort du grand chevalier.

Valen regarda ces hommes et ces femmes courageux qui se repliait, l'armée du Fléau sur les talons.
"Termines ce que j'ai commencé, montre au peuple que l'espoir perdurera même après cet échec..." lui avait dit Ethänn. Elle aurait voulu trouver la force d'accomplir sa dernière volonté mais elle n'en avait plus. Ses blessures commençaient à se faire sentir, et toute envie de vivre l'avait quitté. Petit à petit, avançant d'un pas lent, elle se retrouva à l'arrière de l'armée, refusant sèchement l'aide que certains lui proposèrent.

Avides de chair fraîche les non-morts avaient, eux, accéléré, forçant l'armée en déroute à courir vers le port d'attache où ils avaient débarqués. Valen n'en fit rien, elle laissa les soldats la dépasser et tomba à genoux dans la neige, pleurant en silence. Ceux qui se retournèrent purent voir les non-morts arriver sur elle, ils ne pouvaient désormais plus rien pour Valen et c'est le coeur lourd qu'ils continuèrent à fuir.

La marée de morts-vivants passa tout autour d'elle et elle baissa la tête résignée à mourir pour rejoindre son aimé... Mais aucun coup ne vint la frapper, aucune griffe sale et pestiférée ne vint la lacérer... Les créatures du Fléau continuaient à courir après l'armée en déroute mais ne semblaient pas lui prêter attention.
"_ N'ais-je pas le droit au repos ? demanda-t-elle à haute voix, levant les yeux vers le ciel. J'ai servis la Lumière toute ma vie et j'ai toujours fais preuve d'une Foi sans limite... pourquoi me refuser cela maintenant ?
_ Oh non le moment n'est pas venu de se reposer chevalier... "
La voix avait résonné dans sa tête, la faisant vasciller.

Elle regarda autour d'elle mais ne vit rien sinon cette marée sans fin de mort-vivants.

"Pourquoi se reposer quand la possibilité d'une éternité avec Ethänn existe chevalier ? C'est bien ce que tu désires le plus, jeune "de Elneth" ? "

Elle hocha la tête pour confirmer, désormais gêlée par le froid environnant. Elle se coucha, la main droite devant les yeux, fixant un anneau qu'Ethänn lui avait offert il y a longtemps. Et elle écouta la voix avec une attention grandissante....


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Prisme
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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 15:56 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

Sur l'île de Fenris. dans le fort abandonné des Highspear, Prisme qui fût obligée de laisser partir les chevaliers en Northrend sans elle, avait observé au loin. Elle avait eu l'idée de poser une glyphe discrètement sur une des épaulières d'Ethann et sur une de celles de Valen, durant la réunion de Theramore. Elle avait ses propres préparatifs à faire, mais elle regardait via une coupe de clairevision la bataille de temps à autre jusqu'au moment où elle vit Ethann combattre Matmarann, puis tomber, alors elle regarda la coupe, l'air affreusement inquiet. Mais quand elle vit le rituel du chevalier de la mort, elle s'écria.

"NON !"

Une mystérieuse femme aux cheveux argentés, vêtue d'une armure noire, s'approcha de Prisme et regarda la coupe de clairevision à son tour. Elles eûrent à peine le temps de voir le corps d'Ethann se relever que la glyphe perdit son pouvoir et se dissipa. Jurant en silence, Prisme observa Valen, qui ordonnait la retraite et vit cette dernière se faire submerger sans qu'un zombie la touche...Et qu'elle se mit à agir, comme si elle entendait quelqu'un, puis la glyphe se dissipa à son tour...

"Bon sang....."

Elle ferma les yeux et pria en silence de longues minutes. Elle les rouvrit lentement.

"Ordures.... Toi Matmarann autant que ton foutu maître... Quand je serai prête, je puis vous jurer que je vous ferai payer...."

Prisme se tourna vers la mystérieuse femme.

"Dépêchons... Nous avons encore beaucoup à faire..."

La femme se contenta de hocher la tête. Elle avait bien compris que Prisme était touchée bien plus qu'elle ne voudrait l'admettre...


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Matmarann
Commander

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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 20:40 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

Matmaränn traversa le camp, derrière les lignes du champ de bataille. Le sol était couvert de crottes de cheval recouvrant la neige par endroit. Presque toutes étaient vieilles et desséchées par le froid, mais il y en avaient des récentes. Derrière les quatre chevaliers qui le suivaient, des montures étaient attachées à des piquets, au milieu des soldats.
Des centaines de chariots stationnaient un peu partout dans un désordre étourdissant.
L'air empestait. L'odeur des chevaux, du fumier, des latrines de campagne, des tentes surpeuplées et dépourvues d'équipement de sanitaire, mais aussi des quelques esclaves mort ou vivant qui s'activaient à leurs tâches ...
Par bonheur, la fumée âcre de centaines de feux de cuisson couvrait un peu cette ignoble puanteur.

Malgré le froid, les mouches et les moucherons pullulaient.

Le camp s'étendait à l'infini. Il y avait partout des soldats, vivants et morts, parfois en train de s'exercer, de se distraire, de travailler ou de se reposer. Ils portaient tous une grand variété de tenues: des peaux de bêtes, des cuirasses, des tuniques recouvertes de cotte de mailles. Les vêtements avaient tous un point commun: La crasse. Vus de loin, certain combattant ressemblaient plus a des vagabonds qu'à des guerriers.
Pour ceux qui étaient encore en vie, ils étaient la plupart hirsutes et probablement couverts de poux et d'autres représentants de la vermine attirée par la saleté et les mauvaises odeurs.

Un vacarne infernal montait en permanence du camp. Des cris, des sifflets, des éclats de rire, des cliquètements métalliques, les sons plus puissants et caractéristiques des maretaux de forgerons ou des scies de menuisier.

Et par moment, dominant tout le reste, les hurlements de douleur d'un supplicié ...

Les tentes semblaient avoir poussé comme des champignons. De toutes les couleurs, elle évoquaient un tapis géant du plus mauvais goût. Pour les décorer, les soudards avaient pioché dans les butins de guerre.
Avec son sol mille fois piétiné et pour longtemps saccagé, ce lieu ressemblait à un territoire cauchemardesque où la sauvagerie pouvait s'épanouir en toute liberté. Ici, les pulsions les plus viles dominaient tout.
-"Je vais prendre du repos, annonça Matmarann au chevaliers qui le suivait.
Ethann et ses compagnons ne répondirent pas.
Les chevaliers firent demis-tour et emboîtèrent le pas vers le milieu du campement.

-"Mes hommages, sire ! lui dit un garde devant sa tente."
L'homme étudia attentivement Matmarann. A son expression, il était heureux de son sort de garde. Il s'écarta en écartant le grand rabat et laissa entrer le chevalier.
Dans la tente, le vacarme du camp était assourdi par les tapis disposés un peu partout et couvert de coussins de soie. Des tentures aux motifs colorés divisaient l'espaces en trois. Au plafond des ouvertures protégées par des carrés de gaze laissaient filtrer très peu de lumière mais assuraient parfaitement la circulation de l'air.
Au milieu de ce qui devait être la plus grande pièce, vers le fond, se dressait un magnifique fauteuil drapé d'une peau de fauve.

Matmarann déposa son épée dans un coin de la tente et si assit. Il retira ses gantelets et attrapa une coupe de vin chaud qui trônait sur une petit table à porté de main. Soudien prit de douleur il lâcha la coupe qui s'écrasa au sol laissant le vin pénétrer dans les tapis.

-"Alors, comment as-tu osé ? Quand je te donne un ordre !! Tu obéis !! Pourquoi avoir fait tant de manière avec ce paladin ? !!"

Matmarann se prit la tête a deux mains et tomba à genoux. Il semblait terrassé, de la sueur perla de son front et sa vision était au bord de la rupture.
-"N'oublis pas que tu n'es pas encore mort !! Tu es mon joué !! Et je fais de toi ce que bon me plait !!"
Luttant pour se relever, avec l'aide de la petite table, Matmarann murmura:
-"Tu te trompes !! Ma vision des choses a trouvé sa voie ... Mais ... mais ... J'aimais je n'obéirai à personne !! Et sûrement pas à toi !!"

Tout son corps se fit si lourd que la table se renversa entrainant avec elle tout ce qu'elle contenait. A présent, le paladin était à quatre pattes comme un animal, luttant pour se relever.
-"Pour qui te prends-tu ?"
-"Je suis à tes côtés que pour répandre la justice et la paix à ma manière, si pour cela je dois t'éliminer ... Je le ferai!!"
-"Ton coeur est noir comme le mien et tu es prêt à tout pour répondre à ta soif de grandeur. Mais n'oublies pas qui est le maitre vermisseau !! Je pourrais te tuer sur-le-champ ?"

-"Non, tu ne le feras pas, car tu as trop besoin de nous ... De Plus, je suis sûr que ta fureur souhaite le jour de no... notre ren....rencontre ..."
-"Je te ferai ravaler tes mots, ce jour là !!! Maintenant voici ta punition pour m'avoir désobéi !!"


Matmarann sentit son coeur se compresser et se poumons se bloquer. Plus la douleur montait plus, il sentait qu'une main se refermait sur lui. Il était cette fois au bout du chemin. Il aurait aimé hurler, mais il n'en trouva pas la force. Ses paupières se fermèrent petit à petit, laissant place à l'obscurité.

Mais avant de tomber, il sentît son coeur reprendre son rythme et ses poumons se relâcher. Et avant de tomber dans l'évanouissement, il entendit une voix au loin:
-"tu m'amuses ... Alors je vais encore te garder ... vie ... pour ... moment ... Hahahahahaha ..."


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Matmarann
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MessagePosté le: Mar 25 Nov - 20:37 (2008)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !! Répondre en citant

En quittant ses appartements, Matmarann traversa une petit place ou la foule commença à se regrouper pour les activités du matin. Il chercha Ethann et ses compagnons, puis appela un homme.
-"As-tu vu mes compagnons ?"
Tremblant l'homme répondit:
-"Non, mon seigneur."
Il demanda à plusieurs autres, en vain. Puis un homme voûté aux yeux chassieux lui donna une piste.
-"Je les ai vu parler au capitaine de la garde", puis ils sont partis."
-"Et où trouverai-je ce capitaine ?"

Suivant les indications de l'homme, Matmarann quitta la place et sortit. L'air sentait la pluie, et une brise fraîche soufflait etre les maisons. Matmarann regarda un instant l'endroit oùu il se trouvait. La plupart des gens se mettaient au travail dès l'aube, et la cité commençait à se lever. Les étales commençaient à fleurir, et leurs propriétaires étaient déjà assis à côté, enveloppés de couverture, pour se tenir au chaud. Matmarann repensa à ses compagnons ...

Il savait q'un jour le monde d'Azéroth serait de nouveau comme elle aurait toujours du être. Il savait que ses compagnons et lui allait tout faire pour. Mais pour le moment rejoignant ses compagnons, monté sur leur monture, arme aux poings et fin prêt, une seule chose le préocupait: "L'attaque punitive du nord" ... Le sang allait couler et la mort allait chanter ...


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:50 (2017)    Sujet du message: l'Histoire des chevaliers d'Uther !!

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